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 Tour de France 2018

Publié le 14/12/2018

Tour de France Inondations : la dernière étape du Tour 2018

CCI France organise depuis l'an passé un Tour de France pour sensibiliser les entreprises au risque inondation.

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La septième étape et dernière étape du Tour de France inondation des CCI 2018 se déroulera à Valenciennes le mercredi 19 décembre. Avec au programme : une présentation du cadre général de la Directive inondation pour l'évaluation et la gestion des risques et son application au niveau local, des témoignages d'entreprises, d'outils mobilisables pour éviter le risque de sinistres et faire face aux conséquences des inondations et des recommandations de la Fédération Française de l'Assurance, partenaire des CCI pour ce Tour de France.

Les rencontres du Tour de France inondations permettent aux entreprises de mieux appréhender leur niveau d'exposition au risque et les actions à mener pour réduire leur vulnérabilité. C'est aussi l'occasion pour les assureurs et les pouvoirs publics d'entendre les attentes et besoins des acteurs économiques dans les territoires.

Lancé en 2017, le Tour de France a donné lieu aux étapes suivantes :

  • Blois, le 2 mars 2017 organisée par les CCI Centre –Val de Loire, Loir-et-Cher et Loiret
  • La Rochette (Melun), le 24 avril 2017 (CCI Paris-Ile-de-France et la CCI Seine-et-Marne)
  • Le 6 novembre 2017 à Draguignan
  • Le 8 novembre 2017 à Strasbourg (pendant le Salon PREVENTICA)
  • Le 24 mai 2018 matin aux Technos Days de Valabre et l'après-midi au Comité de concertation régionale sur les risques à la rencontre des territoires de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
  • Le 18 octobre 2018 à Mallemort (Durance / Bouches-du-Rhône), dans le cadre du colloque "l'eau c'est politique!". Faisons de la gestion durable de l'eau un atout pour nos territoires !" organisé par l'association des établissements publics territoriaux de bassin (AFEPTB) et l'association nationale des élus des bassins (ANEB).

 

 Le crowdfunding

Publié le 14/12/2018

CQFD : Financement : les atouts du crowdfunding local

Fonds propres, investissements privés, prêts bancaires ou encore aides publiques… les modes de financement traditionnels ne répondent pas toujours aux besoins des entrepreneurs. Pour les aider à créer ou développer leur activité, des plateformes de crowdfunding local les mettent en relation avec des particuliers ou des entreprises de leur territoire, prêts à investir dans leur projet.

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Le crowdfunding, quésaco ?

Le crowdfunding est une expression issue de la contraction des mots anglais crowd (la foule) et funding (le financement) qui fait référence à un mode de financement participatif. Via une plate-forme collaborative en ligne, de potentiels investisseurs, particuliers ou professionnels, sont mis en relation avec des entreprises qui ont besoin d'opérer une levée de fond pour lancer ou développer leur activité.
Le crowdfunding peut prendre la forme d'un don avec ou sans contrepartie, d'un prêt ou d'une prise de participation au capital de l'entreprise.

Les atouts d'une plate-forme locale

Contrairement aux modes de financement traditionnels, le crowdfunding intègre souvent une dimension affective ou de proximité. En effet, les investisseurs soutiennent des projets qui leur tiennent à cœur et dont ils partagent les valeurs. Ce mode de financement est donc particulièrement pertinent sur le plan local. Plusieurs plates-formes proposent ainsi aux entreprises d'opérer une levée de fonds auprès des acteurs de leur région, ce qui permet de mobiliser, fédérer et dynamiser un territoire.

La boutique « Elle a dit Oui » de Caen a mené une campagne de crowdfunding sur Kiosk to Invest.


C'est le cas de Tudigo ou encore de Kiosk to invest, une initiative de la Chambre de commerce et d'industrie Caen Normandie. Sabine et Christophe Pagnon, gérants d'une boutique de vêtements de mariés à Caen, Elle a dit Oui, ont vécu « une belle aventure » qu'ils recommandent aux entrepreneurs locaux. « Sur Kiosk to invest, une vingtaine d'investisseurs nous a fait confiance. Grâce à eux, nous allons commencer les travaux de notre nouvel atelier de conception de nœuds papillons Pap ou pas Cap », se réjouissent-ils.


 


Zoom sur Kiosk to invest

Kiosk to invest a été créé en 2003 pour permettre aux particuliers de participer au développement économique de leur territoire et aux entreprises locales de financer leur croissance. Agréée par l'Autorité des Marchés Financiers, la plate-forme propose plusieurs formes de financement collaboratif mais aussi des accompagnements aux porteurs de projet. Son directeur, Nicolas Brige, explique son fonctionnement et ses atouts.

 
 

 

 

 

Quels avantages pour les entreprises ?

Mener une campagne de crowdfunding local permet de faire connaitre son entreprise sur son territoire et de constituer une communauté autour d'elle. Les particuliers qui investissent sont également de potentiels clients qui peuvent jouer le rôle d'ambassadeur de l'entreprise dans leur région.
Par ailleurs, les fonds récoltés peuvent créer un effet de levier et permettre à l'entreprise d'obtenir plus facilement d'autres financements tels que des prêts bancaires ou des subventions.

Comment réussir sa levée de fonds en crowdfunding ?

Avant de se lancer dans une campagne de crowdfunding, l'entreprise doit définir sa cible et ses besoins financiers. Elle doit également proposer un projet cohérent, réalisable et compréhensible. Sur la plate-forme, il est important de mettre en avant ses valeurs et de raconter son histoire pour attirer les internautes, susciter leur adhésion et leur donner envie d'investir. Il ne faut pas hésiter à rassurer les investisseurs potentiels en intégrant des informations d'ordre financières. Une fois la campagne lancée, il ne reste plus qu'à communiquer en mobilisant son réseau !

Crowdfunding.

 

Publié le 14/12/2018

Enogia : « Notre ambition : réinventer l'industrie »

L'entreprise marseillaise Enogia fait le pari de l'industrie made in France. Elle fabrique des machines qui convertissent la chaleur en électricité. Les clés de sa réussite : la recherche et l'innovation.

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Elle a récemment adopté un nom qui sent bon la lavande et le soleil. Reconnue pour son exceptionnelle richesse de paysages, la Région Sud (ou Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur) est l'une des régions françaises qui attirent chaque année le plus de vacanciers et touristes.

Commerce, tourisme et industrie

Avec un PIB de 155 milliards d'euros et plus de 500 000 entreprises, le territoire bénéficie d'une économie très dynamique. Ses trois aéroports principaux et ses trois grands ports en font une terre ouverte sur la France, l'Europe et le monde. Son économie est particulièrement tournée vers le secteur tertiaire (commerce, transport, tourisme, services aux entreprises…) et l'industrie. Six technopôles permettent aux laboratoires de recherche et aux entreprises de collaborer. La région compte aussi une dizaine de pôles de compétitivité.

En 2017, elle a vu naître 34 000 nouvelles entreprises (dont 24 000 auto-entrepreneurs). A l'heure où de nombreux jeunes entrepreneurs rêvent de numérique, de réalité virtuelle ou d'intelligence artificielle, d'autres font le pari de l'industrie made in France. A l'image de trois ingénieurs, diplômés des Arts et Métiers qui, après quelques années en entreprise, ont monté en 2009, leur start-up industrielle, à Marseille. Enogia fabrique des machines qui convertissent la chaleur en électricité.

