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Publié le 12/04/2019

Lancement du concours « Best of Wine Tourism » 2020

Les propriétés vitivinicoles engagées dans la valorisation touristique de leur activité ont jusqu'au 20 mai prochain pour concourir au « Best of Wine Tourism 2020 » co-organisé par la CCI de Bordeaux Gironde.

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In vino, negotium ! Le concours Best of Wine Tourism 2020, co-organisé par la CCI de Bordeaux Gironde et Great Wine Capitals (réseau mondial de 10 de grands vignobles), a été lancé. Les sites vitivinicoles (de la culture de la vigne jusqu'au commerce du vin) et les entreprises de services oenotouristiques de la région Nouvelle Aquitaine ont jusqu'au 20 mai 2019 pour déposer leur dossier de candidature.

Ce concours destiné à valoriser les propriétés offrant une expérience oenotouristique originale récompense les pratiques exemplaires dans sept catégories :

  • Architecture et paysages

  • Art et culture

  • Découverte et innovation

  • Valorisation oenotouristique des pratiques environnementales

  • Hébergement à la propriété

  • Restauration à la propriété

  • Services Oenotouristiques (organisation d'évènements)

Trois critères sont examinés avec attention pour sélectionner les candidats : la convivialité des visites, la capacité du guide à s'adapter à la clientèle et le caractère chaleureux de l'accueil des visiteurs.

Après délibération du jury et visites mystères pour les candidatures retenues, les trophées « Best of » seront remis le 7 novembre 2019 au Palais de la Bourse à Bordeaux.

Les lauréats bénéficieront d'une promotion d'envergure et intégreront un réseau national et international de propriétés distinguées pour l'excellence de leur accueil. Les vainqueurs pourront, dans ce cadre, concourir aux trophées internationaux. L'an passé, c'est le Château Smith Haut Laffite qui a remporté « l'international Best of Wine Tourism Award » décerné à Adelaïde (Australie) dans la catégorie « Art et culture ».

En 2019, les 10 trophées internationaux ont vu la participation de 393 candidats en provenance de 10 grandes régions vinicoles dans le monde (Adelaïde, Bilbao, Bordeaux, Cape town, Mainz, Mendoza, Porto, San Francisco et Valparaiso)

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Publié le 30/01/2019

À touriste exigeant, tourisme innovant

Les innovations proposées grâce aux nouvelles technologies permettent de répondre aux demandes de personnalisation émanant des clients et à la différenciation exigée par les professionnels.

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Grande championne du monde du tourisme avec 87 millions d'arrivées en 2017, la France connaît une progression plus faible par rapport à d'autres destinations prisées comme les Etats-Unis ou l'Espagne. Pour rester dans la course, l'innovation s'impose, comme l'a noté Laurent Queige, directeur de l'incubateur d'entreprises touristiques Welcome City Lab, dans une interview accordée à CCI France.

Des innovations aux mille facettes

Dans le tourisme, l'innovation revêt des réalités très diverses. Selon une étude de la DGE parue en 2016, 35 000 à 40 000 entreprises innovent dans le tourisme en France, au travers, par exemple, de logiciels, d'applications, de la data, de services non dématérialisés. Les innovations touchent divers domaines : marketing & commerce (51%), service (47%), procédé et organisation (9%), produit (8%) et innovation sociale- tourisme durable (6%). Au fil du parcours client, elles interviennent surtout pendant le séjour (49%) et en phase de recherche et préparation (46%) puis de réservation/achat (41%) et enfin après l'expérience (9%).

Pour Sophie Lacour, Directrice Générale d'Advanced Tourism, un cabinet spécialisé dans l'accompagnement à l'innovation des acteurs du tourisme, le secteur est poussé à se moderniser en raison de deux facteurs. « D'une part, le touriste est un expert exigeant qui veut de la personnalisation, constate-t-elle. D'autre part, les nouvelles technologies sont mûres pour répondre à ces demandes. C'est donc le moment idéal pour innover. »

Ce que le touriste veut, quand il veut, où il veut

« L'innovation se trouve au carrefour de la personnalisation, c'est-à-dire ce qui plaît aux clients, de la différenciation, soit ce que les professionnels mettent en place pour se démarquer, et des technologies, c'est-à-dire les outils mis à disposition », résume la consultante en innovation touristique.

Dans ses voyages, le touriste veut d'abord bénéficier des technologies auxquelles il a accès chez lui, au minimum. 4G, Wifi, connectique… Il est donc nécessaire, pour les acteurs et notamment les hébergeurs, de se mettre à niveau. Réalité virtuelle ou augmentée, le touriste est aussi avide de découvrir le monde à travers le prisme des nouvelles technologies. Finies les jumelles en haut de la colline, place aux lunettes qui fournissent, en plus de la vue, des explications contextualisées.

Ensuite, le client exige de la personnalisation. « Le touriste est en demande d'applis qui lui proposent des choses en fonction de ses affinités. Il souhaite trouver ce qu'il veut, quand il veut, où il veut », explique Sophie Lacour. Cela implique que les professionnels du tourisme soient très réactifs pour répondre aux attentes de leurs clients.

Innover au travers des 5 sens

Le sensoriel est une tendance innovante du tourisme qui permet de répondre à la fois à la nécessité de personnalisation et de différenciation, et de créer une expérience unique. Les 5 sens sont l'un des axes analysés par le Welcome City Lab, dans son cahier des tendances 2018. Guide touristique mobile à partir des sons de la ville à Stockholm, odeur et même goût estampillé « Riviera des Alpes » développés par l'office du tourisme d'Aix les Bains… Les initiatives se multiplient et le champ des possibles est immense.

 « Le problème et l'avantage du tourisme, c'est que ce n'est pas tant un champ d'innovation mais un immense champ d'application des innovations, considère Sophie Lacour. Il faut être attentif à tout ce qui se fait ailleurs et mettre ses ‘lunettes tourisme' pour traduire les innovations ». Pour elle, nul besoin de tout transformer, il suffit plutôt de fonctionner par « briques d'innovation » : « Beaucoup de start-up développent des produits qui se greffent sur une offre. Par exemple, un système de prises électriques universelles qui se branche sur les prises déjà installées afin de satisfaire les clients du monde entier. »

Inventer un tourisme plus durable

L'innovation permet de répondre aux demandes croissantes en faveur d'un tourisme plus durable. « Il existe, par exemple, une start-up qui propose de brancher un module sur la douche pour contrôler le débit, la température, le démarrage/l'arrêt... Or, la consommation d'eau est un enjeu pour le tourisme durable, notamment en camping. Autre exemple, une boîte de nuit qui utilise l'énergie produite sur le dancefloor pour produire son électricité et éclairer la piste », mentionne Sophie Lacour, qui est allée découvrir des pépites au CES de Las Vegas.

Ce type d'innovations représentent à la fois des économies pour le professionnel et un argument de communication à destination du public, notamment jeune et familial, sensible au développement durable. « Le tourisme cristallise les préoccupations sociétales et éthiques de la population », confirme l'experte. Par ailleurs, les technologies comme la réalité virtuelle sont des moyens de préserver des sites fragiles tout en continuant à faire vivre le territoire touristique.

Soulignée par l'étude du Welcome City lab, la tourismophobie – le rejet de l'industrie touristique par les habitants qui se sentent dépossédés de leur territoire –  est un enjeu majeur pour le secteur. Selon Sophie Lacour, l'innovation peut y remédier, notamment grâce à la gestion des flux. « Avec la data, on a une connaissance du parcours client donc on peut mettre en place des systèmes pour faire en sorte que tout le monde ne se retrouve pas au même endroit au même moment », affirme-t-elle.

