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Publié le 26/02/2021

La grande consultation des entrepreneurs : le moral des chefs d'entreprise continue de s'améliorer

La décision gouvernementale de ne pas instaurer un nouveau confinement généralisé a soulagé les chefs d'entreprise. Ils affichent, en février, un optimisme et une confiance en progression. Une majorité de dirigeants d'entreprise juge équilibrée la gestion, par le Gouvernement, de la crise sanitaire.

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L'épidémie de Covid-19 affiche sur le mois de février un léger reflux en France, et ce sans que le gouvernement n'ait décidé d'un troisième confinement. Dans cette situation, l'optimisme des dirigeants d'entreprise continue de se rétablir après un point bas atteint en décembre, et s'établit ce mois-ci à 76 points. Bien que ce niveau demeure bas, il s'agit du meilleur score mesuré depuis septembre 2020. De surcroit, l'indicateur affiche une croissance similaire pour les entreprises comptant 0 à 9 salariés (75, +11 points) et pour les entreprises plus grandes (84, +12 points).


Une amélioration est également perceptible concernant les prévisions des entreprises pour les 12 prochains mois. La confiance des dirigeants d'entreprise dans les perspectives de l'économie affiche une nette hausse, que ce soit pour l'économie mondiale (29%, +7 points) ou pour l'économie française (26%, +6 points). 65% des dirigeants se déclarent même confiants pour les perspectives de leur propre entreprise (+3 points). Sur ce point toutefois, la confiance des chefs d'entreprises comptant 10 salariés ou plus progresse davantage (86%, +8 points) que celle des dirigeants d'entreprises plus petites (64%, +2 points).


Autre signe concret de la sérénité relative des chefs d'entreprise, 9% d'entre eux déclarent que leur entreprise envisage d'augmenter le nombre de salariés au cours des 12 prochains mois, soit 4 points de plus qu'en janvier. Cette hausse est plus particulièrement forte au sein des entreprises comptant 10 salariés ou plus (+9 points contre +3 points pour les entreprises plus petites).


13% estiment par ailleurs que leur niveau d'activité est ce mois-ci meilleur que celui enregistré en février 2020, soit une évolution de +6 points par rapport à janvier : le sentiment d'une situation préférable aujourd'hui à celle vécue à la veille du premier confinement apparait ainsi progressivement pour certains.

Pour autant, les chefs d'entreprise, pour la moitié d'entre eux, font encore le constat que leur niveau d'activité du mois est moins bon que l'an dernier à la même époque (50%, -2 points). Pour plus d'un tiers, il est semblable à février 2020 (37%, -4 points).


Concernant la gestion gouvernementale de la crise, l'opinion des dirigeants est mitigée. Si 52% d'entre eux estiment que le gouvernement réussit à trouver un équilibre entre les enjeux sanitaires, économiques et sociaux, 46% expriment l'avis contraire. De plus, seulement 10% affichent une satisfaction totale en la matière, alors que 18% jugent que le gouvernement ne réussit pas du tout à trouver l'équilibre parmi ces enjeux. Les dirigeants d'entreprises comptant 10 salariés et plus sont plus nombreux à être satisfaits du gouvernement en la matière (63% contre 52% des dirigeants d'entreprises plus petites).


Les dirigeants approuvent le durcissement des contrôles malgré leurs inconvénients

Le gouvernement ayant à la fois mis en place des normes sanitaires pour les entreprises et des dispositifs d'aides, les dirigeants affichent un état d'esprit résigné face aux contrôles récemment renforcés. 66% des dirigeants d'entreprise estiment que ces contrôles sont nécessaires, même si pour 59% ils sont également pesants. D'ailleurs, seulement 5% des dirigeants estiment que l'annonce du renforcement de ces contrôles par le gouvernement est prématurée, tandis que 46% estiment à l'inverse qu'elle est tardive.

Davantage de dirigeants d'entreprises comptant moins de 10 salariés trouvent que le renforcement des contrôles est pesant : 61% contre 47% des dirigeants d'entreprises plus grandes.


Enfin, au regard des dispositifs annoncés par le gouvernement, toutes les entreprises ne choisiraient pas d'utiliser un élément du plan de relance. 59% des dirigeants citent ainsi au moins un dispositif, contre 41% qui n'en citent aucun. Le dispositif de soutien à la trésorerie des entreprises serait celui utilisé par le plus grand nombre (34%). Les aides en matière de ressources humaines suivent, qu'il s'agisse d'une aide à l'embauche (20%) ou à la formation (18%). Les aides pour la numérisation de l'activité (14%) ou les projets de transition écologique de l'entreprise (9%) sont encore citées par certains dirigeants. Seulement 2% des dirigeants d'entreprise déclarent que leur entreprise pourrait utiliser l'aide à la relocalisation de l'activité.

Les dirigeants d'entreprises comptant 10 salariés ou plus sont plus nombreux à citer au moins un dispositif qu'ils pourraient utiliser (78% contre 58% des entreprises plus petites). Dans le détail, ces dirigeants citent davantage les aides touchant aux ressources humaines (51% pour les aides à l'embauche et 34% pour la formation). Ils citent toutefois moins les dispositifs de soutien à la trésorerie (27%).


Alors que les dispositions définitives du Brexit sont entrées en vigueur le 31 janvier dernier, la grande majorité des dirigeants ne fait état d'aucune conséquence sur l'activité de son entreprise (89%). Toutefois, le cas échéant, les conséquences sont quasiment toujours négatives (10% plutôt ou très négatives) mais également limitées : 8% des dirigeants déclarant que les conséquences constatées sont plutôt négatives.

Les dirigeants d'entreprises comptant 10 salariés ou plus témoignent un peu plus souvent d'un impact négatif du Brexit sur leur activité (15% contre 10% pour les entreprises plus petites).


Une perte de clients est de loin la première conséquence négative citée par les dirigeants des entreprises concernées (45%). Les impacts suivants ont trait à la logistique, une partie des dirigeants faisant état de difficultés d'approvisionnement de la part des fournisseurs (24%) ou d'acheminement des produits (18%). La complication des procédures est également problématique : 17% citent le surcroit de procédures administratives et 13% le durcissement des contrôles douaniers.


A découvrir l'intégralité des résultats de la vague de février 2021 de la Grande Consultation des Entrepreneurs

(1) Sondage Opinionway réalisé par téléphone auprès de 608 dirigeants d'entreprise entre le 12 et 18 février 2021 dans le cadre de la Grande Consultation des entrepreneurs.
 

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