Récupérer la chaleur pour fabriquer de l'énergie

Ces minicentrales électriques sont implantées sur différentes sources de chaleur, soit issues des énergies renouvelables (biomasse, géothermie, biogaz, solaire…), soit issues de l'industrie ou des transports (moteurs de bateaux, de voitures…). « Nos clients sont très variés et dans tous les secteurs, explique Arthur Leroux, co-fondateur et CEO de la start-up. Cela va de l'agriculteur qui a des déchets biomasse aux grands groupes, en passant par des PME ou des organismes publics. »

Et ça fonctionne. Les turbines Enogia sont installées dans 22 pays, sur les cinq continents. Jusqu'ici, l'entreprise a doublé son chiffre d'affaires presque chaque année. « C'est la preuve qu'on peut faire de l'industrie en ayant la même croissance qu'une start-up du web », constate Arthur Leroux.

La recette ? « Exporter et être innovant », selon l'entrepreneur car « le terrain de jeu, c'est le monde ».

 



 

 

 « En France, se lancer dans l'industrie est possible mais on ne peut plus le faire comme en 1960. Aujourd'hui, il faut être plus intelligent que les autres car nous n'avons pas la compétitivité-coût qu'ont d'autres pays. Le moyen d'être compétitif est la recherche et le développement.».

 

 

Autonomie et créativité

La jeune entreprise a donc placé la R&D au cœur de son activité. La recherche occupe environ la moitié de l'équipe d'une trentaine de personnes. « Nous avons placé l'autonomie et la créativité de nos salariés ainsi que le plaisir au travail au cœur de la société », affirme le CEO. Enogia a d'ailleurs récemment reçu la visite de Sophie Cluzel, la Secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, après avoir réaménagé le poste de travail d'un employé victime d'un accident de la route.

Le bien-être des salariés est l'une des raisons qui a poussé les entrepreneurs à installer leur entreprise à Marseille. « Cela permet de bénéficier d'une bonne qualité de vie, développe Arthur Leroux. Mais Marseille s'inscrit dans un territoire qui présente aussi de nombreux avantages pour notre activité, notamment au niveau du foncier. C'est aussi une métropole bien connectée, avec un port qui ouvre sur le monde et nous permet d'expédier facilement nos machines ».

Se faire accompagner

La Région Sud a aussi offert à Enogia la possibilité d'être bien accompagnée. « Nous avons été aidés notamment par la région, par des business angels et la banque publique d'investissement. Nous participons aussi à des événements et des formations dans notre CCI. En tant que start-up nous avons besoin de partenaires, car sinon nous sommes trop petits et ne pouvons pas exister ». Se faire accompagner, c'est d'ailleurs ce qu'Arthur Leroux conseille aux jeunes entrepreneurs qui veulent tenter l'aventure. « Quand on se lance seul, on peut faire plein d'erreurs. Mais on peut aussi éviter de les faire en bénéficiant de l'expérience des autres. »

 

Pour un savoir plus :

Site : http://www.enogia.com/

Twitter : https://twitter.com/Enogia_ORC

Linked In : https://fr.linkedin.com/company/enogia

L'actualité de la CCI Marseille Provence (CCIMP), par ici.

 L'industrie du futur

Publié le 07/12/2018

CQFD : L'industrie du futur : vers un nouveau modèle économique

L'industrie connait sa quatrième révolution. Après l'avènement du charbon, de l'électricité puis de l'électronique, le temps du numérique est venu. Objectif : produire des biens personnalisés aux coûts de la production de masse.

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Le numérique modernise les modes d'organisation et de production, transforme l'intégralité de la chaîne de valeurs et révolutionne le modèle de compétitivité de l'industrie.

De l'usine 4.0 allemande à l'industrie du futur à la française

Le concept de l'usine 4.0 est apparu en 2011 au Salon de la technologie industrielle à la Foire de Hanovre en 2011 pour explorer la mise en réseau des machines et des usines entre elles grâce au développement de l'Internet des objets (IoT). Les Etats-Unis, de leur côté, ont lancé un programme public de recherche - « l'advanced manufacturing » - pour permettre aux entreprises américaines d'améliorer la fabrication des produits à l'aide de nouvelles technologies. C'est en 2015 que l'Etat français lance une mobilisation nationale intitulée « Industrie du futur » pour moderniser l'outil industriel et le faire entrer dans l'ère du numérique. Un plan articulé autour de cinq axes : le développement de l'offre technologique, l'accompagnement des entreprises dans cette transformation, la formation des salariés, le renforcement de la coopération internationale sur les normes et la promotion de l'Industrie du futur. Avec comme bras armé pour la mise en œuvre de ce plan, l'Alliance pour l'Industrie du Futur à laquelle les CCI participent.

Une industrie agile, connectée et frugale

En réponse à la forte concurrence internationale sur le terrain de la compétitivité-prix poussant à une fabrication au prix le plus bas, l'industrie du futur entend marier ultra personnalisation des produits et production à coûts maîtrisés. Pour résoudre cette quadrature du cercle, les industriels jouent la carte de nouvelles technologies pour changer les règles de la concurrence.
Partant de la demande personnalisée du client, les constructeurs échangent en temps réel avec leurs fournisseurs les données numériques pour la fourniture des composants, suivent en continu la production, de l'assemblage à la finition du produit, gèrent la logistique pour la livraison ainsi que le service après-vente.
Centré sur le besoin du consommateur, le modèle économique de l'industrie du futur obéit aux règles de la révolution numérique. La production doit être agile pour s'adapter avec réactivité aux évolutions des attentes de la clientèle et passer d'une grande échelle à une petite série, connectée (chaîne de production reliant constructeurs, fournisseurs et clients) et frugale pour optimiser au mieux les ressources.

Les piliers de la transformation industrielle

L'entrée dans l'ère du numérique de l'industrie passe par :

• Un recours massif aux nouvelles technologies digitales
• Une évolution des modèles d'organisation du travail
• Un investissement dans les compétences
• Une intégration de l'ensemble des acteurs de la chaîne de valeurs dans le process de production (des fabricants mais aussi de ses clients et ses fournisseurs)
 

 

Pas de mode d'emploi unique mais une boîte à outils à la carte

• Big data : collecte et analyse des données sur les besoins personnalisés de la clientèle, sur la gestion des machines et sur l'optimisation de la chaîne logistique
• « Cobotisation » : néologisme désignant les assistants robotiques des collaborateurs dédiés à l'exécution des tâches pénibles et des demandes de production en petites séries
• Internet des Objets : la connexion des équipements industriels à internet pour les contrôler et les gérer à distance
• Fabrication additive : un recours à l'impression 3D utile pour visualiser la fabrication des produits et éviter des problèmes de production
• Contrôle non destructif : des capteurs installés sur les machines et dans les lignes de production pour anticiper les pannes et améliorer la qualité de la production (baisse possible de 70% des pannes et de 30 % des coûts de maintenance selon Accenture Technology)
• Cybersécurité : qui dit interconnexion des machines et des acteurs, dit risque accru de piratage de données sensibles
• Réalité augmentée : une technologie utilisée notamment pour des exercices de simulation dans le cadre de la formation des collaborateurs.

Smart industry

Encore en retard sur leurs homologues allemands, les industriels français s'engagent plus fortement dans la transformation digitale de leurs sites et activités. Cette démarche de « smart industry » ouvre des perspectives de croissance en développant la compétitivité des entreprises du secteur (industriels et offreurs de solutions), en renforçant l'attractivité des métiers industriels dans des « usines propres » et en permettant leur relocalisation en France grâce aux gains de productivité.

 

À découvrir l'offre des CCI pour l'accompagnement des entreprises vers l'industrie du futur.

 L'IA et les entreprises françaises

Publié le 06/12/2018

CQFD : L'intelligence artificielle, l'immense champ des possibles

Les multiples technologies d'intelligence artificielle (IA) représentent un potentiel majeur pour la recherche, le développement de nouveaux produits et services et de filières industrielles innovantes. Avec près de 300 entreprises spécialisées dans l'IA, la France veut se positionner comme un des leaders en la matière.

