visuel

Publié le 06/05/2020

Bam & Co : une marque gourmande née entre deux régions

Bam&Co est une jeune marque alimentaire accompagnée par le pôle Food Val de Loire de la CCI Loir-et-Cher. Son pari : proposer des produits pour le petit-déjeuner, le goûter et l'apéritif, qui soient gourmands, naturels et sains.

Des produits français « super gourmands et vraiment naturels » pour le petit-déjeuner, le goûter et l’apéritif : telle est l’alléchante promesse de Bam & Co et ses granolas, biscuits et autres crackers. Fondée en mai 2019 par Katia Paré, la marque souhaite toucher « les personnes qui aiment manger ». Alors que les propositions sont nombreuses dans le secteur agroalimentaire, Katia Paré a fait le choix de ne pas sacrifier les qualités nutritionnelles de ses produits sur l’autel de la gourmandise. Résultat : ils sont tous bio et ne contiennent pas d’additif. « Je veux montrer qu’un produit peut être beau et bon sans avoir besoin de rajouter quoi que ce soit », explique la jeune entrepreneure de 25 ans.

Cerise sur le gâteau, ils sont tous notés « bon » ou « excellent » sur Yuka, une application qui décrypte les étiquettes de produits alimentaires et cosmétiques. « J’ai toujours fait attention à ce que je mangeais, explique Katia Paré. J’ai donc inventé la marque que j’aurais aimé trouver dans les rayons. » Pas question en revanche, d’adopter les codes marketing que l’on rencontre traditionnellement avec les produits bio. « Souvent, l’emballage de produits bio est triste, avec beaucoup de vert et blanc, regrette l’entrepreneure. Je voulais que les produits Bam & Co sortent du lot. Pour évoquer la naturalité autrement, j’ai fait appel à une illustratrice qui dessine ce que contienne les produits. » Feuilles, fruits, légumes… la gamme de produits ressemble donc à une fresque colorée.

Katia Paré, fondatrice de Bam & Co

L'envie d'un travail qui fait sens

Derrière les gourmandises sucrées et salées, se cache la détermination de celle qui les a imaginées. Katia Paré raconte avoir toujours voulu entreprendre mais n’avoir jamais imaginé le faire si jeune. L’idée lui apparaît lors d’un séjour en Asie, dans le cadre de son cursus à Audencia, l’école de commerce de la CCI Nantes St-Nazaire. « J’avais déjà réalisé des stages dans des grands groupes, mais je trouvais que ce que j’y faisais manquait de sens, explique-t-elle. Ce voyage m’a permis de prendre du recul par rapport à ce qui me passionnait et ce que je voulais faire. J’ai eu l’idée de lancer une marque alimentaire. » À son retour, elle termine son école en choisissant un module sur l’entrepreneuriat, puis se lance dans le test des recettes et lance son projet grâce à une campagne de financement participatif.

Pour démarrer son aventure entrepreneuriale, Katia Paré s’appuie notamment sur l’aide des CCI. D’abord à Paris, puis dans le Loir-et-Cher, où elle intègre le pôle Food Val de Loire, porté par la CCI Loir-et-Cher et situé à Controis-en-Sologne. Elle bénéficie alors d’un accompagnement sur de nombreux points : concept, sourcing, développement commercial, mise en réseau… « J’ai été marquée par l’aide que l’on m’a apportée là-bas, souligne-t-elle. Pour la première fois, j’ai rencontré des personnes qui m’ont vraiment prise au sérieux. » La jeune femme installe donc son siège social en région Centre-Val-de-Loire mais peine à y trouver un atelier de fabrication, ce qui la contraint de l’installer à Paris. Elle développe donc son entreprise avec un pied dans chaque région, mais n’y voit pas d’inconvénient.

Faire preuve d'agilité

Concernant la distribution, la fondatrice de Bam&Co choisit de se concentrer, dans un premier temps, sur du BtoB – épiceries fines pour les produits secs, bars pour le houmous frais. Mais à l’occasion de la crise du COVID-19, Katia Paré prouve que ses équipes sont en capacité d’être agiles et de s’adapter. « Avec le confinement, nous avons pivoté vers du BtoC, développe-t-elle. Nous avons toujours eu un site de e-commerce, mais ce n’est pas grâce à lui que nous faisions du chiffre d’affaires. À l’annonce de la fermeture des bars, nous avions 100kg de houmous à écouler car c’est un produit frais, et nous avons réussi à tout vendre aux consommateurs ! »

L'âge ne fait pas l'entrepreneur

Bien entourée et motivée, la jeune femme ne manque pas d’ambition et de projets. « Nous avons une personne qui travaille continuellement en R&D, pour améliorer les produits et imaginer de nouvelles recettes. Si nous voulons être une vraie alternative, il faut que nous proposions plein de produits », assure-t-elle. Par ailleurs, moins d’un an après la naissance de sa marque, elle a relevé le défi de vendre à l’international. « Grâce à une belle rencontre au salon du Made in France, Bam & Co est désormais commercialisé à Singapour et Hong-Kong », se réjouit-elle.

Katia Paré est finalement la preuve que l’âge ne fait pas l’entrepreneur : « Être jeune, c'est une force et pas un désavantage. Certes on n’a pas d'expérience mais on peut s'entourer de personnes qui en ont. Et puis, quand on est jeune, on a plein d’énergie ! Or, je pense que les avancées d’une entreprise dépendent énormément de l'énergie que met le fondateur dedans. »

Le Loir-et-Cher

Avec ses 330 700 habitants, le Loir-et-Cher, situé en région Centre-Val de Loire, se structure autour de trois bassins : Blois, Vendôme et Romorantin. Il recense 28 500 entreprises, dont la moitié dans le secteur des services, et compte de nombreux clusters et grappes d'entreprises ainsi que 4 pôles de compétitivité : Dream (filière de l'eau), Elastopôle (filière caoutchouc et polymères), S2E2 (gestion de l'énergie), Cosmetic Valley (cosmétique, beauté, bien-être).

Le Loir-et-Cher est un territoire doté d’une histoire riche : il compte plusieurs sites touristiques majeurs, comme le Zoo Parc de Beauval, le domaine de Chambord ou encore les Châteaux de Chaumont-sur-Loire, Cheverny et Blois. Au total, plus de 5,5 millions d’entrées ont été enregistrées en 2018. Avec plus de 3 900 emplois salariés, le tourisme est donc désormais le 4ème secteur d’activité du département, en termes de nombre de salariés, devant l’industrie automobile ou le secteur agroalimentaire. L’industrie en général reste un secteur important qui emploie 21 000 salariés, notamment dans les branches du travail des métaux, de l’agroalimentaire et de l’automobile.

Sources : CCI Loir-et-Cher, Pilote 41

Pour en savoir plus :