visuel

Publié le 25/08/2020

Topstar habille les passionnés de sport et d'eau fraîche

Installée près du bassin d'Arcachon (Gironde), l'entreprise Topstar fabrique des combinaisons techniques pour amateurs et professionnels d'activités nautiques. La recette de son succès est faite de fabrication française, de savoir-faire pointus et d'innovation.

Mots-clés :

L’histoire de Topstar démarre au fond d’un garage. Fabricant de combinaisons techniques, l’entreprise est créée en 1968 à Pessac, en Gironde, par un chasseur sous-marin. Topstar se fait un nom et confectionne même les combinaisons pour le Commandant Cousteau. En 2005, la société est reprise par Marielle et Marc Parnotte, un couple d’entrepreneurs ayant fondé Vade Retro, une marque d’équipements pour le canyoning. « Nous avions aussi démarré dans notre garage, s’amuse Marielle Parnotte. Quand notre marché est devenu plus important, nous avons sous-traité à Topstar la fabrication de nos combinaisons. Alors, quand les anciens gérants ont souhaité vendre, nous avons décidé de racheter Topstar. »



« Dans une société où la demande de personnalisation est importante, on devient vite incontournables. »




Les vêtements techniques Topstar équipent aujourd’hui de nombreux plongeurs, apnéistes, navigateurs… amateurs et professionnels. Reconnue, la marque habille également les pompiers et militaires… La clé de la réussite ?  « Nous pouvons produire ce que vous voulez tant que cela reste techniquement faisable, affirme Marielle Parnotte. Par exemple, s’il faut produire une combinaison rose, équipée d’un gilet par balles, d’une fermeture a-magnétique pour ne pas être détectée par des radars, ou adaptée à une morphologie spécifique, cela est possible. Dans une société où la demande de personnalisation est importante, on devient vite incontournables.»

Suite de l'article

Un savoir-faire très spécifique

Outre la customisation et le sur-mesure, la marque est appréciée pour la qualité de ses produits entièrement fabriqués ses 11 salariés. 1 500 combinaisons sortent, chaque année, des ateliers installés aujourd'hui à Marcheprime. Elles sont fabriquées notamment à partir d'un néoprène fourni par l'entreprise japonaise Yamamoto : la crème de la crème.



« Il s'agit d'un néoprène extrait de roches et non pas fabriqué à partir de pétrole, explique Marielle Parnotte. Nous essayons de travailler des matériaux les plus naturels possible. »




Découpage, collage, couture étanche… les étapes de production font appel à des savoir-faire très spécifiques. « Les métiers qui nous ressemblent le plus sont ceux de la maroquinerie et de la sellerie mais notre savoir-faire est unique, souligne la directrice de Topstar. Nous rencontrons donc des difficultés à trouver des jeunes alors que nous devons recruter sur certains postes pour remplacer des départs à la retraite. Nous cherchons des personnes motivées à qui apprendre ce métier passionnant. »

Suite de l'article

Topstar dispose également d’un atelier de réparation pour remettre en état ses propres combinaisons ainsi que celles d’autres marques. « Une combinaison étanche vaut entre 1 000 et 2 000 euros et a une durée de vie de 15 ans, à condition de l’entretenir, détaille la cheffe d’entreprise. Nous réalisons donc les réparations nécessaires pour que le produit dure. C’est une vraie démarche environnementale : il n’y a pas besoin de racheter une combinaison quand il suffit de changer un manchon. »

L’entreprise a d’ailleurs noué un partenariat avec les magasins européens de Decathlon vendant des combinaisons. Le client peut y déposer son vêtement en vue d’une réparation assurée par Topstar.

Suite de l'article

Aider les enfants malades ou les explorateurs

Sa longévité, Topstar la doit aussi à l’innovation. « Dans une PME, on a toujours mille milliards d’idées, s’amuse Marielle Parnotte. Mais ça fait aussi face à la dure réalité des développements. » Plusieurs rêves se sont tout de même concrétisés, comme celui de concevoir une combinaison entièrement étanche pour permettre aux personnes, notamment les enfants, qui ne peuvent pas aller dans l’eau pour des raisons médicales, de s’y rendre quand même. « Nous avons extrapolé un savoir-faire que nous avions déjà, la fabrication de combinaisons étanches pour se protéger du froid, pour permettre la protection complète de l’eau, en adaptant nos collages, design etc. » Pour aboutir à cette combinaison particulière, l’entreprise, qui dit s’inscrire dans une démarche éco-citoyenne, a travaillé main dans la main avec des hôpitaux pédiatriques.

Autre exemple d’innovation, Topstar a mis au point des combinaisons très sophistiquées pour équiper les plongeurs de la mission Gombessa V, emmenés par le photographe naturaliste Laurent Ballesta. Les quatre hommes ont passé 28 jours dans un module à 120m de profondeur, et ont plongé quotidiennement jusqu’à -140 m. Année après année, la PME innove donc et se développe, épaulée quand elle en a besoin par la CCI Bordeaux Gironde – notamment pour la création de son site internet – avec pour objectif de rester cette marque « connue, sérieuse et sympa » prisée des amateurs de sport et d’eau fraîche.

Suite de l'article

La Gironde

« Le tournoiement que font les eaux en se réunissant. » Telle est la traduction de l’expression latine Girus Undae qui a donné le nom Gironde. L’estuaire de la Gironde, qui naît de la confluence de la Dordogne et de la Garonne, a donné son nom au plus grand département de France métropolitaine (10 725 km²). Celui-ci compte plus d’1,6 million d’habitants, une population en croissance ces dernières années. Chef-lieu du département, Bordeaux est également la capitale de la région Nouvelle-Aquitaine.

Le tissu économique girondin est marqué par la prédominance du secteur des services, du commerce et des transports, à la fois en termes d’établissements qu’en termes d’emplois salariés. Viennent ensuite l’industrie et la construction. Le secteur industriel phare est celui de la construction aéronautique et spatiale. Par ailleurs, la Gironde compte près de 500 000 hectares de forêts et est ainsi le 2ème producteur de bois après les Landes.

L’agriculture girondine est essentiellement viticole grâce au vignoble bordelais. Le département compte 111 000 ha de vignes en AOC, soit 26 % du vignoble d’AOC français.

La Gironde présente de nombreux atouts touristiques : 126 km de côtes, vignoble, patrimoine… Elle est le 4ème département le plus visité par les Français en 2018.

Le secteur industriel phare est celui de la construction aéronautique et spatiale avec 6000 emplois au total soit un tiers des effectifs du secteur régional.

infographie gironde chiffre clés

Sources : INSEE, Gironde tourisme, CCI Bordeaux Gironde

Suite de l'article

Pour en savoir plus :


En complément :

CCI Drôme