Les CCI engagées dans l'innovation touristique

Les chambres de commerce et d'industrie accompagnent les entreprises dans l'innovation touristique. Afin de stimuler l'émergence d'idées touristiques innovantes, valoriser les projets à fort potentiel et d'accompagner leur mise sur le marché, les CCI de Provence-Alpes-Côte d'Azur ont mis en place le dispositif Tourisme Innov. Il se traduit par un appel à projet et des ateliers territoriaux pour accélérer les projets innovants. Les projets les plus solides sont ensuite sélectionnés et accompagnés, notamment financièrement, par la Région.

Dans l'Eure, la CCI portes de Normandie est partenaire du « TILT ! Trophy », les trophées de l'innovation du tourisme, organisés par l'Agence de développement touristique de l'Eure. Ces récompenses ont pour vocation de mettre en lumière les concepts novateurs du secteur du tourisme et des loisirs.

Pour en savoir plus :

Télécharger le cahier des tendances tourisme 2018 du Welcome City Lab ici

Découvrir les innovations en régions répertoriées par #Destinationrégions ici

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Publié le 30/01/2019

Captiv : une famille d'objets connectés

Depuis sept ans, la start-up nantaise Captiv développe des objets connectés. Le dernier né, Gaspard, est un tapis doté de capteurs destiné aux personnes en fauteuil roulant.

C'est là qu'on s'y sent le mieux, au travail comme à la maison. Selon un sondage BVA Salesforce, paru en avril 2018, les Pays de la Loire sont la région française où il est le plus agréable de vivre et de travailler. Cela se traduit par l'arrivée de 30 000 nouveaux habitants par an… Le territoire bénéficie notamment d'une façade littorale de 450 km et du bassin de la Loire qui constitue un patrimoine naturel remarquable.

C'est également là que le taux de chômage est le plus bas. Les Pays de la Loire présentent une forte composante industrielle : l'agro-alimentaire en tête devant la métallurgie, l'industrie du plastique et les matériels de transport. L'agriculture n'est pas en reste. Ils sont notamment la 2ème région française pour les activités d'élevage et de production animale.

Un territoire où il fait bon entreprendre

Structuré par un axe urbain fort (Saint-Nazaire, Nantes, Angers, Le Mans), c'est une terre d'innovation avec 4 technocampus et 9 pôles de compétitivité. Selon l'INSEE, ce sont les Pays de la Loire qui ont connu le plus de créations d'entreprises en 2017 : 23 098.
Un territoire propice à l'entrepreneuriat ? C'est ce que confirme Morgan Lavaux, qui a co-fondé Captiv en 2012, à Nantes, avec Valentin Roy, son ami d'enfance. La start-up imagine, développe et commercialise une famille d'objets connectés. Le premier de la fratrie, c'est Hector : un cube, fabriqué en France, qui donne des informations sur l'humidité et la pression atmosphérique. Sollicitée par un assureur, la jeune entreprise a ensuite imaginé un petit « parasite » qui, branché sur Hector, permet de capter le taux d'humidité dans les murs.

Un tapis de fauteuil roulant connecté

Le benjamin, c'est Gaspard, commercialisé depuis janvier 2019. « C'est un objet connecté à valeur ajoutée importante, produit pour des personnes handicapées, explique Morgan Lavaux, co-fondateur de Captiv. J'ai eu un accident de sport il y a six ans, ce qui m'a contraint à utiliser un fauteuil roulant, Quand je me suis retrouvé à l'hôpital, j'ai constaté qu'il y avait besoin d'outils pour éviter de devoir y retourner. »

Gaspard est donc un tapis connecté très fin disposé sur l'assise d'un fauteuil roulant, sous le coussin anti-escarre. Avec ses capteurs, il récolte des données (appui, mouvements, position …) afin de détecter les positions à risque et éviter les problèmes de peau, comme les escarres. Gaspard suit aussi l'activité et le temps passé par la personne dans son fauteuil.

« Nos deux produits ont des typologies très différentes, reconnaît Morgan Lavaux. Avec Hector, objet destiné au grand public, nous avons pu apprendre comment passer d'une idée à la production puis à la commercialisation. Nous avons ensuite pu réfléchir à Gaspard qui est beaucoup plus complexe. » Si l'entreprise est propriétaire de l'ensemble de ses développements, elle en confie la production à des partenaires spécialisés.

Qui peut aider les entreprises en matière de gestion des données personnelles ?

Aujourd'hui, Captiv réunit sept personnes dont les missions concernent notamment le développement informatique des solutions et des applications mobiles destinées à restituer les informations captées par les objets connectés. Après sept ans d'existence, Captiv se fait une place dans l'écosystème ligérien et au-delà. A deux reprises, l'entreprise a fait le voyage à Las Vegas pour participer au Consumer Electronics Show. En 2017, elle a remporté le concours « Start-up & handicap » organisé par la CCI Morbihan et le Fonds de dotation de Kerpape.

Selon son CEO, elle doit maintenant relever le défi de « passer du mode start-up au mode société ». Captiv travaille donc à l'optimisation des coûts et de sa structure : un challenge. « Ce n'est pas facile car nous achetons chaque produit cher et devons les revendre peu cher, témoigne Morgan Lavaux. Parce que nous sommes une petite structure, nous réalisons peu de marges. Or, le marché de l'électronique étant très mondialisé, il y a peu de négociations possibles. Chaque dépense est à réfléchir. » Par exemple, Captiv a fait le choix d'arrêter de vendre Hector via des distributeurs et le propose à la vente sur la e-boutique de son site internet. « Nous réalisons certes moins de volumes mais nous maîtrisons nos coûts », justifie le jeune entrepreneur.

Faire bouger le monde du handicap

S'il raconte ne pas avoir bénéficié d'accompagnement pour la création de son entreprise, Morgan Lavaux témoigne de l'aide qu'il a reçue par la suite, notamment de la part des chambres de commerce : mise en avant du projet, sélection à des concours, conseils dans l'approche du marché…  « La CCI est un hub : on rencontre une personne qui nous oriente vers des spécialistes », explique-t-il. Morgan Lavaux a aussi rejoint le Centre des jeunes dirigeants. « Cela me permet de prendre de la hauteur : je ne suis pas seul dans mon bateau. J'y apprends la gestion d'énormément de situations. »

A l'avenir, l'entrepreneur et son équipe souhaitent continuer à agrandir la famille Captiv. « Nous voulons poursuivre dans le monde de l'objet connecté destiné à aider les personnes », affirme-t-il. Car bien que « le monde du handicap commence à bouger et que des idées soient évoquées, il y a peu de choses qui sortent in fine. »

Pour en savoir plus :

Sites : https://captiv.eu/
https://www.mistergaspard.com/

https://www.misterhector.com/


Facebook : https://www.facebook.com/cube.connecte

https://www.facebook.com/tapis.gaspard/


Twitter : https://twitter.com/cube_connecte

https://twitter.com/tapis_gaspard


CCI Pays de la Loire

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Publié le 30/01/2019

Semaine de l'industrie 2019 : c'est à vous de participer

La 9 ème édition de la Semaine de l'industrie, organisée par le ministère de l'Economie et des Finances et ses partenaires dont CCI France, aura lieu du 18 au 24 mars 2019 partout en France sur le thème « la French Fab en mouvement ». Tous les acteurs (entreprises, fédérations industrielles, CCI, établissements de formation, associations...), désireux de valoriser l'attractivité de l'industrie et de ses métiers, sont conviés à y participer en faisant labelliser leur événement. Mode d'emploi.