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L'expression « intelligence artificielle » a été utilisée pour la première fois en 1956, lors de la Conférence de Dartmouth (New Hampshire, Etats-Unis), organisée par les scientifiques John MacCarthy et Marvin Lee Minsky. Si elle n'a réuni qu'une vingtaine de chercheurs, cette conférence est fondatrice et marque la naissance d'une science nouvelle : l'intelligence artificielle (IA).

AIDes programmes pour accomplir des tâches humaines

Marvin Lee Minsky, l'un des précurseurs la définit comme « la construction de programmes informatiques qui s'adonnent à des tâches qui sont, pour l'instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que l'apprentissage perceptuel, l'organisation de la mémoire et le raisonnement critique ».



Un programme de recherche interdisciplinaire

La recherche autour de l'intelligence artificielle se situe au carrefour entre plusieurs disciplines notamment l'informatique, les mathématiques et les sciences cognitives. L'ambition initiale de la recherche pluridisciplinaire autour de l'intelligence artificielle était d'imiter des processus cognitifs de l'être humain. Aujourd'hui, les programmes de recherche tentent de mettre au point des automates qui résolvent des problèmes d'une manière plus satisfaisante que s'ils étaient résolus par des humains. L'IA peut s'appliquer à l'ensemble des champs d'activités humaines comme l'apprentissage, le raisonnement, la créativité, le déplacement…

L'essor du bigdata booste l'IA

Depuis les années 50, la recherche en IA s'est densifiée. L'année 2017 est marquée par la victoire du programme Alpha Go contre le champion du monde de go. L'IA connaît aujourd'hui un essor dû à l'émergence du big data, au développement de nouvelles méthodes comme le « deep learning » (voir lexique) et à l'augmentation de la puissance de calcul et de stockage.

4 grands domaines

Aujourd'hui, la recherche en IA se répartit en 4 grands domaines.
• La perception et vision par ordinateur
Il s'agit de la reconnaissance de l'écriture, d'images, de vidéos, de visages et de voix par ordinateur. Ces techniques sont utilisées par exemple par les réseaux sociaux pour identifier des personnes sur des photos, pour faire rouler des véhicules autonomes ou pour effectuer des diagnostics médicaux par analyse d'images.  • La robotique
La robotique permet notamment une optimisation de la production, de la logistique.
• Le support à la décision
Les applications de ce domaine, fondé entre autres sur l'analyse des choix et des sentiments sont par exemple la personnalisation des offres, les recommandations, la prévention et la détection de la fraude.
• Le langage naturel
Les assistants personnels, les chatbots sont des exemples d'application concrète de l'IA dans le domaine du langage naturel.

Exemples de secteurs d'application

 

Finance

 

Commerce et services

 

La santé

 

Industrie

 
 

Sur les marchés financiers, les algorithmes du trading haute fréquence (THF) génèrent seuls, sans intervention humaine, une partie des transactions

 

 

L'IA permet de développer des robots (assistants virtuels, chatbots) capables d'apprendre et de comprendre les préférences des utilisateurs, de faciliter leur recherche d'information et de les aider dans leur décision
 

 

Autre secteur très investi par les acteurs de l'IA : la santé avec des outils d'aide au diagnostic, de l'imagerie médicale ou de la gestion prédictive.




 

 

Les applications industrielles sont aussi nombreuses avec notamment les véhicules autonomes (voitures, drones…), le process industriel ou l'utilisation de robots industriels (cobots).

 

 

L'IA et les entreprises françaises

En 2017, 141 millions de dollars ont été investis dans les start-up françaises d'intelligence artificielle, selon CB Insight. Actuellement, environ 270 start-up et 80 ETI et PME sont spécialisées dans l'IA en France.  Le gouvernement a mis en place un plan doté d'une enveloppe d'1,5 milliards afin de faire de la France une championne de l'IA en Europe.
Selon l'étude Intelligence artificielle et capital humain, réalisée par le BCG et Malakoff Mederic, 75 % des dirigeants et 80 % des salariés déclarent connaître l'intelligence artificielle. En revanche, seuls 12% des dirigeants et 24% des salariés sont en capacité d'indiquer précisément de quoi il s'agit.

L'adoption de l'IA par les entreprises françaises reste donc encore limitée par manque d'investissements, par manque de connaissance de ces technologies et les craintes que celles-ci peuvent parfois susciter (bugs, cyberattaques, destructions d'emplois…).

Les CCI de France accompagnent les entreprises dans la découverte et l'appréhension des nouvelles technologies liées à l'intelligence artificielle. Forums, conférences et salons sont proposés régulièrement, comme par exemple les Smart Days organisées par la CCI Versailles-Yvelines, le 7 décembre 2018. Pour en être informés rendez-vous sur le site de votre CCI locale.

 

Petit lexique de l'intelligence artificielle

Apprentissage profond (ou deep learning) : Mode d'apprentissage automatique permet aux ordinateurs d'apprendre progressivement et efficacement à partir de mégadonnées. Très utilisée en reconnaissance d'images ou en traitement du langage naturel.

Chatbot ou agent conversationnel : Assistant virtuel intégré en tant que logiciel tiers dans un service de messagerie instantanée, qui peut dialoguer avec l'internaute au moyen du langage naturel ou encore effectuer diverses actions commandées par celui-ci. 

Machine learning ou apprentissage automatique : Mode d'apprentissage par lequel un ordinateur acquiert des connaissances et des aptitudes nouvelles et améliore son efficacité en se fondant sur des résultats obtenus lors de traitements précédents. 

Réseaux de neurones : Algorithmiques conçus pour imiter schématiquement les neurones biologiques dans le but de pouvoir effectuer des opérations complexes ou de résoudre des problèmes difficiles grâce à un mécanisme d'apprentissage permettant d'acquérir une forme d'intelligence. Les réseaux de neurones sont utilisés notamment en reconnaissance de formes.

Plus de définitions ► ici.

 

 

Pour en savoir plus :

 Intelligence artificielle et capital humain Etude du BCG et Malakoff Mederic

 Qu'est-ce que l'intelligence artificielle ? Livret de vulgarisation de la Mission Villani sur l'intelligence  artificielle

 Artificial Intelligence, Key info in 10 points, par Business France

 logo Salon Nautic 2018

Publié le 06/12/2018

Le « Nautic » 2018 : la grand-messe du business de la mer

La CCI de Nantes- Saint-Nazaire exposera ses actions de soutien à la filière nautique lors du salon international du nautisme Porte de Versailles à Paris du 8 au 16 décembre 2018.

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Les « voileux » ne manqueraient le rendez-vous sous aucun prétexte. Le « Nautic », grand-messe de la filière des industries nautiques, se tient à la Porte de Versailles à Paris du 8 au 16 décembre 2018, transformé pour l'occasion en plus grand port indoor de France. L'évènement populaire qui a attiré plus de 200 000 visiteurs l'an passé pour admirer le millier de bateaux exposés, est aussi un temps fort économique pour les professionnels de la filière de la pêche, de la plaisance, des sports de glisse, du tourisme et des loisirs maritimes.

Parce que le nautisme est aussi une industrie, les CCI seront aussi présentes au « Nautic ». Les Ports de la CCI Nantes St-Nazaire, ainsi que le réseau NINA - Nautisme Innovation Numérique Atlantique animé par la CCI Nantes St-Nazaire présenteront leurs actions à destination des entreprises du nautisme sur le stand de la Région Pays de la Loire.

Une présence de la Région justifiée par le poids économique de la filière dans le territoire. Le nautisme a généré plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2016 (soit 18,5% du CA de la filière en France) et emploie près de 7200 personnes. Lors du salon, le 11 décembre, la Région Pays-de-la-Loire a présenté justement les résultats d'une étude sur les retombées économiques du nautisme sur son territoire (ports de plaisance et sites de mouillage, sports nautiques et de bord de mer, et industries, commerces et services) et un plan d'action pour accompagner la croissance des entreprises de la filière.

