Publié le 13/05/2015

Le plan d'urgence pour l'apprentissage : le changement c'est maintenant

Il n'est jamais trop tard pour être entendu… et écouté. Le réseau des Chambres de Commerce et d'Industrie qui forme 100 000 apprentis par an et de tous niveaux (soit un apprenti sur quatre) vient de rendre public son plan d'urgence pour l'apprentissage rédigé à l'attention prioritaire du Gouvernement et des Régions.

Mots-clés :

La situation de l'apprentissage peut se résumer à un chiffre : 50 000 apprentis perdus en 4 ans !

 

Les causes de cette baisse continue sont multiples mais clairement identifiées :

  • Valorisation insuffisante de cette voie qui a pourtant apporté la preuve de son efficacité
  • Attractivité plus faible de la formule pour les entreprises en raison de la baisse des aides financières au recrutement d'un apprenti
  • Insécurité financière des Centres de Formation d'Apprentis (CFA) due à la réforme de la collecte d'apprentissage (Loi du 5 mars 2014)

Les solutions pourtant existent pour convaincre les jeunes de s'engager dans cette voie de la réussite, remobiliser les entreprises, accompagner et sécuriser les parcours de formation, assurer le financement de l'apprentissage et consolider la gouvernance régionale.

Des solutions exposées par les CCI dans leur plan d'urgence pour l'apprentissage sous la forme de 7 mesures phares :

  • Rendre obligatoire la participation des collégiens et lycéens à au moins une session de découverte de l'apprentissage (type « Mercredi de l'apprentissage » lien vers page du portail)
  • Généraliser l'accès sur tout le territoire aux mini-stages de découverte professionnelle pendant les vacances scolaires
  • Accorder, pour la rentrée 2015/2016, aux entreprises de 11 à 250 salariés (40% de l'effectif salarié en France mais seulement 30% des apprentis) qui accèdent pour la première fois à l'apprentissage ou recrutent un apprenti supplémentaire, les aides du dispositif apprentissage à coût zéro
  • Simplifier le contrat d'apprentissage pour faciliter l'usage de la formule par les PME (réduction du nombre des rubriques du formulaire « CERFA », dématérialisation totale de l'enregistrement du contrat, alignement des conditions de rupture du contrat d'apprentissage sur celles du CDD)
  • Renforcer la professionnalisation et la coordination régionale des acteurs de l'accompagnement des parcours en apprentissage au bénéfice des jeunes et des entreprises (à l'image du dispositif des bourses de l'apprentissage
  • Assouplir les conditions d'affectation de la taxe d'apprentissage (affectation du hors quota vers l'apprentissage et possibilité d'opérer un cumul entre les catégories du hors quota)
  •  Créer un Service Public Régional de l'Apprentissage (à l'instar du SPRO) associant de façon opérationnelle tous les acteurs de l'apprentissage du territoire : Région, Etat, consulaires, branches, organismes de formation.

Ces propositions, le réseau des CCI les défend avec conviction car elles sont le fruit de sa longue expérience et de son expertise reconnue en matière d'apprentissage. Il ne se résigne pas face à cette situation inquiétante pour l'avenir des jeunes et des entreprises et espère que ses solutions permettront aux décideurs de l'Etat comme des Régions de prendre les mesures qui s'imposent pour atteindre l'objectif fixé par le Président de la République : 500 000 apprentis en 2017.

Découvrir l'intégralité du plan d'urgence pour l'apprentissage.

 

Lire également l'article du journal Le Figaro consacré aux actions du réseau consulaire