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Envie de donner envie d'industrie ? Si l'invitation vous séduit, rien de plus simple. Pour faire reconnaitre votre manifestation organisée à destination du grand public, et plus particulièrement des jeunes et des demandeurs d'emploi, vous pouvez déposer votre demande de labellisation sur le site dédié s'inscrire à la semaine de l'industrie, et ce, avant le 11 mars.

Pour être labellisé « semaine de l'industrie », un événement doit répondre à quatre critères :

  • Se dérouler entre le 18 et le 24 mars 2019 (des manifestations commençant deux semaines avant ou se terminant au plus tard deux semaines après pourront être éligibles)
  • Être destiné au grand public, jeunes, demandeurs d'emploi, professionnels de l'enseignement ou des ressources humaines
  • Avoir pour objectif d'informer ou de communiquer sur le thème de l'industrie
  • Être gratuit

Ces manifestations peuvent prendre différentes formes : job dating, forums des métiers, expositions, visites d'entreprises industrielles ou d'établissements de formation, de conférences ou web-conférences, tables rondes, ateliers, débats…. Le comité de labellisation fournit une réponse aux candidats sous quatre jours à compter de la date de mise en ligne. A noter que la Semaine de l'Industrie vise aussi à promouvoir la mixité des métiers et la place des femmes encore trop faible dans ce secteur d'activité (30% seulement des effectifs industriels)

Les candidats retenus recevront un kit dédié à l'organisation et à la promotion de leur manifestation. L'édition 2018 avait accueilli 360 000 personnes ayant participé à plus de 2 900 événements labellisés. Dans ce cadre, les CCI ont organisé 327 événements.

Pour en savoir plus :
2019.semaine-industrie.gouv.fr
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Publié le 29/01/2019

« Beaucoup d'entreprises sont victimes de cyberattaques »

Le 28 janvier est la journée mondiale de la protection des données. Thibault Chenevière, délégué à la protection des données à la CCI Pau Béarn, revient sur les enjeux que cela représente pour les entreprises.

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En quoi consiste la protection des données pour une entreprise ?

Dans les entreprises, il y a des données sensibles comme le fichier clients par exemple. C'est une donnée personnelle à protéger car il fournit des informations sur les clients. Il y a aussi les données liées au personnel, comme les données RH. Avec la digitalisation des entreprises, une bonne partie du savoir-faire est stocké dans les systèmes d'informations de l'entreprise. Il faut protéger ces données car en cas de problème – cyberattaque, incendie… – l'entreprise peut se retrouver bloquée faute de pouvoir y accéder.

 

Quelles sont les menaces qui pèsent sur ces données ?

Les menaces sont évidemment les cyberattaques qui surviennent très très régulièrement. Ici, dans les Pyrénées-Atlantiques et le Béarn, il y a toutes les semaines des entreprises qui se font attaquer. Il s'agit souvent d'un rançongiciel : un logiciel qui crypte les données des entreprises et demande une rançon en échange du déchiffrement. Si on n'a pas pris les précautions nécessaires, ces attaques peuvent bloquer complètement l'entreprise voire la faire mourir. Car, quand l'ensemble du système d'informations est bloqué, on ne peut plus rien faire et les choses peuvent aller très vite : chômage partiel, pertes d'exploitation, engrenage négatif…

Comment s'en protéger ?

Le risque zéro n'existe pas en matière de cybersécurité. Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) peut aider à se protéger. Il est aussi important de savoir où sont les données dans l'entreprise, de faire des sauvegardes des fichiers, de s'assurer que les logiciels et les antivirus sont à jour afin d'éviter les failles de sécurité.

Quels sont les devoirs des entreprises en matière de protection des données ?

Il existe de nouvelles obligations avec la mise en place du RGPD , en vigueur depuis le 25 mai 2018. Les citoyens européens et français ont un certain nombre de droits nouveaux qui viennent compléter la loi Informatique et Libertés. Tout d'abord, le RGPD impose le principe du consentement. Les entreprises, mais aussi les associations et les collectivités, doivent obtenir le consentement pour récupérer les données personnelles d'une tierce personne. Par ailleurs, les entreprises doivent s'assurer du niveau de sécurité informatique nécessaire à protéger les données qu'elles collectent. Une autre obligation est le droit à l'oubli ou droit à l'effacement. L'entreprise peut être sollicitée par quelqu'un ne souhaitant plus apparaitre dans ses fichiers.

Qui peut aider les entreprises en matière de gestion des données personnelles ?

L'institution dédiée à la régulation des données personnelles est la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). C'est le seul organisme habilité à vérifier l'application du RGPD et à prononcer des condamnations en cas de manquement. La mise en conformité au RGPD est un vrai travail de fond que je rapprocherais d'une démarche qualité. Les chambres de commerce ont pour mission d'accompagner et de conseiller les entreprises. Elles sont là pour vous en dire plus sur les objectifs de ce règlement et son application au sein des entreprises. Il y a un gros travail de pédagogie à faire sur le sujet. Le RGPD est une obligation supplémentaire et certaines ne savent pas trop comment s'y prendre. C'est pourquoi de plus en plus de chambres organisent des ateliers et des formations. Il faut commencer par cartographier l'information et son traitement. Dans l'entreprise, où sont les données ? qui les manipulent ? combien de temps sont-elles gardées ? Les CCI peuvent aussi guider les entreprises pour leur éviter de se faire arnaquer par des consultants qui vendent des accompagnements de mise en conformité à des prix prohibitifs. Enfin, elles ont aussi la possibilité de se tourner vers les délégués à la protection des données qui sont mutualisés.

 

Quel type de sanctions les entreprises encourent-elles en cas de manquement aux règles ?

L'une des sanctions en cas de manquement est une amende d'un montant de 2 à 4 % du chiffre d'affaires mondial. Cela peut représenter des sommes extrêmement importantes. Le but de la Cnil n'est pas de mettre des amendes de la sorte, cependant, il y a des éléments extrêmement importants pour elle comme le défaut de consentement ou le fait de ne pas l'informer dans les 48h lors d'une fuite de données. Pour l'instant la Cnil est bienveillante, elle accompagne les entreprises mais cela ne durera pas éternellement.

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Publié le 25/01/2019

L'adie lance la première semaine de l'entrepreneuriat pour tous

Du 28 janvier au 1er février 2019, plus de 200 événements seront organisés partout en France pour promouvoir l'entrepreneuriat pour tous. Une opération de l'ADIE mise en œuvre avec le soutien et la participation des Cci.

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Chacun, même sans diplôme et sans capital, peut entreprendre… à condition d'être accompagné par des experts et d'avoir accès au crédit. C'est avec cette conviction que l'Association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE) lance avec le soutien de ses partenaires dont le réseau des CCI une opération de sensibilisation et d'accompagnement à l'entrepreneuriat qui se traduira par l'organisation de plus de 200 événements pendant une semaine du 28 janvier au 1er février 2019.

Pendant cette semaine, les candidats à la création auront accès à toutes les informations utiles pour créer leur structure et assister à des conférences ainsi qu'à des « facebook lives » pour recueillir des conseils pratiques. Objectif : lutter contre les préjugés et freins à l'entrepreneuriat et prouver que tout le monde peut se lancer dans l'aventure de la création d'entreprise.