Autres temps forts sur le stand :

Lundi 10 décembre :

  • A 15h : Table-ronde "Néo-Captains : Qui sont les nouveaux clients du nautisme ?

Mardi 11 décembre :

  • A 11h15: Pitchs des lauréats des Nautical Innovation & Novelty Awards 2018 sur la scène Nautic. Bathô, Bird-e Marine, Goiot, Splashelec et Seawit Lab présenteront leurs innovations.
  • A 17h : Présentation de la MER XXL, la grande exposition sur la mer qui se déroulera du 29 juin au 10 juillet 2019 à Nantes.

Retrouvez les Ports de la CCI Nantes St-Nazaire et NINA sur le stand de la Région Pays de la Loire L59 qui se situe dans Le Hall 1 du Parc des Expositions Paris-Porte de Versailles

Toutes les informations sur le Nautic 2018

 ccompagnement des entreprises victimes des blocages et dégradations

Publié le 04/12/2018

Conséquences économiques du mouvement des « gilets jaunes » : présentation du plan gouvernemental d'accompagnement des entreprises

Après une nouvelle évaluation des conséquences économiques du mouvement des « gilets jaunes », le Gouvernement a annoncé, lundi 3 décembre, une série de six mesures d'accompagnement des entreprises victimes des blocages et dégradations.

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Face aux conséquences économiques des blocages et des manifestations des « gilets jaunes », l'urgence commande. Le Gouvernement, par la voix du ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Lemaire a annoncé six mesures d'accompagnement mobilisables directement par les entreprises confrontées à une baisse de chiffre d'affaires, une interruption d'activité ou à des travaux de réparation à la suite aux dégradations occasionnées lors des manifestations.

Après avoir réalisé avec les représentants des organisations professionnelles dont CCI France une nouvelle évaluation des conséquences économiques des manifestations et blocages d'activité, Bruno Lemaire a présenté les six mesures, exceptionnelles et déjà opérationnelles, suivantes :

• Étalement des échéances fiscales et sociales :

Les directions des finances publiques examineront, avec bienveillance et au cas par cas et dès à présent, les demandes d'étalement des délais de paiement des entreprises en capacité de démontrer que leur « défaillance résulte directement d'un problème de trésorerie lié au mouvement des gilets jaunes ». L'administration fiscale pourra remettre les pénalités applicables contre un engagement de paiement dans un délai raisonnable.

Sont visées, les échéances de la cotisation foncière des entreprises et de l'acompte d'impôt sur les société qui viendront prochainement à échéance.

Dans ce cadre et sous les mêmes conditions, les entreprises qui bénéficient d'un plan de règlement en cours (délais bilatéraux classiques ou délais de la commission des chefs de services financiers) et qui en font la demande pourraient aussi être dispensées du paiement des échéances dues au titre des mois de novembre et de décembre. Le paiement de ces dernières serait reporté en fin de plan selon un échéancier équivalent au nombre d'échéances décalées.

► Interlocuteur : votre Direction Départementale des Finances Publiques (DDIFP) et l'URSSAF de votre territoire

Des délais pourront aussi être accordés pour le paiement des échéances sociales et pour ce faire les entreprises doivent contacter leur organisme de recouvrement pour expliquer leurs difficultés et demander un report pour le paiement des cotisations dues au titre du mois de novembre. Les entreprises peuvent engager la même démarche concernant les cotisations dues au titre du mois de décembre, dues en janvier prochain, ainsi qu'à celles du dernier trimestre 2018 pour les cotisants non mensualisés. Ces reports ne donneront lieu à aucune majoration ni pénalité de retard d'aucune sorte. En cas de non-respect des délais de paiement qui auront été convenus, une adaptation de l'étalement leur sera proposée.

► Plus d'information sur le site de l'URSSAF :
https://www.urssaf.fr/portail/home/difficultes-tresorerie/que-faire-en-cas-de-difficultes/lurssaf-accompagne-les-entrepris.html

• Mesures de chômage partiel :

En raison des difficultés d'approvisionnement de nombreux magasins et commerces et au caractère exceptionnel pour l'activité économique des blocages et dégradations constatés, les entreprises pourront solliciter la mise en place du chômage partiel pour éviter des licenciements du fait de la baisse d'activité.

► Pour en savoir plus sur les modalités de déclenchement du dispositif et solliciter un accompagnement pour sa mise en œuvre :
https://travail-emploi.gouv.fr/emploi/accompagnement-des-mutations-economiques/activite-partielle

• Ouverture complémentaire le dimanche :

Au cas où les communes où sont situées les entreprises pénalisées par les conséquences du mouvement n'auraient mises en place de « dimanches du maire » pour les activités ou professions concernées, les commerces pourront demander une autorisation d'ouverture pour les dimanches de décembre 2018 et/ou janvier 2019. Le commerçant peut solliciter auprès du préfet de département une dérogation au repos dominical pour son établissement (sur la base des articles L. 3132-20 et L. 3132-23 du code du travail). Les préfets de département qui vont examiner ces sollicitations de dérogation au repos dominical ont été invités, par le Ministère du Travail, à « un examen attentif et bienveillant des demandes ».

• Indemnisation par les assurances :

Pour une prise en charge par leur assureur des dommages subis, les entreprises doivent impérativement effectuer une déclaration de dommages auprès des services de police ou de gendarmerie et transmettre ce procès-verbal à leur compagnie d'assurance. Chaque professionnel concerné est invité à se rapprocher le plus rapidement possible de son assureur pour lui déclarer les préjudices subis.

Deux types de prise en charge peuvent être effectuées en fonction de la couverture d'assurance des entreprises : dégâts aux biens (commerces, voitures, immeubles) et perte d'exploitation liée ou non à des dégâts matériels (en fonction des garanties contractuelles).

► Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les précisions apportées sur le site de la fédération française de l'assurance :
https://www.ffa-assurance.fr/content/indemnisation-des-degats-provoques-par-des-violences-urbaines

• Difficultés de trésorerie, besoins de financement de court terme :

En cas de difficultés de trésorerie et notamment de besoins de financement à court terme, les entreprises peuvent solliciter leur établissement bancaire qui a reçu de la Fédération bancaire française par un courrier du 30 novembre dernier adressé à ses adhérents une invitation à examiner, avec « la plus haute bienveillance » et au cas par cas, les demandes de recherche de solutions de financement de court terme des artisans, des commerçants et des entreprises impactées dans leurs activités.

• Octroi ou maintien de crédits bancaires :

Pour faciliter l'octroi ou le maintien de crédits bancaires, les entreprises peuvent solliciter des établissements de BPI France dans leur région une garantie plus importante sur leurs crédits renforcement de la trésorerie (passage de 40 à 70 %). Des autres mesures ont été également actées : la pérennisation du préfinancement du CICE 2018 (jusqu'à la bascule du dispositif en baisse de charges) et le report d'échéances dans le remboursement de prêts garantis par Bpi France (demande à effectuer auprès de la banque de l'entreprise et auprès de ses correspondants habituels au sein des directions régionales de Bpifrance pour les prêts accordés directement par Bpifrance.)

