visuel

Publié le 28/02/2019

Staphyt : entreprise familiale devenue leader mondial en agrosciences

En 30 ans, l'entreprise Staphyt, fondée par Catherine et Jacques Boisleux, a acquis une solide expérience en prestation de services dans les domaines des agrosciences et du conseil réglementaire. Historiquement installée dans la ferme familiale dans l'Artois, elle est aujourd'hui présente dans une vingtaine de pays dans le monde.

Mots-clés :

Situés dans le triangle Paris-Londres-Bruxelles, les Hauts-de-France s'inscrivent au cœur de l'Europe. Leur façade maritime ouverte sur deux mers et leurs infrastructures de transport performantes en font un territoire dynamique et attractif. De la Baie de Somme aux caps Blanc-Nez et Gris-Nez, le littoral offre des paysages attrayants et des loisirs variés. Il est aussi riche en sites historiques et culturels, du Château de Chantilly à l'historial de la Grande Guerre de Péronne en passant par le musée Alexandre Dumas à Villers-Cotterêts.

 

Troisième région de France, avec 6 millions d'habitants, c'est aussi la plus jeune en raison d'un nombre important de naissances. Même si on assiste à une tertiarisation des activités sur certaines zones du territoire, autour de Lille et Compiègne notamment, l'économie des Hauts-de-France reste largement tournée vers l'industrie. Malgré le déclin des activités industrielles amorcé dans les années soixante, elle est encore le premier employeur de la région (17% des salariés). Trois secteurs se démarquent particulièrement : la chimie-pharmacie, la métallurgie-sidérurgie, et les biens d'équipements.

Les Hauts-de-France sont aussi une terre d'agriculture. 75 % des pommes de terre françaises y sont cultivées ainsi que l'intégralité de la production française de betteraves et de choux de Bruxelles. L'industrie agroalimentaire y est donc également un secteur important. On compte 1 300 établissements et 53 000 salariés dans cette industrie de pointe.

 

Staphyt, entreprise experte en agrosciences et conseil réglementaire

C'est dans la ferme familiale d'Inchy-en-Artois, entre Arras et Cambrai, que Catherine Boisleux et son mari Jacques ont créé Staphyt, il y a 30 ans. « Nous venions de nous marier. Mon mari était agriculteur et moi ingénieure agronome, se rappelle Catherine Boisleux. Nous souhaitions bâtir ensemble un projet qui allie nos expériences et qui soit innovant. » Staphyt est devenue une entreprise spécialisée dans la prestation de services dans les agrosciences et le conseil réglementaire.

D'une part, elle accompagne les professionnels de la protection, de la nutrition et de l'amélioration des plantes dans le développement et la mise en marché de leurs produits. D'autre part, Staphyt conseille les professionnels pour l'homologation de nouveaux intrants pour l'agriculture et de produits non agricoles (biocides, cosmétiques, médicaments…). Elle agit aussi bien dans le secteur de l'agriculture conventionnelle que l'agriculture biologique et travaille pour de grands groupes comme pour des structures locales.

 

« En 1989, nous ne savions pas où nous allions, ni comment, ni la forme que ça allait prendre. Mais nous avions notre motivation d'entrepreneurs. Nous étions un peu fous mais nous gardions les pieds sur terre », se souvient Catherine Boisleux. 30 ans plus tard, l'entreprise est restée familiale – elle est détenue à 90% par la famille Boisleux – mais force est de constater qu'elle a bien grandi. Elle emploie 470 personnes réparties dans 18 pays, sur 3 continents. Elle dispose de 74 stations d'expérimentation dans le monde et a réalisé en 2018 un chiffre d'affaires d'environ 38 millions d'euros. En juin 2018, Staphyt a reçu le trophée « meilleur performance à l'export » lors de la première édition des Trophées CCI France International.

Une entreprise en croissance constante

Depuis trois décennies, les dirigeants de Staphyt ont fait le choix de développer l'entreprise en misant sur une croissance interne et externe. « En France, nous avons repris des entreprises et le marché a évolué, nous permettant d'accroître nos parts de marché, détaille Olivier Marchioro, directeur général. A l'étranger, notre croissance s'est majoritairement concrétisée par le rachat d'entreprises. Nous allons y chercher une expertise particulière et couvrir de nouveaux territoires. »

À mesure que l'entreprise a grandi, il a fallu la réorganiser. « Nous mettons en place des principes de l'entreprise libérée. Nous avons adopté une réorganisation en business units par métiers ou secteurs géographiques et accordé plus d'autonomie aux équipes », illustre le directeur général. L'équipe de management, elle, peut ainsi se concentrer sur les aspects stratégiques. « Nous passons ainsi le relais à nos équipes en qui nous avons pleine confiance, résume Olivier Marchioro. En tant que prestataire de services, nous vendons l'expertise de nos équipes. La première valeur de notre entreprise, c'est l'humain. »

 

Adaptation, agilité et innovation

Un autre enjeu majeur pour Staphyt est de s'adapter à un secteur en plein bouleversement. « Les métiers de la R&D sont toujours dans l'anticipation, explique le directeur général de Staphyt. Or, l'agriculture vit aujourd'hui des changements importants. » L'entreprise familiale a par exemple pris le train du bio et a dû s'adapter à l'évolution de ses clients, de plus en plus internationaux en raison de nombreuses fusions et acquisitions dans le secteur. « Adaptation, agilité et innovation sont les trois mots-clés qui nous permettent de voir loin », résume Olivier Marchioro.

Même si elle a conquis de nouveaux territoires au gré de sa croissance, Staphyt reste très liée à son territoire, le Nord, où tout a commencé. « Nous nous sommes implantés dans la région pour des raisons historiques et familiales, explique Catherine Boisleux. C'était un lieu cohérent avec notre projet : bien desservi, assez proche de Paris, et où nous disposions d'un réseau solide dans le monde agricole. » Dès le départ, l'entreprise s'est rapprochée de la Chambre de Commerce d'Arras pour être accompagnée sur les thématiques de la création et de la formation. Plusieurs de ses cadres ont notamment suivi, à l'époque, le cycle Everest de l'Institut des Managers à Arras. « Nous avons eu l'opportunité d'être épaulés au démarrage et de trouver des solutions aux problèmes qu'on rencontrait au départ », témoigne la cofondatrice.

 

Séduire des talents

Aujourd'hui, Staphyt peut puiser dans les nombreuses écoles du territoire pour recruter techniciens et cadres dont le cœur de métier sont les agrosciences. En revanche, elle a plus de difficultés à attirer des cadres en Hauts-de-France, hors métiers agricoles. À l'étranger aussi, l'entreprise peine parfois à employer. « En Australie ou en Angleterre, nous avons du mal à trouver des techniciens car il existe peu de formations aux expérimentations là-bas, indique Catherine Boisleux. Nous formons donc nos employés en interne à l'expérimentation technique et au travail sur le terrain. » Pour accroître son rayonnement, l'entreprise artésienne travaille sur sa présence sur les réseaux sociaux, noue des liens avec des structures de recrutement et accueille de nombreux stagiaires pour faire découvrir ses métiers, susciter des vocations et, qui sait, donner envie de la rejoindre.

 

Pour en savoir plus :

Site web : www.staphyt.com

Linkedin - Twitter - Facebook - Instagram - Youtube


CCI Artois : Site web

CCI Hauts-de-France : Site web