Une opération qui s'inscrit dans la continuité des rendez-vous annuels de l'ADIE s'appuie sur une campagne de communication qui met en avant des témoignages de six porteurs de projet, hommes et femmes, accompagnés par l'association pour le financement et la création de leur structure (entreprise ou association). Des témoignages qui attestent de l'importance de ne pas « gâcher les talents » et d'encourager les envies d'entreprendre quelles qu'elles soient.

Une œuvre utile pour encourager le plus grand nombre à se lancer sans distinction d'origine, de niveau scolaire ou de lieu de résidence. L'observatoire de la politique de la ville rappelait en 2016 qu'une personne sur quatre, issue des quartiers, souhaitait créer son entreprise et que le même pourcentage des bénéficiaires des prestations de l'ADIE résidait dans ces mêmes quartiers. Chaque année, l'ADIE fournit des microcrédits à plus de 21 000 entrepreneurs dont 38 % sont bénéficiaires des minimas sociaux et dont un tiers n'ont pas de diplôme.

Les chiffres clés de l'ADIE :

L'association reconnue d'utilité publique milite pour faire du microcrédit et de l'accompagnement à la création d'entreprise un instrument reconnu des politiques d'emploi, de développement économique et d'inclusion sociale.

18 000

personnes financées en 2015

225 emplois

créés par semaine

120 antennes

partout en France

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Publié le 25/01/2019

Se former à la gastronomie « de la parcelle à la papille »

La CCI Maine-et-Loire s'est alliée à l'Ecole Supérieure d'Agricultures et à l'université d'Angers afin de proposer une offre de formation complète autour de la gastronomie. C'est le premier « Campus de la gastronomie » ouvert aux étudiants, professionnels et créateurs d'entreprise en France.

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Se former en gastronomie, de la production à la transformation, en passant par la communication, c'est l'objectif de l'alliance inédite entre trois organismes angevins. La Chambre de commerce et d'industrie de Maine-et-Loire, qui enseigne aux apprentis les métiers de l'hôtellerie restauration, l'Ecole Supérieure d'Agricultures (ESA) dédiée aux métiers du monde rural et l'université d'Angers, qui forme notamment aux métiers de la gastronomie et de sa valorisation touristique, ont décidé de mutualiser leurs savoir-faire et de monter un « Campus de la gastronomie ».

Lancé en novembre 2018, il regroupe des formations variées et complémentaires sur l'ensemble des domaines de l'alimentation et de l'art culinaire. « Nous voulons attirer des professionnels ou des étudiants qui souhaitent développer leur portefeuille de compétences, explique Sylvain Dourneau, responsable départemental du secteur Tourisme Hôtellerie Restauration à la CCI Maine-et-Loire. Nous partons du principe que la gastronomie ne doit pas être limitée au restaurant. Il ne s'agit pas seulement de savoir construire une assiette bien faite mais aussi d'avoir une connaissance du produit et de savoir communiquer autour de son activité. »

Un incubateur de projets en gastronomie

Au total, le campus de la gastronomie comprend 36 formations, du CAP à l'école doctorale, réparties selon trois thématiques : « produire et mettre en marché », « transformer », « valoriser, manager et développer ». Selon leur niveau et grâce aux passerelles mises en place par la CCI, l'ESA et l'université, les étudiants peuvent choisir les formations qui correspondent à leur projet professionnel. Certains cursus ont même été co-construits par les trois acteurs angevins comme la licence cuisine et gastronomie.
« Cette formation en 3 ans est inédite, précise Sylvain Dourneau. Elle s'adresse notamment à des jeunes qui viennent de bacs généraux et qui ont toujours souhaité faire de la cuisine, sans vraiment passer le cap parce qu'ils étaient bons à l'école. »

La création de ce campus hors les murs répond également à un besoin des entreprises du secteur qui recherchent des profils variés et plus seulement techniques. « Aujourd'hui, les CAP et bac pro forment de bons techniciens qui ne disposent pas de compétences managériales ni entrepreneuriales, estime Sylvain Dourneau. En piochant dans les formations du campus, les élèves peuvent se doter de connaissances transversales sur le milieu de la cuisine, ce qui leur permet d'avoir du recul sur le métier et d'acquérir une large culture gastronomique. C'est un plus vis-à-vis des recruteurs. » En plus des cours pratiques, la licence cuisine et gastronomie comprend des modules théoriques de langues étrangères, d'économie, de connaissance des entreprises et des organisations, ou encore de sociologie du tourisme et de la gastronomie.

Autre atout des formations de ce campus : le coût. Pour la licence cuisine et gastronomie par exemple, les frais de première année s'élèvent à 5 980 euros. Pour les deuxième et troisième années, qui se font en apprentissage, seuls les frais d'inscription à l'université sont à acquitter, et l'élève perçoit un salaire.
Au-delà des modules de formation, le campus de la gastronomie propose également des sessions courtes pour les étudiants étrangers appelées « Summer Schools » et prévoit de déployer des conférences thématiques ainsi que de nouvelles formations continues comme une licence Food and Beverage et un parcours entrepreneuriat en gastronomie. En avril, le « Campus de la gastronomie » devrait obtenir le statut d'association, lui offrant la possibilité de signer des conventions avec d'autres universités françaises et étrangères.

« Ma formation m'a permis d'acquérir les bases de la pâtisserie », François-Xavier Montigny

François-Xavier Montigny est aujourd'hui chef pâtissier dans le restaurant doublement étoilé Serge Vieira, à Chaudes-Aigues, dans le Cantal. Pour apprendre le métier, il a suivi la mention complémentaire Cuisinier en desserts de restaurant de la CCI Maine-et-Loire.

Pourquoi avoir suivi la MC desserts de restaurant de la CCI Maine-et-Loire ?

J'avais un BEP cuisine en poche – obtenu via la CCI Maine-et-Loire – mais c'était les desserts qui m'intéressaient. J'ai donc choisi de suivre cette mention complémentaire afin de mettre un pied dans le monde de la pâtisserie et d'acquérir les bases du métier.

Quels sont les atouts de cette formation ?

C'est une formation en apprentissage qui permet de se spécialiser sur des techniques professionnelles et de travailler en alternance dans une entreprise. Elle permet vraiment d'acquérir les bases en pâtisserie et d'avoir un bagage pour se lancer dans la vie active. C'est aussi un diplôme qui a un coût réduit par rapport à d'autres formations plus connues. Il y a une ambiance familiale et une belle entente avec les professeurs.

Comment cette mention complémentaire vous a-t-elle servi et vous sert-elle encore dans votre carrière ?

C'est un module de qualité qui est apprécié des recruteurs. Ce n'est pas parce qu'on est à Angers qu'on ne peut pas faire de grandes maisons, j'en suis la preuve. (ndlr. François-Xavier Montigny est passé par le Flocon de sel à Megève, le Bristol à Paris et a travaillé aux côtés du chef triplement étoilé Yannick Alleno). Aujourd'hui, j'utilise encore certaines recettes que j'ai réalisées à l'époque et je suis toujours en contact avec mes anciens professeurs. Je fais même partie du jury d'examen.

Quelle relation entretenez-vous avec la CCI Maine-et-Loire ?

J'ai toujours été bien accompagné par la CCI. Je sais que, si demain j'ai besoin de m'installer, je peux aller demander conseil à la CCI. Si j'ai besoin de me former de nouveau, j'y retournerai également.

Pour en savoir plus : www.campusdelagastronomie.com/

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Publié le 25/01/2019

Daniel BRAUD, Président de la CCI Charente : « Faire naître une économie culturelle dans un territoire à dominante industrielle et rurale »

A l'occasion de la 46 eme édition du Festival International de la Bande Dessinée (FIBD) qui se tient à Angoulême du 24 au 27 janvier 2019, Daniel Braud, Président de la CCI de la Charente expose le rôle la chambre de commerce dans l'organisation et la valorisation du festival, événement culturel mais aussi économique. Zoom sur une CCI très impliquée dans l'écosystème local de l'image et dans le développement du territoire.

