visuel

Publié le 14/06/2019

Simon Boucly : Dessein animé

Portrait d'un jeune diplômé de Supinfocom Rubika animé par la passion du mouvement

Mots-clés :

Tout mouvement est créateur. La citation d'Edgar Poe colle parfaitement à Simon Boucly, diplômé de Supinfocom, école d'animation du groupe Rubika. Déjà tout petit, Simon s'amusait à mettre en place des scénettes avec des LEGO qu'il prenait en photo pour en faire, ensuite, des petites animations. L'envie de capter le mouvement ne l'a plus quitté. Plus tard, lors des repas de famille, dans les bars, au zoo, Simon dessinait, guettant partout les gestes, les déplacements. Lorsque le temps du choix des études est arrivé, « un déclic s'est produit » à l'occasion d'une journée portes ouvertes à la serre numérique qui abrite Rubika et à la faveur d'un échange avec une étudiante de 3 ème année. Les cours avec des professionnels, les projets menés par les étudiants, l'envie était là. « Mais c'était surtout l'animation de l'image qui m'attirait même si je ne savais pas trop pourquoi », explique Simon. « C'est en deuxième année en découvrant les techniques d'animation que j'ai vraiment su que ç'était ça que je voulais faire », confie le jeune diplômé.

Du mouvement avant toute chose

Son projet professionnel a émergé progressivement au gré des échanges avec les professeurs et les professionnels intervenant dans l'école. « En découvrant toutes les étapes d'un film, on commence à se faire une idée plus précise de ce qui nous plaît vraiment, techniquement comme artistiquement. C'est l'avantage d'une école généraliste comme Supinfocom ; on traite de toutes les facettes de la création ». Mais si l'école lui fournit des clés, il n'a pas voulu s'en contenter. Il n'a eu de cesse de chercher à compléter les enseignements par des recherches sur internet ou à la faveur de discussions avec des professionnels de l'animation.
« L'école permet de se construire un réseau », de découvrir de nouvelles techniques et de se créer des opportunités de stages ou de collaborations professionnelles. Suivant les encouragements de l'école, Simon s'est aussi ouvert à des productions artistiques diverses comme la danse, le saxophone ou le chant explorant à chaque fois le mouvement exprimé sous des formes variées, celui des corps ou des sons.

Une graine, un terreau, une serre

Après une scolarité qui lui a permis de « s'ouvrir aux autres » grâce aux travaux en groupe sur de nombreux projets, il a décroché son diplôme en juin 2018. Il a ainsi pu enchaîner les missions dans des studios à Paris et en Belgique, avant de repartir prochainement à Paris (pour travailler sur les « Minons 2 ») et, peut-être, d'aller « bosser » à Munich. Des expériences qui ont enrichi son portfolio de réalisations professionnelles et non plus seulement scolaires. Son rêve ? Travailler un jour dans les fameux studios PIXAR où ont été conçus les films « Toy Story », « Némo », « Ratatouille » ou plus récemment « Coco ». D'ici là, son futur proche c'est l'attente des résultats du festival international du film d'animation d'Annecy 2019. Le film « the stained club » auquel il a participé en tant que « rigger » est en compétition dans la catégorie film de fin d'études en concurrence avec 51 autres films sur le millier de productions adressées aux organisateurs.

« Suivre son instinct et s'ouvrir à toutes les formes artistiques. »

Pour ce film qui traite des violences psychologiques dont sont victimes des enfants, il était chargé de la conception du squelette des personnages, composante technique essentielle pour donner aux personnages des mouvements proches de la réalité (tiens, tiens, encore sa passion du mouvement !). Et s'il devait donner un seul conseil à un jeune intéressé par une formation aux films d'animation ?
« J'en donnerai deux ! Premièrement : avant même de choisir son école, listez toutes les choses et activités qui vous inspirent et surtout suivre son instinct. Deuxièmement : s'ouvrir à toutes les formes artistiques qui expriment ce qui vous inspire »
. Et de résumer sa pensée sous les arcades de la serre numérique de Rubika : « une bonne graine ne poussera jamais dans un mauvais terreau ! »