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Hydrogène “vert”, où en est-on ?

À en croire les spécialistes, l'hydrogène “vert”, par opposition à l’hydrogène “gris”, c’est un peu la molécule de l’avenir. Si elle a un rôle essentiel à jouer dans la transition énergétique, de quoi parle-t-on et où en est-on exactement ? 

L’hydrogène “vert”, c’est quoi ?

Souvent mis sur le devant de la scène pour lutter contre le réchauffement climatique, il faut savoir que l’hydrogène est produit de différentes façons.

En effet, il n'est pas toujours “vert”.

Par exemple, l'hydrogène aujourd'hui utilisé dans l'industrie est issu des énergies fossiles, comme le gaz naturel. Or, la conversion de ce gaz en hydrogène génère du CO2, et donc pollue massivement. C’est ce que l’on appelle l'hydrogène “gris”.

Par opposition, l'hydrogène “vert”, est quant à lui produit à partir d'un courant électrique généré par des éoliennes ou des panneaux solaires, et d’eau.

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À quoi ça sert ?

Si sa production reste encore très marginale, l’hydrogène “vert”, permettrait de décarboner des secteurs pour lesquels la réduction des émissions de CO2 s'avère difficile.

C'est le cas du transport sur longue distance, de la chimie, du raffinage ou encore de la sidérurgie. 

En plus de ne rien relâcher de nocif dans l’atmosphère, l’hydrogène “vert” peut être stocké en grandes quantités. Il peut ensuite être converti en électricité, jouant ainsi un rôle crucial dans la perspective de développer massivement les énergies renouvelables. 

 

Un prix encore élevé

Aujourd’hui, l'un des défis à relever est celui du prix.  

La production d'hydrogène “vert” avec un électrolyseur coûte jusqu'à 5 euros le kilo, contre seulement 1,50 euro pour l'hydrogène “gris”, produit à partir de gaz naturel.

Le Conseil National de l'Hydrogène (CNH) , qui rassemble les grands industriels du secteur, estime qu’il est possible de diviser le coût de l'hydrogène “vert” de moitié d'ici à 2030. À 2 conditions :

  • déployer les électrolyseurs de façon massive pour faire baisser leur coût (90 gigawatts, l'équivalent de 90 réacteurs nucléaires)
  • faire baisser significativement le prix de l'électricité renouvelable grâce au développement de l'éolien en mer.  

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Quelle place pour l’hydrogène “vert” en France ?

Dans l'hexagone, au moins 4 projets de ce qu’on appelle des “gigafactories”, des usines géantes, sont déjà sur les rails.  

D’ici 2030, elles permettront d’atteindre 700 fois la capacité de production d’hydrogène décarbonée actuelle.  

Dans le cadre du plan France Relance, l'État prévoit d’investir 7 milliards d'euros pour soutenir la filière industrielle des électrolyseurs et bâtir un écosystème compétitif permettant de décarboner l’économie. 

Par ricochet, et selon les estimations du gouvernement, la filière hydrogène devrait générer entre 100.000 et 150.000 emplois d'ici à 2030. 

Délaissée pendant de nombreuses années, la petite molécule aux grandes promesses énergétiques est désormais présentée comme une arme indispensable dans la lutte contre la crise climatique. 

L'hydrogène “vert”, permettrait ainsi d'éviter l'émission de millions de tonnes de CO2 par an par l’air.  

Quelques chiffres

  • Actuellement, 95% de l’hydrogène produit dans le monde est “gris” (ou “fossile”).

  • D’ici 2030, entre 100.000 et 150.000 emplois devraient être créés en France dans la filière hydrogène.

  • Les voitures alimentées en hydrogène sont jusqu’à 75 % plus écologiques que les véhicules thermiques traditionnels.

  • A l’horizon 2050, l’hydrogène “vert” (ou “ bas carbone”) devrait représenter 20% de l’effort pour limiter à 2% le réchauffement climatique. 

  • D’ici une trentaine d’années, environ 20% de l’énergie consommée dans le monde sera de l’hydrogène.

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Mis à jour le 1 septembre 2021