Contact : https://www.bpifrance.fr/Contactez-nous

Pour toute information complémentaire sur ces mesures, l'interlocuteur des entreprises en métropole comme en Outre-mer est la DIRECCTE  de votre région :

SDATMouvement des "gilets jaunes" : Contacts en DIRECCTE

 

 

Régions

 

Adresse(s) email

 

Numéro de téléphone

 

URL

 
  Auvergne-Rhône-Alpes   ara.redressementproductif@direccte.gouv.fr   04.72.68.29.69   http://auvergne-rhone-alpes.direccte.gouv.fr/Les-actions-de-blocage-liees-au-mouvement-des-gilets-jaunes-impactent-votre  
  Bourgogne-Franche-Comté   bfc.continuite-eco@direccte.gouv.fr   03.63.01.70.17   http://bourgogne-franche-comte.direccte.gouv.fr/Mouvement-des-gilets-jaunes-accompagnement-des-entreprises  
  Bretagne   bretagne.redressementproductif@direccte.gouv.fr   02.99.12.21.78   http://bretagne.direccte.gouv.fr/Les-actions-de-blocage-liees-au-mouvement-des-gilets-jaunes-impactent-votre-17838  
  Centre-Val de Loire    

 

02.38.77.69.66      
  Grand Est       03.69.20.99.29   http://grand-est.direccte.gouv.fr/Impact-des-mouvements-sociaux-gilets-jaunes  
  Hauts-de-France   hdf.continuite-eco@direccte.gouv.fr   03.28.16.46.88   http://hauts-de-france.direccte.gouv.fr/Gilets-jaunes-la-Direccte-ouvre-une-cellule-d-ecoute-pour-les-entreprises  
  Île-de-France   idf.continuite-eco@direccte.gouv.fr   01.70.96.14.48   http://idf.direccte.gouv.fr/Gilets-jaunes-la-Direccte-active-une-cellule-d-urgence-pour-les-entreprises  
  Normandie   norm.continuite-eco@direccte.gouv.fr   02.32.76.16.60   http://normandie.direccte.gouv.fr/Recours-a-l-activite-partielle-pour-faire-face-aux-difficultes-liees-au  
  Nouvelle-Aquitaine       05.56.93.84.37/38   http://nouvelle-aquitaine.direccte.gouv.fr/Mouvement-dit-des-gilets-jaunes-mobilisation-du-dispositif-de-l-activite  
  Occitanie       05.62.89.83.72   http://occitanie.direccte.gouv.fr/Mouvement-social-sous-l-appellation-gilets-jaunes  
  Pays de la Loire   pays-de-la-loire@direccte.gouv.fr   02.53.46.78.16   http://pays-de-la-loire.direccte.gouv.fr/Consequences-du-mouvement-des-gilets-jaunes-la-Direccte-active-une-cellule-d  
  Provence-Alpes-Côte d'Azur   paca.continuite-eco@direccte.gouv.fr   04.86.67.32.86   http://paca.direccte.gouv.fr/Mise-en-place-d-une-cellule-d-accompagnement-pour-les-entreprises-impactees-par  

 

 

 

 Logo Label EPV

Publié le 04/12/2018

CQFD : Le label « Entreprise du patrimoine vivant » récompense l'excellence française

En place depuis 2006, le label d'Etat « Entreprise du patrimoine vivant » distingue les entreprises françaises détentrices d'un patrimoine et savoir-faire artisanal et industriel.

Mots-clés :

Le label « Entreprise du patrimoine vivant » (EPV) est un label d'Etat de promotion du patrimoine artisanal et industriel. Créé en 2005, par la loi en faveur des PME, il a été mis en place en mai 2006. Depuis, près de 1400 entreprises ont été distinguées par le label EPV. Il est attribué pour cinq ans par le ministre de l'Economie « à toute entreprise qui détient un patrimoine économique, composé en particulier d'un savoir-faire rare, renommé ou ancestral, reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité et circonscrit à un territoire ».

Des conditions d'attributions clairement définies

L'objectif est de valoriser les entreprises d'excellence françaises afin de favoriser leur croissance. Ces entreprises usent certes de techniques ancestrales mais elles s'illustrent également par leur capacité à innover. Chanel, Chocolaterie Puyricard, Tricots Saint James, jouets en vois Vilac… Elles sont issues de nombreux secteurs : décoration, mode et beauté, équipements professionnels, patrimoine bâti, gastronomie, culture et loisirs et arts de la table.
 


Trois critères déterminent l'attribution d'un EPV.

√ Détenir un patrimoine économique spécifique

Celui-ci peut être constitué d'équipements ou de documentations techniques rares. Il peut comprendre également les droits de propriété intellectuelle de l'entreprise ou se traduire par un réseau de clientèle spécifique et par des marchés remarquables.

√ Détenir un savoir-faire rare, notoire et indiscutable

Le savoir-faire peut être exclusif ou partagé avec un nombre très limité d'entreprises. Il peut s'agir d'un savoir-faire non accessible par les voies de formation normales et dispensé par l'entreprise elle-même, ou par la présence au sein de l'entreprise de salariés détenant un savoir-faire exigeant une formation très longue, d'employés difficiles à recruter ou à former.

√ Être renommé pour la dimension culturelle des prestations ou de sa localisation

La notoriété de l'entreprise peut provenir de leur contribution à l'évolution technologique de leur activité et au maintien du métier en France.

Un processus de sélection qui garantit l'excellence 

Une entreprise peut soumettre sa candidature à n'importe quel moment de l'année. Une fois la candidature envoyée, l'institut supérieur des métiers (ISM) se charge de l'instruction du dossier. Une demande d'avis est envoyée aux services de l'Etat en région et aux établissements consulaires compétents. Ensuite, l'ISM assure une vérification des informations fournies par l'entreprise. Une visite de l'entreprise est assurée par des experts. Toutes les informations recueillies permettent la rédaction d'un rapport d'instruction. La Commission Nationale des Entreprises du Patrimoine Vivant, composée de professionnels, émet alors un avis sur la candidature, qu'elle transmet ensuite au ministre de l'Economie à qui revient la décision finale.

Médiatisation et aides fiscales

L'obtention du label octroie avant tout à l'entreprise une médiatisation à l'échelle nationale et internationale. Les entreprises EPV obtiennent des outils de communication pour mettre en valeur leur différence auprès de leur clientèle et de leurs partenaires.


Les entreprises reçoivent aussi un appui au développement économique : présence sur des salons, soutien de Business France dans leur volonté d'exportation, accompagnements individualisés et collectifs en lien avec les organismes consulaires et professionnels, aides au financement.

Une entreprise labellisée bénéficie aussi d'incitations fiscales : un crédit d'impôt apprentissage de 2200 euros par apprenti et par an, ainsi qu'un crédit d'impôt « création » de 15% portant sur les dépenses de création d'ouvrages en un seul exemplaire ou en série limitée.

 Trophées de l'INPI

Publié le 04/12/2018

Trophées INPI 2018 : la protection des innovations à l'honneur

Les 12 lauréats des Trophées de l'Institut National pour la Protection Intellectuelle 2018 seront connus le 10 décembre prochain.

Protéger ses innovations pour pouvoir continuer d'innover. C'est avec cette philosophie de valorisation des entreprises et des centres de recherche qui ont mis en place des stratégies de protection intellectuelle efficaces que l'Institut National pour la Protection Intellectuelle (INPI) remettra ses Trophées le 10 décembre 2018 au Trianon à Paris.

Créés en 1991, ces trophées remis par l'établissement public vont récompenser cette année neuf PME et trois centres de recherche dans quatre catégories : brevet, design, marque et recherche.

Des structures qui ont perçu l'intérêt de la protection intellectuelle de leurs innovations comme outil sécurisant l'entreprise contre les contrefacteurs, comme source de valorisation de l'entreprise auprès de ses partenaires ou comme moyen de stimuler et de récompenser le talent de ses collaborateurs.

CCI France, membre du jury, soutient les Trophées de l'INPI.