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Daniel BRAUD, Président de la CCI de la CHARENTE.

CCI France : Quelle est l'implication de la CCI dans le cadre du FIBD ?

Daniel Braud : « La Cci de la Charente est partenaire historique du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême. Cet engagement a contribué à ancrer à Angoulême cette manifestation qui, d'année en année et pendant 45 ans, a su franchir des étapes pour devenir un évènement à la notoriété internationale incontestée. Dans un contexte parfois difficile la CCI a, en effet, toujours su tenir un rôle de facilitateur entre les organisateurs, les pouvoirs publics, les éditeurs et les partenaires financiers pour que l'évènement s'impose et permette à une économie culturelle de naitre dans un territoire à dominante industrielle et rurale »

CCI France : Le festival international de la BD, un événement culturel mais aussi économique …

Daniel Braud : « Le festival a effectivement cette double dimension que la CCI s'efforce de valoriser. Avec ses 200 000 visiteurs attendus en quatre jours dans une ville de 42 000 habitants, on peut aisément percevoir les retombées économiques locales immédiates de l'événement pour les secteurs de l'hôtellerie – les hébergements de tout type sont pris d'assaut pendant cette période - de la restauration et du commerce. Mais la forte exposition médiatique de la ville et de la région pendant ces quatre jours donne aussi une visibilité internationale à notre territoire et contribue à générer des investissements localement.

L'imbrication des deux dimensions culturelles et économiques se retrouvent également dans les actions de la CCI pendant le festival. Pour la deuxième année consécutive, nous organisons dans le hall d'accueil de la CCI au cœur de la ville et du festival, une exposition de qualité avec des auteurs, des éditeurs et des sculpteurs qui attire un très large public avec des œuvres exceptionnelles et notamment des bronzes de personnages emblématiques de la bande dessinée. Par ailleurs, dans l'exercice de nos missions économiques, nous mettons à disposition un espace « centre d'affaires » au sein de la CCI pour permettre aux acteurs économiques de la BD de se rencontrer. »

Cci France : Au-delà du festival, la CCI inscrit-elle dans la durée son action en faveur du développement du secteur de l'image ?

Daniel Braud : « Consciente de l'émergence du secteur des industries culturelles et avec la volonté de participer au développement d'un écosystème local dans le domaine de l'image incluant la BD mais aussi les films d'animation, la CCI a ainsi créé, il y a tout juste 20 cette année, une école d'animation sur le modèle de celle des Gobelins à Paris. La notoriété de l'Ecole des Métiers du Cinéma d'Animation (EMCA) est sans cesse croissante. Elle attire 400 candidats chaque année pour 45 places et constitue un vivier de talents reconnus par la profession.

Par ailleurs, la CCI de Charente s'est engagée en tant que représentant du monde économique dans une convention d'objectifs sur trois ans, de 2019 à 2021, avec l'ensemble des partenaires et financeurs pour développer cet écosystème local autour de l'image et contribuer ainsi à la reconnaissance de la valeur ajoutée de notre territoire dans ce domaine. Rappelons qu'Angoulême héberge la cité internationale de la BD et de l'image et le musée dédié qui constituent des atouts touristiques importants, mais aussi le pôle Magelis qui, depuis 1997, avec son campus image a favorisé l'implantation de 150 entreprises, 12 écoles de formation accueillant 1200 étudiants. Des actions ciblées et inscrites sur la durée qui ont incité la ville, soutenue dans sa démarche par la CCI, à déposer une candidature pour obtenir de l'Unesco le label Villes créatives et rejoindre ainsi un réseau mondial fort de 180 villes. Ce label serait la reconnaissance de l'investissement sur la durée de la CCI dans la filière de l'image ».

Aperçu de la programmation 2019 du FIBD en images. Un festival qui célèbrera notamment les anniversaires de grands classiques de la BD : les 60 ans de « Boule et Bill » et d'« Astérix » et les 80 ans de « Batman ».

Zoom sur le marché de la BD : cartoon plein !

Le marché de la BD ne s'est jamais aussi bien porté. C'est le plus dynamique de tous les secteurs éditoriaux de l'industrie du livre. Avec 44 millions d'exemplaires vendus en 2018 (soit un million de plus qu'en 2017) il atteint son plus haut niveau depuis 15 ans (*) ! Le chiffre d'affaires de la Bande Dessinée a été l'an passé de 510 millions d'euros (en progression de dix millions sur une année).

Un marché dopé par les ventes de mangas (+11 %) et de comics (+5%). Des progressions qui s'expliquent aussi par l'effet des récompenses et prix obtenus. Ainsi, les albums ayant reçu le Fauve d'Or (prix du FIBD) ont vu leurs ventes décoller : « La saga de Grimr » en 2018 (ventes x 3) et « paysage après la bataille » en 2017 (x 16), soit une progression moyenne de 5.65 par an sur les quatre dernières années.

(*) Source : enquête annuelle du cabinet Gfk sur le marché de la BD en France en 2018

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Publié le 24/01/2019

L'économie circulaire : lancement des débats en régions

L'institut National de l'Economie Circulaire inaugure à Roubaix le 1er février le premier rendez-vous régional pour renforcer la dynamique territoriale et valoriser les expériences des acteurs locaux.

Mots-clés :

La première étape des rendez-vous de l'économie circulaire se tiendra à l'Hôtel de ville de Roubaix (Hauts de France) le 1e février 2019. Organisé par l'Institut National de l'Economie Circulaire (INEC) avec le soutien de partenaires (Federec, GRDF, la Poste, l'ADEME et CCI France) ce rendez-vous prolonge le Tour de France de l'économie circulaire lancé par le réseau des CCI en 2017 qui visait à sensibiliser les entreprises aux enjeux et opportunités de l'économie circulaire et à favoriser les rencontres entre les acteurs locaux, entreprises et collectivités locales notamment.

Au programme du rendez-vous de Roubaix, deux tables rondes vont permettre de débattre de deux dimensions de l'économie circulaire en tant que pilier du développement économique local (avec le témoignage de Didier Copin, Directeur de REV 3 à la Cci des Hauts de France) et comme réponse aux enjeux environnementaux du 21 ème siècle. Cela ressemble à une tournée spectacle ! Le French Fab Tour débute le 15 janvier 2019 pour 60 dates à travers le pays pour promouvoir le nouveau visage de l'industrie. Initié par Bpi et ses partenaires (Etat, Régions de France, Business France, France industrie et l'Alliance pour l'industrie du futur dont est membre CCI France), le French Fab Tour se présente comme l'étendard d'une industrie française en transformation.

Infos pratiques

1er Février 2019

à l'Hôtel de ville de Roubaix

Inscription Ici

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Publié le 23/01/2019

La clémentine, porte-drapeau de l'agriculture corse

La clémentine corse est la seule à détenir une Indication Géographique Protégée (IGP) et domine la production d'agrumes sur l'île de beauté. Au fil des années, sa filière s'est organisée et toute une économie s'est développée autour d'elle.

