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Publié le 08/10/2020

9 ème édition du mois européen de la cybersécurité : halte au chantage numérique

Le Cybermoi/s 2020, déclinaison française du Mois européen de la cybersécurité, entend sensibiliser, les professionnels comme les particuliers, aux menaces liées au chantage numérique. Pendant le mois d'octobre, de nombreuses manifestations (conférences, débats, campagnes de communication…) sont organisées partout en France pour alerter sur les risques liés aux « rançongiciels » et au chantage à la webcam. Comme chaque année, CCI France et le réseau des CCI sont partenaires du Cybermoi/s.

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L’année 2020, marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, cache aussi une autre menace, celle des virus et « des chantages numériques » ! Confinés, puis reprenant leur activité en télétravaillant et donc en utilisant largement les technologies de communication et les services numériques, les français et les entreprises de toute taille ont été confrontés à la menace et au risque numériques. C’est pour sensibiliser à ce risque, apprendre à mieux y faire face et à le gérer qu’à l’initiative de l’ANSSI et de ses partenaires le Cybermoi/s propose pendant tout le mois d’octobre 2020 des événements et des manifestations à destination des entreprises et du grand public.

Déclinaison française du Mois européen de la cybersécurité, le Cybermoi/s mobilise tous les acteurs publics, dont les CCI, et associatifs pour organiser des activités de sensibilisation au chantage numérique qui vise les professionnels comme les particuliers. Ce chantage numérique se traduit par deux types de comportements malveillants, tous les deux en recrudescence : les « rançongiciels » et le chantage à la webcam.

30 % des collectivités territoriales victimes

Les « rançongiciels » sont des programmes informatiques qui ont pour finalité de prendre le contrôle à distance d'un ordinateur ou du système d'information d'une organisation. Ils se traduisent par des conséquences très pénalisantes pour la victime. Cette dernière ne peut plus consulter ou traiter ses données informatiques sans le paiement d'une rançon.

Plusieurs études récentes, dont celle de la CCI Paris-Île-de-France et CCI France attestent de la multiplication de cette pratique qui touche les particuliers (soit un quart des victimes ayant demandé l’assistance de la plateforme publique Cybermalveillance.gouv.fr), les entreprises (notamment industrielles et du secteur de la santé) et les collectivités territoriales. Ainsi, 30% des conseils territoriaux et des villes sont affectés par les « rançongiciels » selon l’étude MIPS 2020 du Club de la sécurité de l'information français.

La deuxième catégorie de chantage numérique concerne le chantage à la webcam qui s’est multiplié pendant la période de confinement. Les particuliers victimes de cette tentative de chantage reçoivent des mails les menaçant de publier des vidéos compromettantes, capturées via leur webcam, et de les adresser à leurs contacts personnels et/ou professionnels.

Le plus souvent de chantage à la webcam prétendument piratée ne comporte pas d’élément probant à la clé. Les cybercriminels envoient des emails en masse espérant hameçonner au passage des personnes qui répondent et versent les sommes d’argent réclamées. Un phénomène inquiétant et réel qui représente la quatrième cause de recherche d’informations et de conseils sur le site Cybermalveillance.gouv.fr avec plus de 130 000 consultations de la page dédiée.

Avec cette édition 2020, les autorités européennes et françaises poursuivent leur objectif commun : favoriser l’émergence d’une culture partagée de la sécurité du numérique !


Chantage numérique : pas de panique !

Vous êtes victime d'un chantage à la webcam ou d'un rançongiciel : comment y faire face ?

💶 Ne payez jamais les rançons demandées.

💻 Obtenez de l’assistance auprès de Cybermalveillance.gouv.fr qui vous mettra en relation avec des professionnels à proximité.

👮 Portez plainte auprès des autorités compétentes.


Pour en savoir plus :




« Pérenniser l'entreprise face au risque cyber : de la cybersécurité à la cyberrésilience »

Une étude CCI PARIS-ÎLE-DE-FRANCE et CCI FRANCE