Les candidats de l'édition 2018 sont :

Catégorie Brevet :

 

Catégorie Design : 

 

Catégorie Marque :

 

Catégorie Recherche :

Dreem 
(Paris, Ile-de-France) : bandeau connecté pour un sommeil de qualité

MCE-5 Development
 (Villeurbanne, Auvergne-Rhône-Alpes): incubateur de technologie imaginant les standards automobiles de demain

Traxens 
(Marseille, PACA) : boitiers électroniques fixés sur les conteneurs en mer et sur terre fournissant des infos à valeur ajoutée

 

 

Percko 
(Paris, Ile-de-France) : vêtements correcteurs de posture contre le mal de dos


Santos
 (Vaulx-en-Velin, Auvergne-Rhône-Alpes) : équipements professionnels pour la restauration depuis 1954

Sericyne 
(Paris, Ile-de-France et Monoblet, Occitanie) : 
vers à soie qui produisent des objets de formes variés (3D)


 

 

Agriconomie 
(Coole, Grand Est) : première place de marché pour les agriculteurs


Gemmyo
(Paris, Ile-de-France) : joaillerie personnalisée sur internet grâce à l'impression 3D 

Tassiopée
(Paris, Ile-de-France) : 
tasses en biscuit qui se croquent une fois le café bu



 

 

BIIGC 
(Saint-Etienne, Auvergne-Rhône-Alpes) : recherche sur la cornée et le cristallin

- l3S  
(Sophia-Antipolis, PACA) : spécialiste de l'intelligence artificielle

IS2M 
(Mulhouse, Grand Est) : science des matériaux pour répondre aux enjeux de demain






 

Découvrez les 12 nominés

 

 24h pour rebondir

Publié le 04/12/2018

« 24h pour rebondir »

Une journée dédiée au rebond des entrepreneurs

Comment rebondir après un échec entrepreneurial ? Pour venir en aide aux entrepreneurs confrontés à la faillite de leur projet, l'association Second Souffle et la CCI Paris organisent une journée « 24h pour rebondir », le 7 décembre 2018. Durant cette journée, les participants seront invités à échanger sur cette thématique, à découvrir des offres d'emplois et des services liés au rebond entrepreneurial et salarial. Les entrepreneurs désireux de se relancer seront accompagnés dans l'élaboration d'un nouveau projet par les partenaires de la journée (Ministère de l'Economie et des Finances, Direccte Ile-de-France, Agence France Entrepreneur, Mairie de Paris, Région Ile-de-France, Pôle Emploi, Portail du Rebond des Entrepreneurs et Fondation Entreprendre).

Chaque année 55 000 entreprises sont enregistrées comme défaillantes.  Une entreprise sur deux environ ne survit pas au-delà des cinq premières années d'activité. Créée en 2010, l'association Second Souffle, composée de chefs d'entreprises, d'élus locaux, de salariés et de bénévoles, se fixe l'objectif de « faire admettre que seul peut échouer celui qui a osé et que l'échec fait partie de la réussite ». L'association, reconnue d'intérêt général, souhaite démarginaliser l'échec entrepreneurial et réhabiliter l'entrepreneur, valoriser l'expérience entrepreneuriale et promouvoir l'initiative individuelle.

Inscription et informations :
http://secondsouffle.org/24hcr/24hcr.php

https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/cci75/24h-pour-rebondir

 

 CCI Cantal, Cela va-t-il « matcher »

Publié le 03/12/2018

« Le Cantal et vous, ça matche » : le Salon virtuel de l'emploi

Pour la deuxième année, la CCI Cantal, en partenariat avec Pôle Emploi, organise un salon virtuel de l'emploi pour recruter de nouveaux profils au sein des entreprises de la région.

Mots-clés :

Le Cantal et vous, ça marche, salon virtuel de l'emploi

Cela va-t-il « matcher » ? Du 26 novembre au 15 décembre, la CCI Cantal, en partenariat avec Pôle emploi et le Conseil départemental du Cantal, propose un Salon virtuel de l'emploi. Cadres commerciaux, technicien de maintenance, ingénieur travaux publics, médecins, infirmiers, cuisinier : 80 entreprises y proposent 150 postes à pouvoir. Pour y participer : il suffit de s'inscrire gratuitement ici, puis postuler en ligne pour décrocher des rendez-vous.

Une communication décalée

« Le Cantal et vous, ça matche » : c'est autour de cette référence à l'application de speed dating Tinder que se décline l'identité du salon. Une campagne de communication qui vise à promouvoir l'activité du Cantal et d'attirer de nouveaux profils en quête d'une meilleure qualité de vie. En raison de l'exode rural, le département auvergnat connaît une situation proche du plein emploi.  Mais ce territoire rural est une terre d'innovation qui accueille des PME ou des grands groupes notamment dans les domaines agroalimentaire, de transformation du bois, de la plasturgie et de l'industrie pharmaceutique. Le Cantal recherche donc de nouveaux talents pour rejoindre ces entreprises qui souhaitent poursuivre leur développement.

La CCI Cantal s'investit dans l'accompagnement des futurs candidats et de leur famille pour leur installation. Elle propose notamment d'aider le conjoint à trouver un emploi dans la région.

Pour participer au Salon virtuel de l'emploi « Le Cantal et vous, ça matche » :

http://www.cantal.cci.fr/?q=content/salon-de-lemploi-virtuel-le-cantal-et-vous-ca-matche-0

 Saint James, un succès « né de la mer »

Publié le 30/11/2018

NORMANDIE : Saint James, un succès « né de la mer »

Centenaire, l'entreprise les Tricots Saint James incarne le dynamisme économique normand. La marque de vêtements d'inspiration marine fabriqués en France rencontre aussi un fort succès à l'étranger.

Elle a vu naître Flaubert et Maupassant. Ses falaises et ses ports ont inspiré Monet et Pissarro. Chaque année près de 3 millions de visiteurs viennent admirer sa « merveille », le Mont Saint-Michel. Terre d'histoire et de culture, la Normandie rayonne aussi en France et à l'international au travers de son économie dynamique.

La première façade maritime de France

Cidre, camembert et crème d'Isigny : la Normandie est notamment connue pour son agriculture et son industrie agroalimentaire. Mais c'est aussi la troisième région industrielle de France. Elle compte six pôles de compétitivité, comme Mov'eo (automobile), Cosmetic Valley (parfums et cosmétiques) ou Hippolia (monde équin). Avec huit ports de commerce, elle est la première façade maritime de France. Son PIB, de 90,3 milliards d'euros, la classe comme la 9ème région économique de France.

250 000 entreprises

La Normandie comptabilise 1,28 millions d'emplois et près de 250 000 entreprises, dont certaines bénéficient d'une renommée nationale et internationale : Maison Berger Paris et ses lampes parfumées, Le véritable Cherbourg et ses parapluies robustes ou encore Saint James et ses marinières.

Des pulls marins depuis 130 ans

Depuis 1889, soit presque 130 ans, l'entreprise imagine et fabrique des pulls et vestes en laine ainsi que des marinières en coton. Installée dans le village Saint James (prononcez « Jam »), elle a placé la Normandie au cœur de son identité en choisissant par exemple le Mont Saint Michel pour son logo. « Nous sommes fiers de nos origines : nous sommes nés de la mer, explique Luc Lesénécal à la tête de l'entreprise depuis 2013. Au départ, nous fabriquions des pulls pour les marins pêcheurs, des vêtements de protection mais aussi ‘cocooning'. »

 

Un succès bâti sur la qualité

Son succès, la marque le doit à la qualité de ses produits. « La qualité est la traduction de savoir-faire qui se transmettent de génération en génération, comme le remaillage du col au pull, maille après maille, pour lui donner à la fois de l'élasticité et de la solidité », illustre le chef d'entreprise.

Des collaborations avec des jeunes marques

Tout en gardant un style « casual chic » intemporel, Saint James noue des collaborations avec de jeunes marques de mode françaises comme Le Slip Français ou Faguo, avec qui elle sort un pull de Noël. La marque normande a aussi collaboré avec le jeune styliste afghan Sami Nouri qui a réinterprété les rayures en barbelés, sa signature.


