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 TDF Cybersécurité

Publié le 19/02/2018

« Tour de France de la Cybersécurité » Cybercercle - CCI de France : demandez le programme !

Comprendre les cyber-menaces pour mieux s'en protéger

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Pour les entreprises visées par les cyberattaques, les pertes financières se chiffrent désormais en millions d'euros et 60 % des entreprises perdant leurs données cessent leur activité dans les 6 mois qui suivent. Face à cette menace, et parce qu'il n'y pas de transformation numérique réussie et pérenne sans sécurité numérique, les CCI de France et le Cybercercle lancent le « Tour de France de la Cybersécurité ». Avec l'appui des professionnels et des pouvoirs publics, il s'agira de porter la sensibilisation au cœur des territoires, à la rencontre des entreprises et des collectivités. Parmi les étapes déjà prévues : Pau, le Havre, Nantes, Toulouse, Lannion, Avignon… demandez le programme !

Programme

La prise de conscience des risques numériques liés aux cyberattaques sur des systèmes industriels est très récente et peu généralisée. Or, avec le développement du concept de l'industrie du futur, le développement de l'Internet des objets, les installations industrielles de plus en plus connectées doivent prendre en compte le risque d'attaques numérique. C'est pour répondre à ces enjeux que les SCADAYS ont été créées, des tables rondes et des ateliers thématiques sur l'industrie du futur, les infrastructures de l'eau, les data centers, les infrastructures hospitalières, les process industriels et les infrastructures smart cities...

#SCADAYS

Les Rencontres de la Cybersécurité de Pau seront l'occasion pour l'ensemble des acteurs économiques locaux d'être mieux informés sur les enjeux de la cybersécurité et de l'évolution du cadre réglementaire auquel ils sont et seront soumis encore davantage dans les années à venir, mais aussi d'approfondir le sujet à travers des thématiques sectorielles et les nouveaux usages numériques (cyberassurance, IoT, SCADA, charte informatique) qui sont les leur. Un atelier « la cybersécurité pour les nuls : comment protéger son poste de travail » sera par ailleurs proposé.

#RCyberPau

  • 5 avril 2018, Le Havre : Journées Sécurité Numérique Sécurité Portuaire

La première édition des « Journées Sécurité Numérique – Sécurité Portuaire se déroulera dans la ville du Havre, en associant l'ensemble de l'écosystème local autour du Grand Port Maritime du Havre, et aussi les élus locaux. Au-delà de cet auditoire naturel, cet événement s'inscrit également dans une dimension nationale en conviant les directeurs, responsables de la sureté-sécurité et de la cybersécurité des ports de l'ensemble du territoire national, ainsi que les acteurs de la cybersécurité.

#SNSP2018

  • 8 juin 2018, Lannion : Rencontres de la Cybersécurité dans les Côtes d'Armor

La première édition de ces rencontres sera l'occasion pour l'ensemble des acteurs économiques locaux d'être mieux informés sur les enjeux de la cybersécurité et de l'évolution du cadre réglementaire auquel ils sont et seront soumis encore davantage dans les années à venir, mais aussi d'approfondir le sujet à travers des thématiques sectorielles et les nouveaux usages numériques (cyberassurance, IoT, SCADA, charte informatique) qui sont les leurs.

  • 20 septembre 2018, Toulouse : Cybersécurité et Territoires

Cybersécurité et Territoires lancée à Fleurance (Gers) a pour objectif de traiter les sujets de cybersécurité à l'aune des problématiques numériques des territoires péri-urbains et ruraux. Cet événement permet ainsi aux collectivités et aux acteurs économiques de mieux appréhender les enjeux de cybersécurité liés au développement via le numérique. Il permet à l'ensemble des acteurs concernés, publics et privés, nationaux et territoriaux d'échanger dans un cadre de confiance et convivial. Chaque édition réunit entre 200 et 250 participants autour d'intervenants venus de l'ensemble du territoire.

#CyberTerritoires

  • 5 octobre 2018, Nantes : Rencontres de la Cybersécurité dans les Pays de la Loire

La journée permettra d'aller à la rencontre de l'écosystème local, des besoins des acteurs publics et privés et de la valorisation des pme-pmi locales de cybersécurité. Cet événement aura lieu pendant l'European CyberSecurity Month. Il est inscrit sur le registre européen des manifestations #ECSM, label soutenu par l'ENISA et la Commission européenne

  • 17 octobre 2018, Avignon : La « nuit de la Cyber »

Documentaires, chaines de vulgarisation, films de sensibilisation dont le récent palmarès du Festival du Film Sécurité 2018… sensibiliser et raconter la cybersécurité se fera sous le signe de l'image et du message à porter auprès du grand publique sur la sécurité numérique. Cet événement aura lieu pendant l'European CyberSecurity Month. Il est inscrit sur le registre européen des manifestations #ECSM, label soutenu par l'ENISA et la Commission européenne.

#NuitdelaCyber

Ce programme est susceptible de s'enrichir de nouvelles étapes en 2018.

Publié le 19/02/2018

Trophées SilverEco 2018 : La Silver Economie fait son cinéma

Silver night : les trophées de la silver économie au grand Rex à Paris le 29 mars prochain.

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Pour fêter cette 10ème édition anniversaire, tous les acteurs de la Silver économie et du bien-vieillir sont invités le 29 mars 2018 dans le plus grand cinéma d'Europe : Le Grand REX à Paris !

Qu'il s'agisse de R&D, de Design for All, de nouvelles technologies, de nouveaux services, d'architecture, de distribution, de marketing (…), la Silver économie est un formidable territoire d'innovations.

Silver Night fédère et rassemble tous les acteurs de la Silver économie à l'occasion d'une grande soirée de gala visant à récompenser les meilleures initiatives Silver Eco.

Vous pouvez encore candidater, n'hésitez pas !!! Télécharger le dossier de candidature (A retourner avant le 23 février 2018)

CCI France soutient et est partenaire de cette opération

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Publié le 12/02/2018

RGPD : le nouveau cadre légal pour la protection des données personnelles

L'Europe s'est dotée d'un cadre harmonisé pour sécuriser les données personnelles qui entrera en vigueur le 25 mai 2018 renforçant les droits des personnes mais aussi les obligations des organisations.