Mots-clés :

L'économie de la clémentine corse

Avec sa peau orange, son « cul vert » et ses feuilles effilées témoins de sa fraîcheur, elle colore les étals des primeurs dès le mois de novembre et jusqu'à début janvier. Implantée sur l'île de beauté en 1925, la clémentine corse est aujourd'hui cultivée par 144 producteurs qui récoltent près de 30 000 tonnes du petit agrume chaque année. « En Corse, la clémentine est le deuxième secteur d'activité agricole en volume et en chiffre d'affaires derrière le vin, malgré sa saison courte », précise Jean-Paul Mancel, président de l'Association de promotion et de défense de la clémentine corse (APRODEC).

L'agrume insulaire joue donc un rôle clé dans l'économie corse. Chaque année, entre 900 et 1 200 saisonniers sont recrutés pour la récolte. Au-delà de l'activité agricole, la commercialisation de la clémentine mobilise d'autres filières liées au conditionnement et au transport.

« Sur les deux mois de pleine saison, près de 1 000 semi-remorques importent les matériaux d'emballage et une trentaine de camions quittent la Corse en bateau chaque jour pour exporter les clémentines récoltées, explique Jean-Paul Mancel. Cela permet aux compagnies d'avoir du fret en plein hiver, une saison qui est plus calme du point de vue touristique. Il y a également une usine qui se charge du montage des cartons et des caisses en bois. Bien-sûr, les vendeurs de tracteurs et de matériel agricole bénéficient aussi de cette activité. C'est toute une économie qui tourne autour de la clémentine corse. »

 

Les clés d'une réussite

Aujourd'hui, la clémentine corse est surtout vendue en France où elle bénéficie de la « préférence nationale » mais, dans les années 1980 et 1990, la filière, concurrencée par des productions étrangères, a fait face à une crise. Pour en sortir, elle a fait le choix de la qualité en obtenant une Indication Géographique Protégée (IGP) en 2007. Elle s'est également structurée avec la naissance de plusieurs organisations de producteurs lui permettant de peser dans les négociations commerciales. 99% des agrumiculteurs sont désormais regroupés au sein de l'APRODEC qui leur permet d'être représentés et qui contrôle le respect du cahier des charges de l'IGP.

La clémentine corse doit aussi son succès à la qualité de ses méthodes de production et à la richesse de son territoire. Cultivé entre mer et montagne, sur la plaine orientale de l'île, le fruit n'est cueilli qu'à maturité et ne passe jamais en chambre froide, contrairement à certaines clémentines importées. Conformément à son cahier des charges, il ne subit pas de traitement chimique après récole et est stocké moins de 6 jours avant d'être commercialisé bien frais.

 

Les défis de la filère

Lancer une exploitation de clémentines corses nécessite des investissements mais aussi de la patience, car il faut 7 à 10 ans pour obtenir les premiers fruits. Ces contraintes ont conduit les professionnels à favoriser la transmission des exploitations. « Depuis quelques années, beaucoup de jeunes reprennent l'activité de leurs parents », se réjouit Jean-Paul Mancel.

La production d'agrumes s'étant stabilisée, l'enjeu de la filière est désormais de gérer les aléas climatiques et d'assurer la vente de ses produits chaque année. « Nous travaillons à l'augmentation de notre secteur de marché. L'exportation à l'étranger peut être une réponse, reconnait Jean-Paul Mancel. Nous recherchons également de nouvelles variétés de fruits avec l'Inra, afin d'allonger la saison. »

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Publié le 22/01/2019

Cybersécurité : les mots pour comprendre

A l'occasion du Forum international de la cybersécurité 2019, CCI France a élaboré un petit lexique de la cybersécurité.

Mots-clés :

Le Forum international de la cybersécurité réunit à Lille, le 22 et 23 janvier 2019, plusieurs milliers de participants issus notamment d'entreprises de toutes tailles, de collectivités et d'administrations. A l'occasion de cette manifestation, CCI France a répertorié les mots-clés pour mieux appréhender les problématiques et enjeux liés à la cybersécurité.

Cheval de Troie : C'est un programme donnant l'impression d'avoir une fonction utile, mais qui possède par ailleurs une fonction cachée et potentiellement malveillante.

Chiffrement : Procédé par lequel on transforme des données en cryptogrammes, rendant la compréhension d'un document impossible à toute personne qui n'a pas la clé de déchiffrement.

Cybercriminalité :  Désigne les actes contrevenants aux traités internationaux ou aux lois nationales, utilisant les réseaux ou les systèmes d'information comme moyens de réalisation d'un délit ou d'un crime, ou les ayant pour cible.

Cyberespace : Espace de communication constitué par l'interconnexion mondiale d'équipements de traitement automatisé de données numériques.

Cyberdéfense : Ensemble des mesures techniques et non techniques permettant à un État de défendre dans le cyberespace les systèmes d'information jugés essentiels.

Cybersécurité : État recherché pour un système d'information lui permettant de résister à des événements issus du cyberespace susceptibles de compromettre la disponibilité, l'intégrité ou la confidentialité des données stockées, traitées ou transmises. La cybersécurité fait appel à des techniques de sécurité des systèmes d'information et s'appuie sur la lutte contre la cybercriminalité et sur la mise en place d'une cyberdéfense.

Déni de service : (Denial of Service). Désigne un système dans l'incapacité de répondre à la requête demandée ou de fournir le service attendu. Lors d'attaques, l'attaquant procède par l'envoi de requêtes incompréhensibles pour le serveur. Ce dernier consomme alors toutes ses ressources à leur résolution et finalement devient hors-service.

Données personnelles : Désignent les informations relatives à une personne physique identifiée ou qui peut l'être directement ou indirectement par référence à un ou plusieurs éléments qui lui sont propres.

Faille : Vulnérabilité dans un système informatique permettant à un attaquant de porter atteinte à son fonctionnement normal, à la confidentialité ou à l'intégrité des données qu'il contient.

Hacker : Mot anglais qui signifie « bidouiller ». Il désigne à l'origine toute personne cherchant à détourner un objet ou mécanisme de son but premier. En informatique, un hacker désigne souvent celui qui pénètre par effraction dans des systèmes ou des réseaux dans un objectif personnel, souvent un gain financier.

Hameçonnage : Vol d'identités ou d'informations confidentielles (codes d'accès, coordonnées bancaires…) par subterfuge : un utilisateur malveillant, se faisant passer pour un système légitime, essaie de convaincre des usagers de l'utiliser et de communiquer des informations confidentielles. L'hameçonnage peut se produire au travers d'un courriel ou d'un site web falsifié par exemple.

Internet : International Network. Internet est un réseau informatique, il fait communiquer tous les ordinateurs de la planète qui y sont connectés.

Intrusion : L'intrusion est le fait, pour une personne ou un objet, de pénétrer dans un espace (physique, logique, relationnel) défini où sa présence n'est pas souhaitée.

Logiciel espion (spyware) : Logiciel dont l'objectif est de collecter et de transmettre à des tiers des informations sur l'environnement sur lequel il est installé, sur les usages habituels des utilisateurs du système, à l'insu du propriétaire et de l'utilisateur.

Logiciel malveillant (malware) : Tout programme développé dans le but de nuire à ou au moyen d'un système informatique ou d'un réseau. Les virus et vers sont des malwares.

Pare-feu (firewall) : C'est un système qui permet de protéger un ordinateur connecté à un réseau ou à internet des intrusions pouvant venir de l'extérieur et des connexions illégitimes à destination de l'extérieur.

Rançongiciels : Programme malveillant dont le but est d'obtenir de la victime le paiement d'une rançon. Pour y parvenir, le rançongiciel va empêcher l'utilisateur d'accéder à ses données (fichiers clients, comptabilité, factures, devis, plans, photographies, messages, etc.), par exemple en les chiffrant, puis lui indiquer les instructions utiles au paiement de la rançon. L'infection est susceptible de s'étendre d'un poste de travail au reste du système d'information (serveurs, ordinateurs, téléphonie, systèmes industriels).