Saint James, entreprise du patrimoine vivant

Les vêtements sont tous fabriqués dans les ateliers de Saint James par quelque 300 salariés. « Nous voulons garder le cap, c'est-à-dire garder et développer la production en France », assure Luc Lesénécal. Saint James s'est vu décerner le label « Entreprise du patrimoine vivant » (EPV), une distinction accordée par l'Etat aux entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d'excellence.

 


« Ce label est l'assurance d'un savoir-faire ancestral et de qualité et à l'étranger c'est un atout, affirme le dirigeant de Saint James. Par exemple, fin mars nous serons présents à New York pour la première French Fashion Week aux côtés de 20 autres entreprises françaises labellisées EPV du secteur de la mode et des accessoires. »

 

 

Le savoir-faire normand par-delà les frontières

En effet, les marinières et autres cabans séduisent au-delà de nos frontières. Une septième boutique vient d'être inaugurée au Japon et vient s'ajouter aux quelque 2000 points de vente répartis dans le monde. « Saint James exporte vers une trentaine de pays et réalise environ 40 % de son activité à l'export », résume Luc Lesénécal.

La Normandie, région pilote pour l'export

Pour développer son activité à l'étranger, le chef d'entreprise s'appuie sur la Team Export Normandie qui regroupe la région, l'agence de développement normande, Business France, la CCI régionale, les conseillers du commerce extérieurs et la bpi. « La Normandie est une région pilote au niveau de l'export et c'est une chance. Il y a une très bonne entente entre tous les acteurs. Les entrepreneurs qui veulent exporter reçoivent des aides de la région et sont accompagnés dans la faisabilité de leur projet.»

Pour Luc Lesénécal, l'écosystème économique normand est favorable au développement des entreprises : il existe un système de parrainage, des pépinières d'entreprise... « En Normandie, tout est en place pour qu'un jeune entrepreneur avec une bonne idée puisse réussir. Il faut oser, être obstiné et surtout vendre quelque chose de différent ».

Pour en savoir plus :
Sitehttps://www.saint-james.com/fr/
Facebook : https://www.facebook.com/saintjames
Instagram : https://www.instagram.com/saintjames/

 Smart Days

Publié le 29/11/2018

Smart Days 2018 : l'intelligence artificielle au service des entreprises

La 5ème édition des Smart Days, organisée par la CCI Versailles-Yvelines et ses partenaires, se tiendra le 7 décembre autour du thème « L'intelligence Artificielle à l'assaut des entreprises ».

Mots-clés :

Smart Days 2018


Après 50 ans de recherche, « 2018 sera l'année du passage à l'échelle industrielle de l'IA », annonce la récente étude Intelligence artificielle et capital humain, réalisée par le BCG et Malakoff Mederic. Chatbots, maintenance prédictive d'outils industriels, services bancaires automatisés, véhicules autonomes, contrôle qualité… L'intelligence artificielle et ses multiples champs d'application est au cœur de l'avenir des entreprises. Pour certaines, c'est déjà une réalité. Mais pour d'autres, elle reste difficile à appréhender.

Cette année, pour la 5ème édition des Smart Days, la CCI Versailles-Yvelines et ses partenaires organisent, le 7 décembre, une journée autour du thème : « L'intelligence Artificielle à l'assaut des entreprises », sur le site Challenger de Bouygues Construction, à Guyancourt.

Cet événement aura trois objectifs majeurs :

  • Appréhender les usages de l'IA avec des conférences d'acteurs innovants dans le domaine de l'IA
  • Découvrir des technologies innovantes développées par des start-up et de grandes entreprises afin de réfléchir à leur intégration dans l'entreprise
  • Faire se rencontrer des start-up, des PME et de grands groupes, au travers de moments de convivialité et de rencontres B2B.

►Inscription et programme ici

 Grande-consultation-Novembre-2018

Publié le 29/11/2018

Grande consultation des entrepreneurs : Des entrepreneurs en perte de confiance

Interrogés au début de la vague de contestation des gilets jaunes avant que le mouvement ne prenne de l'ampleur, les chefs d'entreprise manifestaient, déjà, une perte de confiance et d'optimisme.

 

La fin de mois contre la fin du monde. Le raccourci résume la réaction des gilets jaunes à l'annonce de l'augmentation des taxes sur le carburant. Comment les chefs d'entreprise, de leur côté, ont-ils vécu les décisions gouvernementales relatives à la transition énergétique et écologique ? Le baromètre de la grande consultation des entrepreneurs CCI France/La Tribune/Europe1 du mois de novembre fournit des éléments de réponses. Les entrepreneurs interrogés au tout début du mouvement de contestation des gilets jaunes considèrent à 59 % que la décision d'augmenter les taxes énergétiques pour les années à venir est une mauvaise chose et même une très mauvaise chose pour 20 % d'entre-eux.  
 


Cette décision aura pour, plus d'un tiers des dirigeants d'entreprise, des conséquences négatives sur leurs coûts de production.  Cet impact est apprécié très différemment en fonction de l'activité économique exercée : ce sont les entreprises du BTP (usage de l'énergie sur les chantiers et déplacement des véhicules) qui, à 46 %, manifestent la plus forte inquiétude avec les industriels (41%) contre seulement 17% des commerçants. Avec des conséquences jugées plus fortes par les entreprises de plus grande taille (60 % des plus de 10 salariés contre 33 % des moins de 10 salariés).
 


À cette crainte exprimée sur la seule hausse des coûts de production, s'est ajoutée depuis, et en raison de l'ampleur prise par le mouvement de contestation, une inquiétude plus large des entreprises sur l'activité économique en cette période commercialement importante des fêtes de fin d'année. Pierre Goguet, président de CCI France, mettait en garde dans un entretien au quotidien la Tribune sur « les conséquences (qui) pourraient être catastrophiques » des blocages de la circulation et de l'accès au lieux de production ou de vente. Des conséquences qui touchent directement le commerce et la distribution mais aussi les chaînes logistiques d'approvisionnement notamment dans l'industrie, sans oublier également, le secteur touristique (hôtellerie, restauration, transport) en raison des craintes associées aux débordements lors des manifestations.
 


Parmi les solutions envisagées pour essayer de compenser les conséquences de la hausse des taxes sur le prix de l'essence, la mise en place d'un chèque carburant financé par les entreprises pour aider financièrement leurs salariés utilisant leur véhicule pour se rendre au travail, à l'image de l'aide accordée par la Région des Hauts-de-France, n'emporte visiblement pas l'adhésion des patrons. Seuls 39 % s'y déclarent favorables quand 57 % manifestent leur opposition et ce, tout particulièrement, dans le secteur de la construction (70 %).

D'autres formes d'organisation des déplacements comme le co-voiturage dans le cadre de plan de mobilité d'entreprise ou inter-entreprises pourraient-ils répondre, et sans impact financier pour les entreprises, au problème du renchérissement des frais de transport et fournir une réponse plus écologique à cette question ?

Pour l'heure, les entrepreneurs n'en sont visiblement pas convaincus. Au titre des mesures écologiques prises par les entreprises et parmi la moitié des dirigeants qui déclarent avoir mis en place au moins une mesure pour participer à la transition énergétique et écologique, seule - ou presque -  la réduction ou l'optimisation de la gestion des déchets les mobilise (48 %). L'exploitation des énergies renouvelables ne recueille que 6 % des suffrages (les plans de mobilité n'étant pas cités). Les dirigeants d'entreprise de plus de 10 salariés déclarent à 70 % mettre en place au moins une mesure économique à cet effet contre seulement 49 % des moins de 10 salariés.
Dans ce climat socialement et politiquement très instable et dans une conjoncture économique moins favorable que l'an passé, il est logique de voir l'indicateur d'optimisme des chefs d'entreprise interrogés chuter de façon vertigineuse.