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RGPD. Derrière cet acronyme se cache le nouveau cadre légal européen relatif à la gestion et à la sécurisation des données personnelles applicable dès maintenant et obligatoire à partir du 25 mai 2018 : le Règlement Général pour la Protection des Données. Le RGPD actualise et adapte la directive européenne du 24 octobre 1995 au regard des nouveaux usages et nouvelles évolutions technologiques notamment numériques (big data, objets connectés, cloud…).

S'agit-il d'une révision générale de la protection des données ou d'une révolution ?  C'est, à tout le moins, une réforme en profondeur de l'exploitation des informations  personnelles dans le domaine professionnel qui s'appliquera dans tous les pays de l'Union et concernera toutes les entreprises traitant des données personnelles de résidents de l'Union européenne, qu'elles soient basées en Europe ou non. Avec à la clé une nouvelle règle du jeu reposant sur ce que les juristes appellent l'inversion de la charge de la preuve : les consommateurs ou citoyens n'auront plus à prouver que leurs données personnelles ont été exploitées contre leur gré ou de façon abusive, ce sont les entreprises gestionnaires de ces données qui devront apporter la preuve qu'ils respectent bien la législation. Les formalités à la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) pour la France seront dorénavant réduites (fin des déclarations, sauf cas spécifiques) mais la responsabilité des entreprises sera plus fortement engagée.  En résumé, les droits des individus mais surtout les obligations des entreprises seront accrus en terme d'information, de responsabilité et de sécurité.

L'essentiel du nouveau règlement tient en 6 points :

QUI EST CONCERNE ?

Toutes les organisations traitant des données personnelles: administrations, établissements publics, associations et bien sûr les entreprises et leurs sous-traitants. A noter que les sous-traitants devront dorénavant prouver à leurs clients ou donneurs d'ordre, à tout moment, le respect des obligations.  Les obligations de mise en conformité varieront en fonction de la sensibilité et de la volumétrie des données qu'elles traiteront ainsi que de l'impact de ces données sur l'activité de l'organisation. Ainsi une start-up manipulant des données sur la santé ou sur les opinions politiques de personnes devra se conformer à des règles plus contraignantes que des  entreprises de taille beaucoup plus importante mais ayant un usage de données moins sensibles.

QUELLES DONNEES SONT VISEES ?

Toute information qui se rapporte à une personne physique identifiée ou identifiable : le nom, le prénom, l'adresse postale, la géolocalisation, l'adresse électronique (personnelle ou professionnelle), l'adresse IP, les cookies, n° d'identification (carte d'identité, carte de sécurité sociale…).

Le traitement des données à caractère personnel qui révèle l'origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques ou l'appartenance syndicale, ainsi que le traitement des données génétiques, biométriques, de santé, concernant l'orientation sexuelle sont interdits, sauf cas spécifiques.

QUELS DROITS POUR LES PERSONNES ?

La protection des droits des individus est clairement renforcée par le nouveau règlement. Les personnes devront être informées d'une façon concise, compréhensible et aisément accessible sur l'usage des données personnelles collectées, devront donner leur consentement, lorsqu'il est requis, pour ce traitement et pourront s'y opposer. L'objectif visé est de redonner aux personnes la maîtrise des données les concernant (ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui) incluant la possibilité de récupérer les données les concernant pour leur propre usage. A noter qu'à l'instar du droit de la consommation, des actions collectives pourront être menées contre des organisations soupçonnées de ne pas être en conformité avec le RGDP. Enfin et pour la première fois, la situation particulière des mineurs a été prise en compte (clarté et simplicité de l'information sur le traitement des données, droit au retrait contre ce traitement à l'âge adulte).

QUELLES OBLIGATIONS POUR LES ORGANISATIONS ?

En passant de la procédure des formalités préalables (sous forme de déclaration et d'autorisations auprès de la CNIL) à la logique de conformité, le nouveau règlement invite à la responsabilisation des organisations. Elles devront mettre en œuvre toutes les mesures techniques et organisationnelles nécessaires et adaptées à leur activité pour la protection des données personnelles. Des mesures qui devront s'appliquer tout au long du process de développement des produits ou services : dès la conception (pour minimiser la quantité de données à traiter par exemple) et de façon continue. Les organisations devront être en capacité de démontrer, à tout moment, la conformité des dispositions mises en place en précisant notamment qui est l'auteur de la collecte, la durée de la conservation des données, la finalité de leur exploitation et bien sûr, comme dans le régime actuel, devront informer les personnes de leurs droits à modification ou à suppression des données notamment.

COMMENT PROUVER SA CONFORMITE ?

Le RGPD oblige notamment les entreprises à :

  • Recueillir la preuve du consentement des individus pour la finalité du traitement de données (sauf, notamment, dans le cadre de l'exécution d'un contrat, pour le respect d'une obligation légale ou l'exécution d'une mission de service public)
  • Informer les individus sur les finalités et la durée de conservation des données, ainsi que leurs droits, au moment de la collecte des données
  • Tenir un registre listant tous les traitements de données
  • Analyser l'impact des éventuels traitements à risque fort
  • Notifier à la CNIL toute faille de sécurité dans son système de traitement des données (dans un délai de 72 heures) et prévenir les personnes concernées en cas de destruction, perte ou fuite dans les meilleurs délais.
  • Désigner un Délégué à la Protection des Données (DPO) pour les entreprises traitant de données de façon régulière,  systématiques et à grande échelle des données personnelles (obligatoire également dans le secteur public). Le DPO peut aussi être partagé entre plusieurs structures.

QUELLES SANCTIONS ?

L'addition en cas d'infraction peut être lourde. Selon la catégorie de l'infraction constatée, l'amende s'échelonne de 2% à 4% du chiffre d'affaires annuel mondial (ou de 10 à 20 millions d'euros). Les autorités de protection auront aussi à leur disposition une série de sanctions administratives graduées allant du simple avertissement à l'ordre de rectification ou de suppression des données incriminées.

L'entreprise devra aussi mettre la main au porte-monnaie pour réparer le préjudice subi par toute personne ayant subi un dommage matériel ou moral (sans plafonnement de l'indemnité de réparation) dans le traitement de données personnelles.