Réseau informatique : Ensemble d'ordinateurs qui sont reliés les uns avec les autres.

RGPD : Le Règlement Général sur la Protection des Données encadre le traitement des données personnelles sur le territoire de l'Union européenne. Il renforce le contrôle par les citoyens de l'utilisation qui peut être faite des données les concernant et harmonise les règles en Europe en offrant un cadre juridique unique aux professionnels.

Sauvegarde : Procédure qui consiste à recopier des fichiers de données afin d'en prévenir la perte ou la détérioration.

Spams : Est un spam tout courrier électronique non sollicité par le destinataire. Le plus souvent les spams sont envoyés à un grand nombre d'adresses électroniques en même temps. Les sujets les plus fréquents sont les services pornographiques, la spéculation boursière, les médicaments, les crédits financiers…

Virus : Un virus est un programme ou morceau de programme malveillant dont le but est de survivre sur un système informatique (ordinateur, serveur, appareil mobile, etc.) pour le plus souvent en atteindre ou en parasiter les ressources (données, mémoire, réseau). Pour survivre, le virus se duplique ou s'implante au sein de programmes légitimes par exemple. Il se propage grâce à la messagerie, au partage de fichiers, aux clés USB…

Ver : Un ver est un logiciel malveillant indépendant, cherchant à propager son code au plus grand nombre de cibles, puis de l'exécuter sur ces mêmes cibles. Il perturbe le fonctionnement des systèmes concernés en s'exécutant à l'insu des utilisateurs. Le ver est un virus qui se propage de manière presque autonome via le réseau.

VPN : Virtual Private Network. Le réseau privé virtuel permet de transmettre des données sécurisées en utilisant un protocole de "tunnelisation". Ce tunnel permet donc de faire circuler les informations cryptées d'un bout à l'autre du tunnel, entre au moins deux intranets. Les VPN sont particulièrement utiles dans les entreprises possédant plusieurs sites distants.

CCI France est engagé en faveur de la cybersécurité et est notamment partenaire du dispositif national d'assistance aux victimes de cybermalveillance, cybermalveillance.gouv.fr, en tant que représentant des utilisateurs. Une série de conseils et de supports pour lutter contre la cybermalveillance sont à retrouver ici.

 

Par ailleurs, les CCI de France et le Cybercercle ont mis en place un « Tour de France de la cybersécurité » pour porter la sensibilisation au cœur des territoires. Les chambres de commerce participent aussi activement au Mois européen de la cybersécurité qui se déroule en octobre. Le bilan de la 6ème édition est à retrouver ici.

Pour sensibiliser les publics à la multiplication des menaces et aux vulnérabilités ouvertes par la révolution numérique, le Cluster Systems Security Valley organise un Festival du Film sécurité. Lors de l'édition 2018, Thibault Renard, Responsable Prospective - Data Intelligence à CCI France, y a animé une table ronde sur le thème : « Les chaines YouTube, nouvel outil de sensibilisation ». C'est le youtubeur Micode qui a d'ailleurs remporté le grand prix du Festival pour sa vidéo : « les 10 commandements de la Cyber-victime », qui sensibilise de manière ludique aux enjeux de la cybersécurité.

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Publié le 18/01/2019

Tiers-lieux : travailler, apprendre et partager

Ni le bureau, ni la maison, les tiers-lieux sont des lieux de sociabilité ouverts qui permettent de travailler, d'apprendre et de tisser du lien social.

Mots-clés :

Le terme tiers-lieu a été employé pour la première fois en 1989 par Ray Oldenburg, dans son ouvrage The Great Good Place. Le sociologue américain englobait dans cette expression les lieux de sociabilité autres que la maison et le travail. Les tiers-lieux sont donc des lieux de sociabilisation informelle. Ils leur attribuent des caractéristiques comme le fait d'être des lieux « neutres, qui égalisent les statuts sociaux. Selon lui, ces lieux ont pour activité principale la conversation. L'ambiance y est joyeuse et conviviale : on s'y sent chez soi. Pour Oldenburg, les tiers-lieux sont par exemple les cafés, les librairies, les bars, les salons de coiffure… Ces lieux animent les communautés et dynamisent la vie politique.

Le numérique réinvente la notion

L'essor du numérique et le travail indépendant ont remis la notion de tiers-lieu au goût du jour. L'émergence d'espaces identifiés comme des tiers-lieux répond à une demande de lieux de travail alternatifs qui offrent une souplesse d'utilisation, répondent aux besoins des indépendants, des télétravailleurs et des jeunes start-up. Aujourd'hui l'expression « tiers-lieu » désigne généralement les espaces de coworking ainsi que les lieux d'innovation.

Coworking, fablab et hackerspace

Le mot tiers-lieu recouvre de multiples réalités, notamment :

  • Les espaces de coworking : nés en 2005, à San Francisco, de la volonté de travailleurs indépendants (graphistes, webdesigners…) de sortir de leur isolement et de faire des économies en partageant des bureaux.

  • Les fablabs : de l'anglais fabrication laboratories ou « laboratoires de fabrication », ce sont des lieux ouverts au public où sont mis à disposition des outils de fabrication numérique (ex : imprimantes 3D) pour la conception et la réalisation d'objets. Ils sont encadrés par une charte établie par le MIT, où est né le premier fablab en 2001.

  • Les hackerspaces, les makerspaces : ce sont des ateliers de fabrication collaboratifs fondés sur le partage de connaissances et d'outils. Ils sont davantage tournés vers le logiciel et la fabrication de robots.

  • Les repair cafés et ateliers partagés : des espaces où l'on apprend à réparer ensemble.

Selon la Coopérative des Tiers-Lieux, un tiers-lieu est composé de 7 ingrédients : le travail, la créativité, la flexibilité, la proximité, les solutions alternatives, les rencontres, les connaissances.

Des espaces pour redynamiser les territoires

Les tiers-tiers favorisent notamment l'émergence d'idées, la coopération, la solidarité. En bref, ils contribuent au maintien du lien social. Ils sont donc des outils adaptés à la redynamisation des territoires. Par ailleurs, ils permettent de maintenir des actifs en milieu rural ou en périphérie urbaine en leur offrant des espaces de travail. Ce sont des lieux sécurisants pour des personnes travaillant seules, pour des associations ou des start-up qui se lancent. Ils permettent de bâtir un réseau d'entraide, de se former, de développer la créativité et donc l'innovation.

Plusieurs Chambres de commerce recensent les tiers-lieux situés sur leurs territoires :

La CCI Morbihan

La CCI Hauts-de-Seine

La CCI Savoie

La CCI du Tarn coordonne un réseau de tiers-lieu appelé Cowork'in Tarn.

 

D'autres tiers-lieux sont à retrouver par ici.

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Publié le 17/01/2019

Le port de Cannes labellisé qualité tourisme, Port de Plaisance

Géré par la CCI Nice Côte d'Azur, le port de Cannes est le premier port de France à recevoir le label Qualité Tourisme. Il récompense la démarche qualité et environnement engagée par la ville depuis 2 000.

Mots-clés :

Il a accueilli plus de 356 000 passagers en 2016. Le vieux port de Cannes est une attractivité touristique pour les Alpes Maritimes qui reçoivent près de 10 millions de visiteurs chaque année. Depuis le 14 janvier 2019, il est labellisé Qualité tourisme, dans la catégorie « Port de Plaisance ».
La marque Qualité Tourisme TM, déjà attribuée à près de 5 300 professionnels du tourisme en France, est un label d'Etat qui valorise les démarches engagées en vue d'améliorer la satisfaction de la clientèle touristique.

