Le Bachelor Distribution-Ecal, programme post-bac de Rouen Business School (école de commerce de Rouen), propose depuis quatre ans une formation « manager de rayon multi-enseignes » (niveau III) en contrat de professionnalisation.
L’objectif est de proposer, à des jeunes titulaires d’un BTS MUC (management des unités commerciales), d’un BTS NRC (négociation et relation client) ou autres, une formation de dix mois qui garantisse une insertion professionnelle rapide dans le secteur de la grande distribution alimentaire et non alimentaire. « Nous travaillons en étroite collaboration avec des entreprises partenaires, comme Carrefour, Leroy-Merlin, Leclerc, Kiabi, Système U…, qui proposent des contrats de professionnalisation. L’objectif est de professionnaliser ces jeunes titulaires de BTS MUC ou NRC via une formation ciblée « secteur grande distribution » et ainsi renforcer leurs connaissances et compétences », indique Bruno Bersegol, directeur du programme Bachelor Distribution-Ecal. « Nos entreprises partenaires, poursuit-il, nous contactent et nous déterminons ensemble le nombre de postes à pourvoir. Nous procédons ensuite à une présélection des candidats par rapport à leur profil et à leur motivation. Les candidatures retenues sont validées par les entreprises. »
La formation, dans le cadre du contrat de professionnalisation, démarre début octobre de chaque année et dure dix mois, soit 385 heures de formation. L’alternance se traduit par une semaine au sein de l’école et trois semaines en entreprise. « L’avantage est que toutes les entreprises offrent à ces jeunes un poste de manager de rayon. » se félicite-t-il. La formation porte sur les aspects commercial, financier et managérial du métier, avec un pôle transversal (communication, technique de communication orale, informatique…
Fiche navette
La pédagogie est inductive. Des consultants externes, professionnels du secteur, interviennent pendant la semaine de cours. « Les stagiaires travaillent sur des études de cas, par exemple en gestion, sur le compte d’exploitation (contenu, élaboration…). L’intervenant leur demande ensuite de consulter, par le biais de leur tuteur, celui de l’entreprise pour en extraire toutes les spécificités. La première journée en entreprise réunit les stagiaires et les tuteurs pour une présentation du système d’évaluation en cours de formation, des examens et du suivi des stagiaires. Les jeunes ont un travail de recherche à réaliser au sein de leur entreprise, en lien direct avec ce qui est abordé pendant la semaine de cours. Le tuteur est garant de ce travail, notamment en signant la fiche “ navette” sur laquelle figurent le thème du cours et son application dans l’entreprise. Ce lien indispensable est la clé de réussite de la formation », souligne Bruno Bersegol. Le pari est réussi puisque 90 % des stagiaires sont, dès l’obtention de leur titre, enregistrés au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles), embauchés au sein de l’enseigne où ils ont réalisé leur formation.
On recherche des femmes
« Cette semaine, les dix-sept jeunes (40 % de femmes et 60 % d’hommes) qui ont débuté leur formation en octobre 2011, vont soutenir leur mémoire de fin de stage devant un jury composé de professionnels de la distribution. Ce mémoire fait état des différentes missions réalisées au sein de six enseignes », précise-t-il. Compte tenu des réels besoins, de la part des entreprises, de jeunes ayant une connaissance aiguë des spécificités et de l’évolution du secteur, le programme Bachelor Distribution-Ecal fait évoluer la formation dans le temps pour mieux répondre aux attentes du secteur (développement de nouveaux circuits de distribution (drive, e-commerce…), consommateurs de plus en plus difficiles à fidéliser…). « En outre, nous recherchons des jeunes femmes pour ce métier de manager de rayon, car dans le domaine du bricolage, la clientèle est de plus en plus féminine. Cette revendication n’est pas forcément connue du grand public. Enfin, il faut savoir que les enseignes de la distribution s’exportent très bien. De ce point de vue, il y a une réelle opportunité d’évolution professionnelle qu’il faut combler en recrutant d’autres jeunes », conclut Bruno Bersegol.
Le 21 juin 2012, par Philippe Grandin
Actualité proposée par Centre Inffo