 

Pour en savoir plus sur le nouveau cadre légal et découvrir notamment les étapes et conseils dans la mise en œuvre du RGPD, à consulter le site de la CNIL . En complément et en résumé, à lire la fiche "le point sur la RGPD".

 

Visionner la vidéo "Le RGPD vu par le youtubeur Cookie connecté" réalisée avec la CNIL

 IN NORMANDY

Publié le 09/02/2018

IN Normandy, 1ère édition

L'événement qui vous immergera deux jours dans le futur !

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Les CCI de Normandie organisent les 31 mai et 1er juin 2018 au CID de Deauville IN NORMANDY, l'évènement normand consacré à l'innovation et au numérique qui propose aux entreprises de s'immerger dans le monde de demain.

4000 visiteurs sont attendus pour cette première édition qui réunira 250 exposants répartis au sein de 7 démonstrateurs thématiques : My Smart Enterprise, My Smart Business, My Smart Factory, My Smart Logistic, My Smart Health, My Smart Shop, My Smart City.

Les entreprises proposeront des démonstrations dans des espaces et décors scénarisés, représentant la ville, l'usine, le commerce de demain…

Elles présenteront, sous forme de pitch, leurs innovations, applications innovantes et différenciantes.               

Cet évènement est conçu pour les dirigeants et les décideurs afin de leur permettre de découvrir les nouvelles tendances et solutions applicables directement au sein de leurs entreprises et collectivités.

In Normandy permettra aux visiteurs de vivre une expérience en immersion totale dans le monde de demain. Encadrés par des guides, ils organiseront en amont de l'évènement leur parcours de visite thématique ou technologique, en fonction de leur intérêt.

In Normandy bénéficie du soutien des partenaires régionaux : AD Normandie, Normandigital, le Pôle TES, labellisé Normandy French Tech...

Organisé sur deux jours, il ouvrira ses portes aux étudiants et apprentis du supérieur le vendredi pour promouvoir l'innovation auprès du plus grand nombre.

 

Programme et inscription

 

Publié le 05/02/2018

Tribune - La réforme du CESE : un projet nécessaire et juste

Pierre Goguet, président de CCI France ; Pierre Gattaz, président du Medef ; Anne-Marie Couderc, présidente du groupe des entreprises du Conseil économique, social et environnemental (CESE) ; Olivier de Pembroke, président du Centre des jeunes dirigeants d'entreprise (CJD), François Asselin, président de la confédération des PME (CPME) et Hugues Vidor, président de l'union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES) évoquent la réforme du CESE dans une tribune commune.

Mots-clés :

Lors des vœux aux assemblées, le Président de la République a conforté l'idée de réformer le Conseil économique, social et environnemental (CESE). C'est un projet courageux et nous saluons les efforts d'ouverture et de modernisation que l'équipe et le Président du CESE, Patrick Bernasconi, ont su incarner.  

De quoi s'agit-il ? Traduisant une volonté de simplifier, de renforcer et d'amplifier les missions du CESE, plusieurs axes ont été réaffirmés :

  1. Favoriser une meilleure intégration de l'expression citoyenne, c'est-à-dire faciliter la saisine du CESE notamment par des pétitions citoyennes. Le CESE deviendrait ainsi l'acteur privilégié de la participation des Français à la décision publique. Nous avons toujours été convaincus qu'organiser une meilleure écoute de la société civile était fondamentale, à condition de le faire de façon organisée.
  2. Faire du CESE le point de passage des consultations gouvernementales sur les projets de loi en matière économique, sociale et environnementale. Là aussi, une clarification des missions du CESE est nécessaire : si le CESE est la troisième assemblée de France, il est indispensable que cette assemblée soit saisie automatiquement des textes de loi entrant dans son champ de compétences.
  3. Renforcer les travaux prospectifs. Nous devons pouvoir identifier et évaluer les impacts des projets de réforme en ayant recours à des expertises indépendantes et en faisant appel aux communautés scientifiques. Oui, nous l'affirmons : le rôle du CESE est autant d'anticiper les évolutions à long terme que d'alerter les autres institutions et le gouvernement pour mieux traiter de façon concrète, les solutions à court terme.

Naturellement, lorsque que l'on change les missions, on se penche sur la composition et l'organisation d'une institution qui doit évoluer : le Président de la République a réaffirmé le rôle des corps intermédiaires, ce dont nous nous réjouissons car le CESE est l'expression de la société civile par le biais d'organisations représentatives. Le gouvernement va donc renoncer à nommer des personnalités qualifiées ou associées. Cela se traduira par une diminution de moitié du nombre de conseillers (233 conseillers et 72 personnalités associées). A l'instar des autres assemblées, nous ne pouvons que souscrire à la réduction du nombre de membres.

Si nous nous réjouissons de cette volonté de simplification et d'évolution de l'organisation et des missions du CESE, nous incitons le gouvernement à poursuivre l'effort de simplification du travail législatif en examinant la pertinence de mise en réseau, de rapprochement voire d'intégration de certaines commissions ou instances consultatives avec le CESE.

 

Pierre Goguet, président de CCI France ; Pierre Gattaz, président du Medef ; Anne-Marie Couderc, présidente du groupe des entreprises du Conseil économique, social et environnemental (CESE) ; Olivier de Pembroke, président du Centre des jeunes dirigeants d'entreprise (CJD), François Asselin, président de la confédération des PME (CPME) et Hugues Vidor, président de l'union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES) 

 CROISSANCE PREMIUM

Publié le 01/02/2018

Lancement du programme « Croissance Premium »

500 PME de l'industrie bénéficieront d'un programme d'accompagnement renforcé des entreprises à potentiel de Nouvelle-Aquitaine

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Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Jean-Luc Fouco, président du directoire de l'Agence de Développement et d'Innovation (ADI) Nouvelle-Aquitaine, et Jean-François Clédel, président de la CCI Nouvelle-Aquitaine, ont dévoilé le 1er février le programme «Croissance Premium», opération déployée conjointement par la Région Nouvelle-Aquitaine, l'AADI et la CCI Nouvelle-Aquitaine avec l'appui des 14 CCI territoriales de la Région.

Croissance Premium, programme pilote d'accompagnement renforcé des entreprises stratégiques / à potentiel de Nouvelle-Aquitaine, s'adresse en particulier aux PME des secteurs de l'industrie et des services à l'industrie.

