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Publié le 18/01/2019

Tiers-lieux : travailler, apprendre et partager

Ni le bureau, ni la maison, les tiers-lieux sont des lieux de sociabilité ouverts qui permettent de travailler, d'apprendre et de tisser du lien social.

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Le terme tiers-lieu a été employé pour la première fois en 1989 par Ray Oldenburg, dans son ouvrage The Great Good Place. Le sociologue américain englobait dans cette expression les lieux de sociabilité autres que la maison et le travail. Les tiers-lieux sont donc des lieux de sociabilisation informelle. Ils leur attribuent des caractéristiques comme le fait d'être des lieux « neutres, qui égalisent les statuts sociaux. Selon lui, ces lieux ont pour activité principale la conversation. L'ambiance y est joyeuse et conviviale : on s'y sent chez soi. Pour Oldenburg, les tiers-lieux sont par exemple les cafés, les librairies, les bars, les salons de coiffure… Ces lieux animent les communautés et dynamisent la vie politique.

Le numérique réinvente la notion

L'essor du numérique et le travail indépendant ont remis la notion de tiers-lieu au goût du jour. L'émergence d'espaces identifiés comme des tiers-lieux répond à une demande de lieux de travail alternatifs qui offrent une souplesse d'utilisation, répondent aux besoins des indépendants, des télétravailleurs et des jeunes start-up. Aujourd'hui l'expression « tiers-lieu » désigne généralement les espaces de coworking ainsi que les lieux d'innovation.

Coworking, fablab et hackerspace

Le mot tiers-lieu recouvre de multiples réalités, notamment :

  • Les espaces de coworking : nés en 2005, à San Francisco, de la volonté de travailleurs indépendants (graphistes, webdesigners…) de sortir de leur isolement et de faire des économies en partageant des bureaux.

  • Les fablabs : de l'anglais fabrication laboratories ou « laboratoires de fabrication », ce sont des lieux ouverts au public où sont mis à disposition des outils de fabrication numérique (ex : imprimantes 3D) pour la conception et la réalisation d'objets. Ils sont encadrés par une charte établie par le MIT, où est né le premier fablab en 2001.

  • Les hackerspaces, les makerspaces : ce sont des ateliers de fabrication collaboratifs fondés sur le partage de connaissances et d'outils. Ils sont davantage tournés vers le logiciel et la fabrication de robots.

  • Les repair cafés et ateliers partagés : des espaces où l'on apprend à réparer ensemble.

Selon la Coopérative des Tiers-Lieux, un tiers-lieu est composé de 7 ingrédients : le travail, la créativité, la flexibilité, la proximité, les solutions alternatives, les rencontres, les connaissances.

Des espaces pour redynamiser les territoires

Les tiers-tiers favorisent notamment l'émergence d'idées, la coopération, la solidarité. En bref, ils contribuent au maintien du lien social. Ils sont donc des outils adaptés à la redynamisation des territoires. Par ailleurs, ils permettent de maintenir des actifs en milieu rural ou en périphérie urbaine en leur offrant des espaces de travail. Ce sont des lieux sécurisants pour des personnes travaillant seules, pour des associations ou des start-up qui se lancent. Ils permettent de bâtir un réseau d'entraide, de se former, de développer la créativité et donc l'innovation.

Plusieurs Chambres de commerce recensent les tiers-lieux situés sur leurs territoires :

La CCI Morbihan

La CCI Hauts-de-Seine

La CCI Savoie

La CCI du Tarn coordonne un réseau de tiers-lieu appelé Cowork'in Tarn.

 

D'autres tiers-lieux sont à retrouver par ici.