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Les métiers du transport et de la logistique

Le boom du e-commerce et l’expansion de la mondialisation dopent les activités de transport et de logistique. Entre numérisation des processus, intégration de nouvelles technologies, prise en compte des enjeux environnementaux et développement de nouvelles formes de mobilités, le secteur est en pleine transformation. Et en pleine croissance, il est pourvoyeur d’emplois en nombre et de mobilités professionnelles et géographiques.

La crise sanitaire de 2020 a, au moins, eu deux effets positifs pour le secteur du transport et de la logistique. Elle a démontré le caractère essentiel de la chaîne logistique pour le maintien de l’activité économique et l’accès aux biens et produits de première nécessité. Elle a, aussi, accéléré la croissance de la livraison à domicile d’articles commandés en masse sur le net. Cinquième secteur d’activité employant 6 % de la population active, le secteur constitue, de fait, un maillon clé de l’économie nationale.

Transporteurs et logisticiens partagent un même crédo : livrer le bon produit, au bon endroit, au bon moment et au meilleur prix. Pour y parvenir, le secteur est organisé autour de différents modes de transport qui se concurrencent et/ou se complètent : le transport terrestre (54% de l’activité), la logistique (25%), les activités de courrier (15%), le transport aérien (5%), maritime et fluvial (1%). L’enjeu pour les professionnels du secteur est d’assurer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement (désignée couramment par l’anglicisme « supply chain »). Il s’agit de gérer l’ensemble des flux physiques (circulation de la marchandise du producteur au consommateur), les flux d’informations entre les différentes parties prenantes (le vendeur, le transporteur, le logisticien, le distributeur et l’acheteur) mais aussi les flux financiers et administratifs associés aux transactions.

Innovations en continu

Pour marier maîtrise des coûts et efficacité des livraisons en termes de qualité et de rapidité, les professionnels du secteur s’attachent à réduire au maximum tant, les stocks dans une logique de « juste à temps », que les risques de rupture de charges. Pour relever ces défis, le secteur s’adapte et innove en continu. Automatisation, robotisation, cobotisation (robot collaboratif en appui des personnels) ainsi que les exosquelettes pour alléger la charge physique dans les entrepôts, connectivité grâce aux puces RFID à l’internet des objets pour tracer la circulation des biens depuis leur départ du lieu de production jusqu’à leur réception chez le client, big data et intelligence artificielle pour mieux anticiper les commandes, tels sont les principaux changements technologiques des activités de transport et de logistique.

Le recours à ces innovations se traduit par une amélioration des conditions de travail des métiers de caristes ou de magasiniers, par une élévation de la qualification des fonctions classiques de logisticiens (gestionnaire des stocks ou de l’approvisionnement, responsable de maintenance ou directeur logistique) et par l’appel à de nouvelles compétences d’experts en numérique pour gérer les chaînes d’approvisionnement. La performance de la « supply chain » repose ainsi sur une analyse précise et fiable des données relatives aux stocks et aux flux de marchandises. De la même façon, les ingénieurs et développeurs informatiques sont mobilisés pour sécuriser les données échangées dans le cadre des blockchains (ou chaînes de blocs) qui permettent de stocker et transmettre des informations de manière transparente, sûre et sans organe central de contrôle.

Logisticien
Opérateur logistique
Conducteur routier
Conducteur de train
Cariste

Des opportunités à tous les niveaux

En pleine mutation et en pleine croissance, le secteur des transport et de la logistique manque pourtant de candidats pour assurer son développement et pour renouveler ses effectifs. France Stratégie a ainsi comptabilisé le nombre de recrutements attendus dans son étude « Les métiers en 2022 ». Ce ne sont pas moins de 540 000 postes qui sont à pourvoir dont 223 000 conducteurs routiers sachant que le secteur enregistre 457 000 départs à la retraite. Dans un secteur où la moyenne d’âge est élevée (43 ans), des opportunités s’offrent aux jeunes postulants à tous les niveaux de qualification. Autre atout du secteur, la mobilité tant professionnelle que géographique qu’il propose. La promotion interne est encouragée à tous les étages pour les candidats motivés. Un magasinier cariste peut ainsi devenir chef magasinier puis à terme chef d’entrepôt ou responsable d’exploitation. Un responsable maintenance peut, tout à fait, évoluer vers des fonctions de directeur technique ou prendre en charge des démarches qualité dans l’entreprise. Autre caractéristique, l’ouverture à l’international de l’activité. Les compétences en langues permettent de postuler à des postes à l’international comme celui de responsable logistique dans des entreprises industrielles ayant des entrepôts ou des plates-formes à l’étranger.

Le dernier kilomètre vert

Enfin, il est à souligner que le secteur est aussi attendu pour imaginer de nouvelles solutions, de nouvelles offres de services pour répondre aux enjeux environnementaux. La réduction de l’impact environnemental des transports passe par une diversification des modes de transport en privilégiant autant que faire se peut ceux qui sont les moins émetteurs en CO₂ (fluvial, maritime, véhicules hybrides ou électriques pour le dernier kilomètre). La logistique urbaine invite d’ailleurs à imaginer des modalités de livraison à plus faibles externalités négatives pour réduire la pollution, les embouteillages, l’accidentologie. L’analyse des flux de données permet d’imaginer les modes de livraison les mieux adaptées aux attentes des clients et aux contraintes des élus locaux (livraisons groupées, en vélos ou véhicules électriques…). L’exercice des métiers dans le secteur s’en trouvera impacté. Le logisticien à l’avenir pourrait ainsi avoir à gérer l’organisation du retour des invendus et la gestion des matériels en location ou d’occasion. Des missions stimulantes…

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Le saviez-vous ?

5ème
activité économique en France ²

1,42millions de salariés ¹

70%
de salariés en CDI ²

2,1 millions
d’emplois dans les métiers du transport et de la logistique en 2019 ¹

16%
d’emplois dans les métiers du transport et de la logistique en 2019 ¹

18%
de femmes ²

Sources :
¹ Pôle emploi « les métiers du transports et de la logistique » 2017 et Dares France Stratégie « les métiers en 2022 »
² Régions job, 2019

Crée le 6 décembre 2021