Ce programme a pour objectif de détecter et d'accompagner 500 entreprises sur une année dans la mise en œuvre d'une ou plusieurs démarches à visée stratégique.

Les entreprises à accompagner seront sélectionnées en fonction de critères d'appréciation à la fois quantitatifs et qualitatifs, tels que la santé financière, l'ambition de l'équipe dirigeante, la dynamique de projets, l'impact territorial…

 

Consultez la plaquette de présentation du programme

 

 

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Publié le 26/01/2018

Grande consultation des entrepreneurs : vents favorables

Les chefs d'entreprise ont le moral au beau fixe : l'économie a le vent en poupe tandis que le Gouvernement souffle un vent de réformes appréciées des dirigeants d'entreprise.

 

Tout va pour le mieux ! Plus de ¾ des chefs d'entreprise interrogés en janvier par OpinionWay dans le cadre de la grande consultation CCI France/La Tribune/Europe1 (1) se déclarent confiants pour l'avenir de leur entreprise. 76 % (en progression de 5 points sur un mois), c'est le plus haut score jamais enregistré pour l'indicateur de confiance des entrepreneurs depuis la création du baromètre ! Et les jugements sur les perspectives à douze mois de l'économie française (61% d'avis positifs) et mondiale (59 %) sont à l'avenant. Les entreprises de plus de 10 salariés et celles du secteur de la construction figurent parmi les plus confiantes à tous les niveaux. Des résultats qui s'expliquent logiquement par les prévisions économiques prometteuses de l'économie : selon l'OCDE, la croissance mondiale devrait progresser de 3.7 % cette année quand celle de la zone euro sera de 2.4% et celle de la France de 1.9%.

 

Si les entrepreneurs sont confiants dans l'avenir, ils apprécient aussi le moment présent. Avec un indicateur d'optimisme qui s'élève à 121 (deuxième plus haut niveau depuis le lancement de la grande consultation il y a trois ans), les entreprises sondées, les plus petites comme les plus grandes, sont satisfaites de la situation actuelle (47 % d'opinions en ce sens, + 2 points). La part de celles qui considèrent que « c'était mieux hier » est en diminution constante depuis trois mois (un quart seulement de l'échantillon de cet avis en janvier). En un mois, l'optimisme a progressé de 10 points quand l'inquiétude a reculé de 8 points.

 

Optimistes et confiants, sont de fait les deux adjectifs qui qualifient le mieux l'état d'esprit actuel des entrepreneurs avec respectivement 45 % et 37% d'avis exprimés. Les entreprises de construction et les plus de 10 salariés sont, là encore, les plus fortement représentés dans ces deux catégories. A l'inverse, les commerçants et les plus petites structures sont visiblement moins confiantes et plus attentistes.

Ces tendances encourageantes se retrouvent également dans le jugement porté sur l'action du Président de la République. Si la « Macron mania » née de l'élection du nouveau président et constatée lors de l'enquête de juin 2017 avec 3/4 de jugements positifs chez les entrepreneurs, a un peu diminué d'intensité, elle reste, avec 62 % d'avis favorables, à un niveau élevé progressant même de 10 points par rapport au dernier questionnement sur ce sujet en septembre dernier. Une cote de satisfaction globale qui cache des écarts d'appréciation sensibles entre les entreprises de services (70% de jugements positifs sur l'action présidentielle) et les commerçants (seulement 47%) et entre les plus et les moins de 10 salariés (dix points d'écarts en faveur des plus grosses structures).

 

Hasard des résultats d'enquête, la rupture conventionnelle collective recueille le même taux de suffrages positifs - 62% d'avis plutôt ou très favorables – que l'action du président de la République. L'une des mesures phares des ordonnances du droit du travail est appréciée des patrons sondés qui y voient prioritairement un outil d'ajustement à court terme des effectifs (77%), un mode de rupture moins contraignant qu'un plan de sauvegarde  de l'emploi ou qu'un plan de départ volontaire (71%) et moins traumatisant pour les salariés (66%). Des répondants qui estiment que le dispositif ne devrait pas être « instrumentalisé » par les entreprises « pour rajeunir ses effectifs » (un peu plus de la moitié des sondés seulement sont de cet avis). Les risques financiers d'augmentation des indemnités de départ (avec 59%) et dans la gestion des ressources  humaines sont peu envisagés par les dirigeants d'entreprise (une source de démobilisation des salariés pour 41% des sondés et de départs massifs des talents pour uniquement 33% des répondants).

Logiquement, les chefs d'entreprise estiment à 61 % que la politique économique du Gouvernement donne toujours la priorité à la flexibilité (en progression de 8 points). Le pourcentage de ceux qui pensent qu'elle est équilibrée (35%) est, quant à lui, en baisse de sept points par rapport au mois précédent.

Appréciée, la rupture conventionnelle collective était de fait attendue par les entreprises. Moins de 10 jours après son officialisation, plusieurs grandes entreprises comme le constructeur automobile « PSA » (avec 1300 départs prévus), la chaîne de prêt-à-porter « Pimkie » (un projet de 208 suppressions de postes) ou encore le magazine «Les Inrocks » (une quarantaine de personnes concernées) ont entrepris des négociations avec leurs organisations syndicales pour aboutir à un accord permettant ces ruptures conventionnelles. Des négociations qui ont parfois, comme pour « Pimkie », rencontré l'opposition des syndicats condamnant « un plan social déguisé ».

Il est à noter que les ordonnances portant modification du code et instaurant ce nouveau mode de rupture du contrat de travail, sont visiblement craintes par les salariés associant dans une même ensemble plans de licenciements et ruptures conventionnelles collectives. Selon une récente enquête Ifop/Fiducial pour Sud Radio et CNews, 75 % des français s'attendent à une multiplication des plans de licenciement suite à la réforme du code du travail.

 

Alors que le Gouvernement lance une vaste consultation publique sur 31 premières mesures identifiées du Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises (PACTE) dont l'un des groupes de travail porte sur « le partage de la valeur et l'engagement sociétal » et tandis qu'une mission sur le statut de l'entreprise a été confiée à Nicole Notat (présidente de Vigeo) et Dominique Senard (président de Michelin), l'avis des entrepreneurs sur une réforme de l'objet social de l'entreprise était intéressant à recueillir.

