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Publié le 30/01/2019

Captiv : une famille d'objets connectés

Depuis sept ans, la start-up nantaise Captiv développe des objets connectés. Le dernier né, Gaspard, est un tapis doté de capteurs destiné aux personnes en fauteuil roulant.

C'est là qu'on s'y sent le mieux, au travail comme à la maison. Selon un sondage BVA Salesforce, paru en avril 2018, les Pays de la Loire sont la région française où il est le plus agréable de vivre et de travailler. Cela se traduit par l'arrivée de 30 000 nouveaux habitants par an… Le territoire bénéficie notamment d'une façade littorale de 450 km et du bassin de la Loire qui constitue un patrimoine naturel remarquable.

C'est également là que le taux de chômage est le plus bas. Les Pays de la Loire présentent une forte composante industrielle : l'agro-alimentaire en tête devant la métallurgie, l'industrie du plastique et les matériels de transport. L'agriculture n'est pas en reste. Ils sont notamment la 2ème région française pour les activités d'élevage et de production animale.

Un territoire où il fait bon entreprendre

Structuré par un axe urbain fort (Saint-Nazaire, Nantes, Angers, Le Mans), c'est une terre d'innovation avec 4 technocampus et 9 pôles de compétitivité. Selon l'INSEE, ce sont les Pays de la Loire qui ont connu le plus de créations d'entreprises en 2017 : 23 098.
Un territoire propice à l'entrepreneuriat ? C'est ce que confirme Morgan Lavaux, qui a co-fondé Captiv en 2012, à Nantes, avec Valentin Roy, son ami d'enfance. La start-up imagine, développe et commercialise une famille d'objets connectés. Le premier de la fratrie, c'est Hector : un cube, fabriqué en France, qui donne des informations sur l'humidité et la pression atmosphérique. Sollicitée par un assureur, la jeune entreprise a ensuite imaginé un petit « parasite » qui, branché sur Hector, permet de capter le taux d'humidité dans les murs.

Un tapis de fauteuil roulant connecté

Le benjamin, c'est Gaspard, commercialisé depuis janvier 2019. « C'est un objet connecté à valeur ajoutée importante, produit pour des personnes handicapées, explique Morgan Lavaux, co-fondateur de Captiv. J'ai eu un accident de sport il y a six ans, ce qui m'a contraint à utiliser un fauteuil roulant, Quand je me suis retrouvé à l'hôpital, j'ai constaté qu'il y avait besoin d'outils pour éviter de devoir y retourner. »

Gaspard est donc un tapis connecté très fin disposé sur l'assise d'un fauteuil roulant, sous le coussin anti-escarre. Avec ses capteurs, il récolte des données (appui, mouvements, position …) afin de détecter les positions à risque et éviter les problèmes de peau, comme les escarres. Gaspard suit aussi l'activité et le temps passé par la personne dans son fauteuil.

« Nos deux produits ont des typologies très différentes, reconnaît Morgan Lavaux. Avec Hector, objet destiné au grand public, nous avons pu apprendre comment passer d'une idée à la production puis à la commercialisation. Nous avons ensuite pu réfléchir à Gaspard qui est beaucoup plus complexe. » Si l'entreprise est propriétaire de l'ensemble de ses développements, elle en confie la production à des partenaires spécialisés.

Qui peut aider les entreprises en matière de gestion des données personnelles ?

Aujourd'hui, Captiv réunit sept personnes dont les missions concernent notamment le développement informatique des solutions et des applications mobiles destinées à restituer les informations captées par les objets connectés. Après sept ans d'existence, Captiv se fait une place dans l'écosystème ligérien et au-delà. A deux reprises, l'entreprise a fait le voyage à Las Vegas pour participer au Consumer Electronics Show. En 2017, elle a remporté le concours « Start-up & handicap » organisé par la CCI Morbihan et le Fonds de dotation de Kerpape.

Selon son CEO, elle doit maintenant relever le défi de « passer du mode start-up au mode société ». Captiv travaille donc à l'optimisation des coûts et de sa structure : un challenge. « Ce n'est pas facile car nous achetons chaque produit cher et devons les revendre peu cher, témoigne Morgan Lavaux. Parce que nous sommes une petite structure, nous réalisons peu de marges. Or, le marché de l'électronique étant très mondialisé, il y a peu de négociations possibles. Chaque dépense est à réfléchir. » Par exemple, Captiv a fait le choix d'arrêter de vendre Hector via des distributeurs et le propose à la vente sur la e-boutique de son site internet. « Nous réalisons certes moins de volumes mais nous maîtrisons nos coûts », justifie le jeune entrepreneur.

Faire bouger le monde du handicap

S'il raconte ne pas avoir bénéficié d'accompagnement pour la création de son entreprise, Morgan Lavaux témoigne de l'aide qu'il a reçue par la suite, notamment de la part des chambres de commerce : mise en avant du projet, sélection à des concours, conseils dans l'approche du marché…  « La CCI est un hub : on rencontre une personne qui nous oriente vers des spécialistes », explique-t-il. Morgan Lavaux a aussi rejoint le Centre des jeunes dirigeants. « Cela me permet de prendre de la hauteur : je ne suis pas seul dans mon bateau. J'y apprends la gestion d'énormément de situations. »

A l'avenir, l'entrepreneur et son équipe souhaitent continuer à agrandir la famille Captiv. « Nous voulons poursuivre dans le monde de l'objet connecté destiné à aider les personnes », affirme-t-il. Car bien que « le monde du handicap commence à bouger et que des idées soient évoquées, il y a peu de choses qui sortent in fine. »

Pour en savoir plus :

Sites : https://captiv.eu/
https://www.mistergaspard.com/

https://www.misterhector.com/


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