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Publié le 28/01/2021

La grande consultation des entrepreneurs : des dirigeants plus optimistes et prêts à s'engager

L'incertitude actuelle sur un troisième confinement ne remet pas en cause l'optimisme et les espoirs des dirigeants rassurés par l'implication au travail de leurs équipes. Les chefs d'entreprise manifestent, aussi, le souhait d'être associés à la résolution de la crise sanitaire.

Alors que l'hypothèse d'un nouveau confinement est de plus en plus palpable, les dirigeants s'avouent très mitigés sur la pertinence de la précédente mesure mise en place le 16 janvier dernier : la généralisation du couvre-feu à 18h dans toute la France. 35% des dirigeants trouvent cette décision juste, mais 34% la jugent excessive et 31% considèrent au contraire que cela est insuffisant.

Les dirigeants d'entreprises comptant 10 salariés ou plus approuvent plus souvent la généralisation du couvre-feu : 43% estiment que cette mesure est juste, contre 29% qui la trouvent insuffisante et 28% qui la trouvent excessive.


Entre les restrictions de liberté et les incertitudes économiques, la période actuelle a poussé les collaborateurs à se dépasser. Les dirigeants d'entreprises qui ont au moins un salarié indiquent ainsi dans leur majorité qu'ils trouvent leurs équipes toujours aussi investies (80%), performantes (82%) ou encore capables de faire preuve d'initiative (85%). Cela semble toutefois avoir eu un impact sur l'état d'esprit des collaborateurs : 44% des dirigeants jugent leurs salariés plus fatigués (44%) et plus stressés (44%), mais également moins épanouis (25%).

Le surcroit de stress et de fatigue apparait plus fort dans les entreprises comptant 10 salariés ou plus. 58% de ces dirigeants trouvent leurs équipes plus fatiguées, et 57% plus stressées.


Pour faire face à l'impact psychologique de la crise sanitaire au sein de leurs équipes, un dirigeant sur deux a pris des mesures pour entretenir leur motivation (49%). La communication interne ressort comme l'axe principal de travail : 26% des chefs d'entreprise déclarent avoir adopté une communication plus transparente, et 24% plus optimiste. 51% des entreprises n'ont toutefois pris aucune mesure en ce sens depuis février 2020.

Avec des équipes plus importantes à accompagner, mais aussi pouvant plus souvent compter sur des fonctions RH, les entreprises comptant 10 salariés ou plus sont plus nombreuses à avoir pris des mesures : 82% contre 43% des entreprises comptant 1 à 9 salariés.


Concernant spécifiquement le tourisme, les dirigeants d'entreprise désignent deux mesures prioritaires pour aider le secteur. 79% estiment ainsi qu'il faudrait permettre aux restaurants d'ouvrir de nouveau en permettant le service sur place, et 54% qu'il faudrait également rouvrir l'offre culturelle, artistique et sportive sur leur territoire. L'outil évoqué d'un passeport vaccinal donnant accès aux activités de loisir n'est pas prioritaire et cité par 33% des dirigeants uniquement.


Les dirigeants demeurent peu enthousiastes

Malgré le début de la campagne de vaccination il y a un mois, les dirigeants d'entreprise affichent toujours un état d'esprit morose. L'indicateur de l'optimisme est tout de même en hausse de 11 points en un mois, s'établissant à 65, porté à la fois par l'amélioration de l'optimisme des dirigeants d'entreprises comptant 0 à 9 salariés (64, +12 points) et des dirigeants d'entreprises plus grandes (72, +6 points). L'impact de la crise sanitaire est toujours fort : 52% des entreprises affichent un niveau d'activité moins bon que l'an dernier à la même époque (-6 points).


Les sentiments des dirigeants d'entreprise se déploient tout en nuance. Par rapport à décembre 2020, davantage se disent confiants (36%, +13 points), mais moins se disent optimistes (32%, -9 points). Les sentiments négatifs affichent moins de variations : 34% des dirigeants déclarent qu'ils sont inquiets (stable), 26% qu'ils sont attentistes (+1 point).