Force est de constater que la vision traditionnelle de l'entreprise et celle du rôle de son dirigeant prédominent toujours.

Pour 55 % des patrons interrogés, une entreprise est d'abord et avant tout là pour « créer de la richesse et de l'emploi sur son territoire » (pour 38% des sondés c'est même le rôle prioritaire de l'entreprise). Et un patron a pour rôle de « dégager le maximum de rentabilité pour son entreprise (près de 40% des réponses).

 

 

Les bénéfices pour la nation des contributions des entreprises sont placés en deuxième position (48%) au même niveau que l'épanouissement professionnel des salariés. Quant aux dimensions de l'intérêt général (25%) ou de la préservation de l'environnement (en dernière position avec 11% des opinions) elles ne figurent visiblement pas dans les missions premières que les patrons ont de leur rôle.

Cette vision de l'entreprise et des chefs d'entreprise défendue dans le sondage est conforme aux prises de positions de certains de leurs représentants (Medef et Afep) craignant pour une remise en question des articles 1832 et 1833 du code civil et, par là même, une mise en cause de décisions patronales par des parties prenantes de l'entreprise.

Des positions en opposition avec des réflexions syndicales (la proposition de société à objet étendu de la CFDT) et des déclarations gouvernementales à l'image du Ministre de la Transition écologique plaidant un objet social de l'entreprise « qui ne peut plus être le simple profit, sans considération aucune pour les femmes et les hommes qui y travaillent, sans regard pour les dégâts environnementaux». Un débat qui ne fait que commencer….

 

 

A découvrir l'intégralité des résultats de la vague de janvier 2018 de la Grande Consultation des Entrepreneurs

 

(1) Sondage Opinionway réalisé par téléphone auprès de 607 dirigeants  d'entreprise entre le 16 et le 23 janvier 2018 dans le cadre de la Grande Consultation des entrepreneurs. 

 

 

GRANDE CONSULTATION

CHEFS D'ENTREPRISE : VOTRE AVIS NOUS INTERESSE

Exprimez-vous ! CCI France invite tous les entrepreneurs qui le souhaitent à donner leur avis sur des sujets d'actualité qui concernent directement leur activité. Des sujets de questionnements que nous vous proposons mais aussi des thématiques que vous souhaitez voir aborder.

En savoir plus et participer à cette grande consultation

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Publié le 26/01/2018

Concours La Fabrique Aviva

La Fabrique Aviva c'est 1 million d'€ pour financer 140 projets entrepreneurs utiles et innovants.

Mots-clés :

La France fourmille d'idées, de projets et les dimensions sociale et responsable occupent une place de plus en plus importante dans le paysage entrepreneurial.

C'est pourquoi La Fabrique Aviva, souhaite soutenir financièrement ces entrepreneurs qui lancent un nouveau projet ou une nouvelle activité.

Pour participer c'est simple et rapide ! Il suffit de compléter une rapide fiche projet avant le 27 février 2018 .

Les 140 projets ayant eu le plus de votes seront finalistes et seront assurés de gagner au moins 2 000 €. Parmi ces finalistes, un Jury, composé de personnalités qualifiées et reconnues, élira 35 Grands Gagnants, qui recevront une aide financière comprise entre 5 000 et 85 000 €.

Cette opération est soutenue par le réseau des CCI.

Tous les détails de l'opération sur www.aviva.fr/LaFabrique  

 Manufacturing Tour

Publié le 25/01/2018

Manufacturing Tour 2018 : demandez le programme

Découvrez la 4ème révolution industrielle de l'intérieur !

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Après des années de repli, l'industrie française redresse la tête portée par un vent de reprise économique, par une politique volontariste de modernisation de notre appareil productif et d'amélioration de sa compétitivité et par une prise de conscience des entreprises qu'une nouvelle étape était franchie, celle de la 4e révolution industrielle.

Imaginé par les CCI de France et CIMAX, en partenariat avec Global Industrie, le cycle de conférences « Manufacturing'Tour » vous invite à observer cette dynamique de l'intérieur en allant, dans les usines, dans les sites industriels, à la rencontre des entreprises industrielles engagées dans des démarches de mutation.

Découvrez les retours d'expériences et les « best practices » des sites industriels français ayant réussi leur transformation digitale, leur montée en gamme, leur internationalisation, leur transition écologique, …

Chaque conférence est suivie d'une visite du site pour vous permettre d'aller plus loin dans le décryptage et de prolonger les échanges.

Quatre conférences « Manufacturing'Tour » sont programmées en 2018 sur les sites de :

  • SEW (Strasbourg), le 8 février 2018 (160 participants maximum)
  • Volvic (Clermont Ferrand), le 28 juin 2018 (110 participants maximum)
  • SKF (Saint-Cyr-sur-Loire) 27 septembre 2018 (100 participants maximum)
  • ARKEMA (Lyon), le 29 novembre 2018 (70 participants maximum)

Pour vous inscrire

Attention, le nombre de places est limité

Publié le 24/01/2018

Welcome in Business Land

La Banque Publique d'Investissement (Bpifrance) et CCI France ont signé le 23 janvier 2018 une convention de partenariat pour faciliter les synergies entre PME et start-ups.

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Les grandes entreprises et les fonds d'investissement se penchent fréquemment sur le berceau des jeunes pousses pour accélérer leur transformation numérique. Mais ces mêmes start-ups peuvent aussi compter sur l'appui bienveillant des PME pour grandir. C'est d'ailleurs la vocation de la plateforme « WELCOME », lancée en 2016 par la Banque Publique d'Investissement (Bpifrance) et déjà  utilisée par le réseau des CCI (en Normandie dans le cadre du CCI Link HUB), pour mettre en relation PME dites traditionnelles et les jeunes entreprises de la nouvelle économie.

C'est parce que cette synergie entre les PME et les start-ups normandes, organisée par le CCI Link Hub œuvrant tout à la fois comme pépinière et dispositif de fertilisation croisée entre entreprises, fonctionne bien que le Président de CCI France, Pierre Goguet, a conclu avec Fanny Letier, Directrice exécutive de Bpifrance, le 23 janvier 2018, une convention de partenariat. L'objectif est simple : faciliter l'accès à la plateforme « Welcome » aux start-ups bien sûr mais aussi aux PME sur l'ensemble du territoire national. Si les premières ont su tirer avantage de ce dispositif qui leur permet d'avoir accès à des locaux (espaces de travail, bureaux et ateliers) mais aussi à des compétences et à des services utiles, les secondes restent encore largement à sensibiliser quant à l'intérêt, pour elles, de participer à la démarche.