Le port de Cannes a été audité sur la base du référentiel « Port de Plaisance » qui comprend 295 critères. Grâce à la démarche qualité et environnement engagée depuis 2 000, il a obtenu le label Qualité Tourisme pour 5 ans, avec un taux global de plus de 92% d'adhésion – le taux minimal requis étant de 85%. Pour obtenir cette distinction, le port a été accompagné par la mairie de Cannes et la CCI Nice Côte d'Azur.

L'infrastructure touristique cannoise s'est démarquée sur les critères suivants :
Accueil chaleureux,
Personnel attentif,
Maîtrise des langues étrangères,
Prestations personnalisées,
Informations claires et précises,
Propreté et confort assurés,
Découverte d'une destination,
Prise en compte de l'avis des clientèles (grâce à l'analyse systématique des enquêtes de satisfaction et des réclamations).

 

« Ce label Qualité Tourisme est la reconnaissance d'un travail au long court, et aussi, au quotidien des équipes du Port de Cannes pour satisfaire nos clients et visiteurs »

se réjouit Jean-Pierre Savarino, président de la CCI Nice Côte-d'Azur.

Le port de Cannes en chiffres :

・Une superficie de 23 hectares.
・Une équipe de 4 à 55 personnes en saison.
・7 grandes activités :
     - Plaisance / Yachting professionnel
      - Croisière
      - Navettes Côtières
      - Carénage
      - Manifestations
      - Esplanade Pantiero
      - Gare Maritime et Parking

En savoir plus sur la marque Qualité Tourisme TM

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Publié le 15/01/2019

Lancement du French Fab Tour : donner envie d'industrie

A partir du 15 janvier et pour 60 dates, l'opération French Fab Tour sillonne les régions impliquant les acteurs de l'écosystème industriels dont les CCI pour promouvoir une vision positive de l'industrie.

Mots-clés :

Cela ressemble à une tournée spectacle ! Le French Fab Tour débute le 15 janvier 2019 pour 60 dates à travers le pays pour promouvoir le nouveau visage de l'industrie. Initié par Bpi et ses partenaires (Etat, Régions de France, Business France, France industrie et l'Alliance pour l'industrie du futur dont est membre CCI France), le French Fab Tour se présente comme l'étendard d'une industrie française en transformation.

Un étendard déployé pour la première fois le 15 janvier à Laval en Mayenne au sommet du village high tech de 3 000 m2 où expose pendant une journée des industriels français, PME et grands groupes installés dans la région, des clusters et plus globalement tous les acteurs des écosystèmes locaux de l'industrie.

Objectifs affichés de cette manifestation : valoriser les métiers attractifs de l'industrie, présenter son évolution vers l'usine 4.0 et proposer des offres d'emploi notamment à destination de la jeunesse. A cet effet, une plateforme de recrutement sera accessible qui devrait proposer 45 000 postes.

Autant d'initiatives visant à donner à voir une autre visage d'une industrie « innovante, exportatrice et ouverte aux évolutions ». Cette opération entend véhiculer une image positive d'un secteur d'activité dont la part dans l'économie nationale a diminué (de 16.5 % en 2000 à 10 % du PIB en 2015) et dont le redressement passera, notamment, par des investissements en innovation et par la montée en gamme de ses produits afin d'acquérir un compétitivité prix/produit plus forte.

Lancée en octobre 2017 par Bruno Le maire, Ministre de l'économie et des finances, sur le modèle de la French Tech (en reprenant d'ailleurs le même emblème national du coq rouge décliné cette fois-ci en bleu), la marque French Fab peut être incarnée par les entreprises industrielles qui produisent en France et qui se projettent dans le futur via un développement numérique, écologique et environnemental ou à l'international. L'emblème French Fab peut être aussi porté par l'ensemble de l'écosystème français de l'industrie en France et à l'étranger, et ce, afin de traduire en actions les ambitions du tissu industriel français.

Les 1ère dates du French Fab Tour

15 janvier : Laval
17 janvier : Le Mans
22 janvier : Cholet
25 janvier : Saint-Nazaire
29 janvier : Caen
31 janvier : Le Havre

Plus d'informations sur le site de la French Fab

10% du pib

L'industrie manufacturière représente 10% du produit intérieur brut (PIB) en France

870 milliards d'euros

Le chiffre d'affaires de l'industrie manufacturière s'élève à près de 870 milliards d'euros hors taxe

2,7 millions de salariés

L'industrie française emploie 2,7 millions de salariés directs (hors interim) au 2ème trimestre 2016

235 000 entreprises

Il existe en France plus de 235 000 entreprises industrielles

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Publié le 14/01/2019

Les « Boîtes à vélo », un réseau qui grandit !

Le premier congrès national des boîtes à vélo se tient les 18 et 19 janvier 2019. L'occasion pour les entreprises qui utilisent le vélo pour leurs déplacements professionnels de renforcer leur communauté et de travailler à la création d'un groupement national.

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Nantes, Angers, Lyon, Paris ou encore Grenoble, les « boîtes à vélo » se sont déjà regroupées en associations dans plusieurs villes de France. De l'esthéticienne qui se déplace en vélo à l'entreprise de livraison qui travaille à bicyclette, les « BàV » regroupent des professionnels qui utilisent le vélo comme utilitaire, pour des raisons pratiques mais aussi écologiques.

« À vélo, nous passons partout dans le cœur de ville, explique Hélène Grellier, chef de l'entreprise de triporteurs K'liveo et élue bénévole à la CCI d'Angers. Nous avons une grande flexibilité et pouvons arriver juste devant chez le client. C'est aussi un moyen de transport écologique qui ne fait pas de bruit et n'émet pas de rejet de CO2 ».
Pour ces professionnels de plus en plus nombreux, il est essentiel de se réunir afin d'aborder ensemble les problématiques du quotidien. Cela permet de proposer des solutions d'amélioration au niveau local comme au niveau réglementaire et donc national.

Un premier rassemblement

Les 18 et 19 janvier prochains, près de 150 entreprises participent au premier congrès des Boîtes à vélo au Centre Pierre Cointreau de la CCI d'Angers. Ces deux jours vont leur permettre d'échanger sur leurs problématiques spécifiques et de travailler à la constitution d'une association nationale, « Boîte à vélo France ».

Consulter le programme du congrès

CCI France et le réseau des CCI sont mobilisés pour accompagner les entreprises engagées dans une démarche de développement durable. Les stages proposés par le Centre de Formation du Développement Durable et de l'Environnement (CFDE) peuvent les aider à adapter et optimiser leur activité.

 
 
 
 

 Actualité 

Publié le 16/12/2013

Capitaines d'industrie, portraits de dirigeants qui ont marqué leurs territoires

Mots-clés :

 

 

Dans le cadre du programme « 2013, Année de l’industrie », les CCI de France ont réalisé un ouvrage collectif mettant en relief les portraits de 23 « Capitaines d’industrie ».

 

Cet ouvrage met en lumière les parcours remarquables de dirigeants d’entreprise industrielle qui, par leur personnalité, leur vision et leur dynamisme ont permis la création de valeur et d’emplois dans nos territoires.

 

En leur rendant hommage, les CCI de France ont souhaité valoriser tout un secteur dont l’image a été trop souvent écornée alors qu’il constitue le moteur de notre croissance par son effet d’entrainement sur tous les autres.