Sous la menace d'un troisième confinement, une partie des dirigeants trouve peut-être dans l'immédiat une période de répit. 25% d'entre eux déclarent ainsi trouver que « C'est très bien en ce moment » (+10 points), et à l'inverse ils sont moins nombreux à déclarer que « Ce sera mieux demain » (36%, -9 points). Aujourd'hui, le sentiment le plus fréquent chez les dirigeants d'entreprise est teinté de nostalgie, l'impression que « C'était mieux hier » dominant (39%, -1 point).


Les dirigeants affichent toujours une confiance modérée dans les perspectives de leur entreprise pour les 12 prochains mois : 62% sont confiants, soit 7 points de plus qu'en décembre. Si ce score apparait largement inférieur à la confiance affichée avant la crise sanitaire, il est malgré tout supérieur à ceux de beaucoup des vagues réalisées durant le quinquennat précédent. La confiance dans l'économie mondiale comme celle dans l'économie française demeurent toutefois très basses : respectivement 22% (+2 points) et 20% (+3 points).


Dans la période actuelle, la part de dirigeants d'entreprise envisageant de réduire leur nombre de salariés reste marginale (1%, -1 point). Les difficultés économiques du moment ne découragent pas une petite partie des dirigeants de procéder à des recrutements (5%, -2 points). Toutefois, l'écrasante majorité des dirigeants déclarent simplement que leur entreprise va maintenir son nombre de salariés (94%, +3 points).


Une partie des dirigeants souhaite s'impliquer dans la résolution de la crise sanitaire

Subissant la crise sanitaire de plein fouet, les entreprises veulent être actrices du combat qui est livré. Un dirigeant sur deux réclame ainsi que les entreprises soient davantage associées par les pouvoirs publics à la résolution de la crise sanitaire (52%). 46% des interviewés estiment toutefois qu'ils sont suffisamment sollicités.


Parmi les dirigeants désireux de s'impliquer davantage, plusieurs idées sont évoquées pour aider à l'organisation de la campagne de vaccination. Les actions auprès des salariés sont les plus fréquemment évoquées. 41% des dirigeants estiment que les pouvoirs publics devraient demander aux entreprises de contribuer à la sensibilisation à la vaccination, et 36% de mettre en place des actions de prévention auprès de leurs collaborateurs. Un quart des dirigeants accepterait même de s'impliquer directement dans la campagne en facilitant le stockage, la logistique et le déploiement de la vaccination (27%).

Disposant de davantage de moyens, et avec plus de salariés auprès desquels agir, les dirigeants d'entreprises de 10 salariés et plus se montrent plus affirmatifs concernant les modalités de cette association (de 4 à 17 points d'écarts selon les mesures). L'écart le plus marquant concerne l'aspect pratique : 43% des plus grandes entreprises souhaiteraient qu'on les sollicite pour faciliter le stockage, la logistique et le déploiement de la vaccination.


Enfin, en plus de la crise sanitaire, 15% des dirigeants d'entreprise déclarent qu'ils sont confrontés à un allongement des délais de paiement de leurs clients, qu'il s'agisse de clients BtoB (58%) ou de particuliers (48%), voire d'acteurs publics (12%). La plupart indiquent toutefois que ces délais sont toujours respectés.

Les entreprises comptant 10 salariés ou plus sont davantage touchées par cette difficulté : 25% contre 14% des entreprises plus petites.


A découvrir l'intégralité des résultats de la vague de janvier 2021 de la Grande Consultation des Entrepreneurs

(1) Sondage Opinionway réalisé par téléphone auprès de 608 dirigeants d'entreprise entre le 15 au 22 janvier 2021 dans le cadre de la Grande Consultation des entrepreneurs.
 

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