La Bpifrance s'est donc logiquement tournée vers le réseau des CCI, fort de son maillage sur l'ensemble du territoire national, pour convaincre les PME d'accueillir des start-ups dans leurs locaux. Le message est clair : il ne s'agit pas de les transformer en hôtel pour entreprises mais de les inviter à tirer profit d'échanges fructueux avec de nouveaux acteurs proposant des solutions innovantes susceptibles de de générer à terme des opportunités d'affaires. 

A cette fin, outre la détection des PME, le réseau des CCI pourra aussi mettre à la disposition des start-ups ses services dédiés au développement de l'entreprise dans tous les domaines d'intervention consulaires et les compétences de ses experts.

Lire le communiqué de presse

Publié le 19/01/2018

Concours national de la Fondation la France s'engage

Vous portez un projet d'innovation sociale et d'intérêt général ? Vous êtes engagés dans une structure de l'économie sociale et solidaire ? Candidatez avant le 21 février.

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Si vous êtes une structure de l'économie sociale et solidaire, basée en France, et qui porte un projet innovant et d'intérêt général, participez au concours de la « Fondation la France s'engage ».

Le projet doit s'inscrire dans le champ de l'éducation, de la culture, de la solidarité, de l'écologie, de la santé ou de la citoyenneté. Les lauréats retenus recevront un financement compris entre 50 000 € et 300 000 €, un accompagnement adapté à leurs besoins, ainsi que le label la France s'engage.

Les candidatures sont à déposer à compter du 24 janvier sur le site http://www.fondationlafrancesengage.org/les-concours/le-concours-national jusqu'au 21 févier 18h.

Ce concours est soutenu par le réseau des chambres de commerce et d'industrie

 

 

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Publié le 05/01/2018

AgeingFit

La convention d'affaires européenne dédiée à l'innovation dans le secteur de la Silver Economie et Santé, les 6 et 7 février 2018 à Nice...

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AgeingFit est le lieu de rencontre entre entreprises, chercheurs, financeurs et directeurs de structures d'accueil spécialisées du domaine de la Silver Économie et Santé. Leur objectif ? Développer ensemble des innovations de produits et services destinés à la prévention, au traitement et à l'accompagnement des effets du vieillissement sur le senior.

Face aux constats actuels de la filière Silver Santé, tout l'enjeu est de promouvoir et d'accélérer les partenariats de R&D et commerciaux du secteur à un niveau européen et international. Voilà pourquoi l'événement AgeingFit est pensé telle une plateforme de rencontres et d'échanges pour :

  • Structurer la filière Silver Santé et Silver Economie
  • Identifier les besoins du marché des seniors
  • Booster les partenariats d'innovation
  • Promouvoir les innovations, le secteur et ses acteurs
  •  Echanger sur la réglementation ou l'évaluation de dispositifs et services innovants

Les acteurs de la Silver Economie et Santé se réuniront lors d'AgeingFit à Nice autour d'activités phares :

  • Des conférences et tables rondes pour se tenir informé et découvrir les dernières tendances du secteur
  • Des rendez-vous en face à face pour maximaliser les opportunités d'innovation et d'affaires
  • Des sessions de présentation pour présenter son projet ou son innovation face à un parterre de décideurs ou d'investisseurs
  • Une exposition pour booster sa visibilité
  • Des événements satellites (congrès, ateliers…) pour soutenir et faciliter la recherche partenariale en rendant possible l'interfaçage public/privé

Cet évènement permettra ainsi de valoriser l'expertise française en matière de Silver Santé à l'échelle européenne, d'aboutir à des partenariats.

En savoir plus sur la convention d'affaires AgeinFit 2018

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Publié le 20/12/2017

Grande consultation des entrepreneurs : comme un chant d'espérance

Une confiance raffermie et un optimisme affiché dans l'avenir, les chefs d'entreprise témoignent de leur sérénité et de leurs espoirs que rien ne saurait troubler en ce moment.

 

Le mois dernier les entrepreneurs se réjouissaient de l'état actuel de l'économie, ce mois-ci, ils se projettent vers un avenir qu'ils pensent prometteur. De fait, 71 % des chefs d'entreprises interrogés en décembre par OpinionWay dans le cadre de la grande consultation CCI France/La Tribune/Europe1 (1) revendiquent une confiance forte dans les perspectives de développement de leur entreprise dans l'année à venir (en progression de 5 points par rapport à la précédente enquête). Un score jamais atteint depuis le lancement du sondage en février 2015 !

 

Et un résultat cohérent avec l'avis positif des entrepreneurs sur la croissance de l'économie française (59 %. soit un bond de 22% par rapport au mois dernier) et de l'économie mondiale (54%, + 16%).

Les marqueurs que sont les indicateurs économiques actuels et les prévisions pour 2018, tous orientés positivement, alimentent évidemment l'optimisme des chefs d'entreprise sondés. Au point que le nombre des dirigeants d'entreprise (surtout de plus de 10 salariés) qui envisagent de recruter dans l'année, augmente dans tous les secteurs d'activité à l'exception de la construction (+3% pour l'ensemble des répondants par rapport à novembre).

 

 

 

 

Alors que les chefs d'entreprise, interrogés lors des enquêtes précédentes sur leur appréciation de la situation actuelle, manifestaient avec régularité depuis près de six mois leur scepticisme sur les perspectives d'amélioration dans les douze prochains mois, la tendance ce mois-ci s'est inversée. Un quart des sondés (soit 8 % de plus qu'en novembre) considèrent que « ce sera mieux demain ». Chez les entrepreneurs, ce sont clairement la confiance (42%) et l'optimisme (35%) qui l'emportent devant les sentiments d'attentisme et d'inquiétude (respectivement à 29 % et 25%). Une confiance et un optimisme majoritairement portés par les dirigeants d'entreprise de plus de 10 salariés quand leurs homologues de moins de 10 salariés sont plus nettement attentistes et inquiets. Une tendance confirmée en mesurant le niveau d'optimisme des entrepreneurs. Avec un indicateur de 118 l'indice d'optimisme des chefs d'entreprise de plus de 10 salariés est à son plus haut niveau depuis février 2016.