 


En un mois, l'indicateur qui mesure la confiance actuelle et l'appréciation des dirigeants sur l'évolution de l'économie perd 33 points comme en septembre et atteint même, ce mois-ci, le plus bas niveau jamais enregistré à 92 points. Une baisse particulièrement sensible auprès des plus petites entreprises (90 points pour les moins de 10 salariés contre 113 pour les entreprises de taille supérieure).
L'attentisme (+8 %), la méfiance (+ 4 %) et l'inquiétude (+ 2 %) gagnent du terrain. L'état d'esprit des chefs d'entreprise, moins confiants et optimistes, s'en ressent.
Logiquement, le pourcentage des répondants considérant à propos de la situation actuelle que « c'est très bien en ce moment » est en baisse de 9 points quand ceux qui estiment que « c'était mieux hier » est en hausse de 6 points.

 


Cette baisse de l'appréciation des dirigeants sur la situation actuelle se retrouve également dans les niveaux de confiance à 12 mois. Tous les indicateurs enregistrent des baisses importantes. Les perspectives de l'économie mondiale moins rassurantes se traduisent par une baisse de 23 % du niveau de confiance. Et il en est de même pour l'économie nationale (- 19 %) et pour leur propre entreprise (- 15 %). Une baisse de l'optimisme qui affecte tout particulièrement les commerçants et les plus petites entreprises. Des résultats à suivre attentivement en fonction des suites du mouvement social actuel.
 

À découvrir l'intégralité des résultats de la vague de novembre 2018 de la Grande Consultation des Entrepreneurs

(*) Sondage Opinionway réalisé par téléphone auprès de 629 dirigeants d'entreprise entre le 15 et le 22 novembre 2018 dans le cadre de la Grande Consultation des entrepreneurs. 

CHEFS D'ENTREPRISE : VOTRE AVIS NOUS INTERESSE

Exprimez-vous ! CCI France invite tous les entrepreneurs qui le souhaitent à donner leur avis sur des sujets d'actualité qui concernent directement leur activité. Des sujets de questionnements que nous vous proposons mais aussi des thématiques que vous souhaitez voir aborder.

Pour en savoir plus et participer à cette grande consultation, c'est ici.

 

 CCI : les commerces sont à réinventer

Publié le 26/11/2018

Réinventer les lieux de vente pour dynamiser les centres-villes

Face aux nouveaux comportements d'achat des consommateurs et à la dévitalisation des centres-villes, les commerces sont à réinventer : passer d'un lieu de vente à un lieu de vie et intégrer le numérique dans les activités.

Mots-clés :

 

Depuis plusieurs décennies, les modes de consommation évoluent. Selon un rapport, réalisé par Deloitte pour Facebook en 2016, 7 consommateurs français sur 10 achètent et paient en ligne en France.  En plein boom, le e-commerce représente aujourd'hui un chiffre d'affaires de 82 milliards d'euros (2017). Pour leurs achats, les consommateurs s'orientent aussi vers les centres commerciaux en périphérie des villes qui offrent une grande diversité de commerces et de services en un seul lieu.

Par ailleurs, les commerces de centre-ville rencontrent des difficultés pour maintenir leur activité, notamment dans les villes de taille moyenne. Les loyers augmentent et les locaux commerciaux sont de plus en plus inadaptés : les surfaces sont trop petites, nécessitent parfois d'onéreuses rénovations pour être aux normes, ne sont pas toujours accessibles.

Les commerces de centre-ville baissent le rideau

En 2017, le taux de vacance commerciale (hors Ile-de-France) a dépassé 11 % alors qu'il s'établissait à environ 7 % en 2012, selon une récente étude de la Fédération pour l'urbanisme et le développement du commerce spécialisé. Or, le seuil de 10 % est considéré comme critique par les acteurs du secteur.
Dans la foulée des commerces, ce sont parfois les restaurants, les cinémas, les écoles etc. qui ferment leurs portes et entraînent une dévitalisation des cœurs de ville.

Les Français attachés à leurs commerces de centre-ville

CCI : commerces de centre-villePourtant, selon le baromètre du centre-ville et des commerces publié en juin 2018 pour l'association centre-ville en mouvement, 57 % des Français préfèrent faire du shopping dans les commerces du centre-ville, plutôt que dans les centres commerciaux en périphérie. Un taux qui passe à 67 % dans les villes moyennes.
Face à ces constats, les commerces de centre-ville sont encouragés à se moderniser et à se réinventer. L'objectif pour les commerçants :  mieux comprendre les attentes des consommateurs pour capter leur attention et les fidéliser.

Passer d'un lieu d'achat à un lieu de vie

CCI : Passer d'un lieu d'achat à un lieu de viePour cela, ils peuvent s'appuyer sur leur caractéristique, le magasin physique, pour offrir une expérience au client qu'il n'est pas en mesure de vivre avec le e-commerce.
La boutique est non-seulement un lieu d'exposition du produit mais aussi un lieu pour l'essayer, pour se plonger dans une atmosphère et participer à des animations ou des ateliers. En somme, il faut faire du lieu de vente, un lieu de vie où le client ne vient pas seulement acheter un produit mais vivre une expérience.
 

Accélérer la numérisation des commerces

CCI : Accélérer la numérisation des commercesLa revitalisation des commerces de centres-villes passe par leur digitalisation. Or, seul 1 grand groupe sur 2 et 1 PME sur 8 utilisent des solutions de paiement en ligne.
Un site internet sert de vitrine à la boutique et offre la possibilité de réserver des produits, de les commander, de les essayer virtuellement. Certains magasins tirent profit des réseaux sociaux pour créer une communauté et créer un lieu d'échanges avec les clients. Les réseaux sont un moyen de les informer de manière moins intrusive que l'envoi de newsletters, et de fournir des conseils personnalisés.
Dans les boutiques connectées, les vendeurs sont équipés de tablettes et smartphones et utilisent des services pour conseiller les clients, mieux comprendre leurs habitudes, analyser le trafic en magasin. Le chaland est incité à pénétrer dans le magasin grâce un SMS reçu lors de son passage à proximité de la boutique. L'usage des outils numériques dans la stratégie commerciale et la gestion des relations avec la clientèle s'appelle le « Phygital » (plus d'infos par ici).

Les CCI accompagnent les commerçants

Les chambres de commerces et d'industries ont développé des outils pour aider les commerçants à réinventer leur commerce. Par exemple, pour accompagner les commerces face aux changements de comportements d'achats des clients, les CCI Bourgogne ont imaginé la Boutique de demain. Dans un espace de 45 m2, les commerçants sont invités à découvrir et expérimenter les technologies et outils numériques destinés à booster leur commerce. Comment interpeller les clients ? Comment les séduire, via internet ou dans le point de vente ? Comment les fidéliser ? Pour répondre à ces questions, des ateliers sont aussi organisés et sont l'occasion de découvrir des technologies innovantes et d'échanger avec des commerçants ayant déjà adoptées les technologies numériques.


Pour découvrir plus d'outils développés par les CCI, rendez-vous par ► ici.

 

 
 
 
 

 Actualité 

Publié le 16/12/2013

Capitaines d'industrie, portraits de dirigeants qui ont marqué leurs territoires

Mots-clés :

 

 

Dans le cadre du programme « 2013, Année de l’industrie », les CCI de France ont réalisé un ouvrage collectif mettant en relief les portraits de 23 « Capitaines d’industrie ».

 

Cet ouvrage met en lumière les parcours remarquables de dirigeants d’entreprise industrielle qui, par leur personnalité, leur vision et leur dynamisme ont permis la création de valeur et d’emplois dans nos territoires.

 

En leur rendant hommage, les CCI de France ont souhaité valoriser tout un secteur dont l’image a été trop souvent écornée alors qu’il constitue le moteur de notre croissance par son effet d’entrainement sur tous les autres.