Ce satisfecit sur la conjoncture actuelle et ses évolutions annoncées explique sans doute aussi le regard porté par les chefs d'entreprise sur l'équilibre de la politique économique du Gouvernement. 42 % des patrons la trouve équilibrée (un résultat en hausse de 15 points par rapport aux réponses fournies à cette même question en septembre dernier), quand 53 % des sondés (soit une baisse de 12 %) la jugent plus favorable aux entreprises (priorité donnée à la flexibilité) et 4% seulement (en diminution de deux points) estiment qu'elle fait la part belle aux salariés en sécurisant plus fortement leur situation. Il est à noter que ce sont les entrepreneurs de la construction qui portent majoritairement au crédit du Gouvernement le soin de préserver l'équilibre entre flexibilité et sécurité dans l'élaboration de ses décisions. Un souci d'équilibre qui, en juillet (au moment de l'élaboration des ordonnances relatives au droit du travail) n'était pas partagé par les français : ¾ d'entre eux estimaient que les orientations de la politique économique étaient clairement favorables aux entreprises (1).

 

Si l'opinion des patrons sur la politique économique du Gouvernement est somme toute bienveillante, il n'en est pas de même sur le bilan du fameux choc de simplification lancé en 2013 lors du précédent quinquennat. Comme le reconnaissait lui-même François Hollande, « la simplification c'est compliqué ! ». Si les intentions étaient louables - « redonner confiance aux entreprises » et « rapprocher le temps de l'administration et le temps des entreprises » - force est de constater que l'objectif n'a pas été atteint. L'effet des 463 mesures de simplification dédiées aux entreprises, qui devaient, selon l'estimation du cabinet Ernst and Young, permettre d'économiser 5 milliards d'euros par an, n'ont pas été vécues par ces dernières comme des actions concrètes facilitant leur vie quotidienne. 90 % des entrepreneurs affirment que le choc de simplification n'a rien changé. L'utilisation plus forte de l'usage de l'outil numérique pour dialoguer avec l'administration et l'allègement des procédures avec tout particulièrement l'instauration de la Déclaration Sociale Nominative (DSN) n'ont visiblement pas suffi à convaincre des efforts de simplification du Gouvernement qui a dû affronter le « conservatisme dans l'administration » dixit l'ancien Président de la République lui-même. Parmi les déçus, les patrons de TPE et ceux tout particulièrement du secteur de la construction (97 % d'avis négatifs). Visiblement, beaucoup reste encore à faire pour convaincre les acteurs économiques que la désinflation  normative et que la clarification des procédures seront réellement efficaces. Au risque de penser sinon, avec la CPME, que « la baignoire se vide lentement quand le robinet est grand ouvert » ! Pour rappel, les chefs d'entreprise avaient, à l'occasion de la grande consultation de septembre dernier, applaudi, à près de 60 %, la confirmation de la volonté par premier ministre, Edouard Philippe, de contenir les flux législatifs et réglementaires, en mettant en œuvre le principe de la suppression de deux normes avant l'adoption de toute nouvelle mesure.

 

Autre mesure censée faire réaliser à l'Etat des économies qui avait suscité lors de son annonce pendant le quinquennat de François Hollande une forte réticence des syndicats patronaux, la mise en place du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.

Contraintes de jouer le rôle de collecteur de l'impôt, on pouvait logiquement s'attendre à l'expression d'une réserve du même type par les entrepreneurs sondés. Ils sont pourtant près de 59 % à être plutôt ou très favorables à cette décision testée auprès d'entreprises volontaires avant sa généralisation au 1 er janvier 2019.

Il est à remarquer que les moins bien disposées et les plus hostiles à la mesure sont les entreprises de plus de 10 salariés (complexité d'adaptation de l'entreprise plus compte tenu du nombre plus important de collaborateurs) et celles du secteur de la construction.

 

 

 

A regarder de plus près les raisons des opposants à cette mesure, on constate en effet que plus de la moitié d'entre eux (56 %) dénonce « une charge de travail supplémentaire pour les services comptables » (avec 71 % des patrons du BTP vent debout contre cette décision pour cette raison)  et pour un tiers environ « une source de complexité » dans les échanges mensuels avec l'administration (la moitié pour les commerçants) et ce, bien avant, le coût de l'adaptation de l'entreprise à cette nouvelle mission lui incombant (achat de logiciel, formation des comptables…) qui n'est signalé que par 29 % des dirigeants, les réticences des salariés – problème de confidentialité (31%) et de trésorerie (30%) – ou les questions de principe pour l'entreprise (confusion des rôles avec l'administration fiscale et responsabilité fiscale et juridique nouvelle) qui ne recueillent respectivement que 24 % et 21 % des opinions.

L'évolution des avis des entrepreneurs à l'issue de la mise en place effective de ce prélèvement à la source, adopté par de nombreux pays européens, serait intéressante à suivre pour savoir si l'avis du président de l'ANDRH (Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines), Jean-Paul Charlez, portant la parole des responsables d'entreprises directement concernés par l'application de cette mesure, se vérifie à l'usage. « L'entreprise n'a rien à gagner à devenir collecteur de l'impôt pour le compte de l'Etat. C'est une nouvelle tâche, une nouvelle responsabilité, le tout non rémunéré » de l'avis du « primus inter pares » des DRH.

 

Considéré par ses partisans comme une marche vers l'entrepreneuriat permettant de tester la viabilité d'un projet à moindre coût et par ses opposants comme un statut dérogatoire source de concurrence avec les entreprises de droit commun, le régime de la micro-entreprise divise. Le doublement des plafonds du régime (170 000 euros de chiffre d'affaires pour les activités de vente et 70 000 euros pour les prestations de services) a-t-il apaisé ou ravivé les tensions ?

Rien d'étonnant dans notre sondage à constater que ce sont les patrons de la construction à l'image de leurs représentants patronaux qui manifestent le plus la crainte d'une concurrence déloyale renforcée. Avec 63% des avis, ils sont les plus nombreux à exprimer ce risque. Les patrons du BTP et les industriels sont par ailleurs moins convaincus quant à l'avantage de cette nouvelle mesure votée dans le cadre du projet de Loi de Finances pour permettre de pérenniser plus facilement l'activité des micro-entrepreneurs. Les entreprises peuvent espérer, comme le stipulait le rapport du député Grandguillaume remis fin 2013,  que le régime de l'auto-entreprise (devenu micro-entreprise) permette à terme de « fluidifier le parcours de l'entrepreneur » et d'installer durablement son activité. Le rêve de tout entrepreneur en somme.

 

A découvrir l'intégralité des résultats de la vague de décembre 2017 de la Grande Consultation des Entrepreneurs

 

(1) Sondage Opinionway réalisé par téléphone auprès de 610 dirigeants  d'entreprise entre le 6 et le 14 décembre 2017 dans le cadre de la Grande Consultation des entrepreneurs. 

(2) Sondage Odoxa pour Les Echos des 12 et 13 juillet 2017

 

GRANDE CONSULTATION

CHEFS D'ENTREPRISE : VOTRE AVIS NOUS INTERESSE

Exprimez-vous ! CCI France invite tous les entrepreneurs qui le souhaitent à donner leur avis sur des sujets d'actualité qui concernent directement leur activité. Des sujets de questionnements que nous vous proposons mais aussi des thématiques que vous souhaitez voir aborder.

En savoir plus et participer à cette grande consultation

Publié le 19/12/2017

Un autre regard sur l'industrie

Etudiants : Participez à notre concours photo et mettez l'industrie en valeur

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Avec le concours des CCI de France, de l'école d'Image des Gobelins, du laboratoire PICTO, des Entreprises du Patrimoine Vivant (EPV) et du magazine Polka, la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale (SEIN) lance la première édition d'un concours biennal consacré à la photographie industrielle.

Afin de valoriser les sites, les techniques et les outils industriels nationaux, le prix, ouvert à tous les étudiants récompensera les travaux de cinq étudiants lauréats par une exposition itinérante organisée à l'Hôtel de l'Industrie ainsi que dans les CCI en 2018-2019.

Les finalistes seront annoncés par un jury d'artistes et d'experts du secteur de l'image, le 29 mars 2018, à l'Hôtel de l'Industrie, Place Saint-Germain- des-Prés à Paris.

Chaque étudiant souhaitant participer au concours devra soumettre à l'examen du jury, avant le 15 février 2018, minuit, une série de 3 photographies réalisée au coeur d'un site national représentatif de « l'industrie du futur ».

Les récompenses pour ce concours sont une dotation financière de 1 000 € ainsi qu'une exposition à l'Hôtel de l'Industrie du 29 mars au 5 avril 2018 suivie d'une exposition itinérante dans plusieurs Chambres de Commerce et d'Industrie de France.

La Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale invite les participants à faire preuve d'audace et de créativité en investissant librement les lieux phares de l'industrie, de l'excellence technologique ou du savoir-faire français.

En savoir plus

 

 

Publié le 08/12/2017

Bon vent aux candidats du concours Start-up &Tourisme nautique

Après « Start-up & Handicaps », la CCI du Morbihan lance son deuxième concours national ouvert aux porteurs de projets et aux jeunes entreprises innovant dans le domaine du nautisme.

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La CCI du département de la petite mer (Morbihan en breton) ne peut que soutenir le développement du tourisme nautique (1). Et mieux encore, l'encourager ! A cette fin, et dans le cadre de ses missions d'appui aux entreprises et à son territoire, la CCI du Morbihan lance son deuxième concours national sur le thème « Start-up Tourisme Nautique » après avoir lancé l'an passé son premier concours « Start-up et Handicaps ».

«Start-up Tourisme Nautique»  a pour objectif d'identifier les meilleurs projets en cours de lancement ou les solutions initiées par de jeunes entreprises ; des projets ou solutions qui, outre leur caractère innovant, doivent faciliter l'activité nautique des touristes - mais aussi la dimension touristique des pratiques nautiques - et favoriser également l'émergence de propositions pour accroître la performance touristique des entreprises et des territoires.

4 prix en jeu

Depuis le 27 novembre et jusqu'au 16 janvier 2018, les porteurs de projets, start-ups et TPE/PME de moins de trois ans peuvent faire connaitre leurs solutions dans les quatre catégories suivantes :

  • faciliter la découverte du nautisme (pour conquérir ou fidéliser les pratiquants du nautisme sous toutes ses formes),
  • valoriser le lien terre/mer (pour renforcer l'attractivité du territoire littoral) ,
  • enrichir l'expérience client (en rendant plus aisée la consommation des activités nautiques)
  • et faciliter le déploiement de solutions éprouvées dans d'autres secteurs et transposables au tourisme nautique (en termes d'organisation, de valorisation des données ou de gestion environnementale par exemple).

Les nombreux partenaires associés à cette initiative de la CCI décerneront quatre prix dont l'un sera dépendant des votes des internautes invités à voter, du 22 janvier au 4 février 2018, pour leur projet « coup de cœur ». Après audition des finalistes, les prix seront remis le 15 février prochain à la Cité de la voile Eric Tabarly à Lorient. Avec en point de mire pour les concurrents, outre une dotation financière, l'incubation chez l'un des partenaires de la démarche ainsi que des prestations d'accompagnement et de mise en réseau pour favoriser le décollage de leur business.

Placé sous le double parrainage symbolique d'un marin, le skipper Thomas Coville, vainqueur de la dernière édition de la transat en double Jacques Vabre, associé à Jean-Luc Nélias, et d'une chef d'entreprise, Ariane Pehrson, pdg de Lyophise & Co, le concours, présenté en leur présence au salon nautique de Paris le 7 décembre 2017, permettra également aux lauréats de faire connaître leur entreprise à l'occasion du prochain salon international du tourisme de Berlin. Histoire d'avoir, bien évidemment, le vent en poupe…

Pour candidater : https://startup.info/fr/startuptourismenautique/

 

(1) Dans ce territoire littoral, la filière nautique génère 870 millions d'euros de retombées économiques pour un chiffre d'affaires à l'échelle nationale de 4.41 milliards d'euros. Le tourisme dans le département pèse 1.5 milliards d'euros (pour 13 000 emplois) et au niveau national 36.5 milliards d'euros (et 411 000 emplois).