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 A suivre cette semaine 

20 % des RH jugent leur accord senior médiocre

Emploi

 

Le deuxième baromètre France Retraite/ Add'if révèle que les RH ne sont pas totalement satisfaits des accords ou plans seniors mis en place il y a trois ans.
A l'heure ou les premiers accords ou plans seniors arrivent à échéance, le deuxième baromètre de France Retraite et d'Add'if revient sur les pratiques des DRH en faveur des seniors.

 


Les RH ont une vision positive de l'obligation de négocier sur les seniors


Deux tiers des RH interrogés ont une vision positive sur l'obligation de négocier sur les seniors. Pour 32 % elle a permis un dialogue social positif pour l'entreprise et pour 30 % elle a permis l'institution d'indicateurs utiles à piloter. Seuls 27 % considèrent qu'elle a plutôt constitué une contrainte et 11 % un sujet épineux. Françoise Kleinbauer, directeur général de France Retraite, explique que "l'obligation de négocier sur les seniors a entraîné une prise de conscience. Les entreprises se sont rendues compte qu'il faut traiter le sujet, que l'on ne peut pas occulter la nécessité d'avoir une politique senior".

 


L'emploi des seniors une des priorités de la politique RH


Le fait que pour près de la moitié des RH interrogés l'emploi des seniors constitue une priorité de la politique RH de l'entreprise, démontre également cette prise de conscience. Cela se traduit principalement dans les entreprises par le pilotage des effectifs sur le long terme (22 %), la gestion de l'emploi et des carrières (27 %) et le transfert des compétences (14 %). Pour Denis Guertault, directeur de l'activité dirigeants de France Retraite, "ces résultats montrent que les entreprises ont intégré leur plan ou accord senior dans leur GPEC".

 


Certains accords ou plan jugés insuffisants ou médiocres


Si 58 % des DRH sont satisfaits de leur accord ou de leur plan d'action, près de 40 % le considèrent comme médiocre ou insuffisant. Pour Françoise Kleinbauer, "ce mécontentement résulte certainement du fait que beaucoup d'entreprises ont mis en place dans l'urgence leur accord ou plan senior pour ne pas payer la pénalité financière". Cela explique également que peu d'entreprises ont un bilan positif sur les modalités mises en œuvre par leur accord ou plan. "Les services RH se sont retrouvés face à des difficultés pour suivre les actions de façon régulières, celles-ci étant trop nombreuses et peu adaptées à la réalité", constate le baromètre. "C'est à l'usage que les entreprises se sont rendues compte de ces difficultés car elles n'ont pas accordé assez d'importance aux indicateurs ou au suivi qu'elle voulait en faire. Or pour faire vivre les indicateurs, les entreprises doivent clairement les définir", ajoute Françoise Kleinbauer. Pour cette raison, 44 % des entreprises interrogées envisagent pour la prochaine période triennale de modifier les mesures qu'elles ont mises en œuvre.

 


Attente du contrat de génération


"Aujourd'hui, les entreprises sont freinées dans leur négociation, ajoute Françoise Kleinbauer. Elles sont en attente de l'entrée en vigueur des dispositions sur le contrat de génération et vont profiter de la période transitoire pour étudier les résultats de leur politique en faveur des seniors. Cela va leur permettre, avant d'entamer de nouvelles négociations, d'avoir un meilleur diagnostic".

 

 

 

Copyright ActuEL-RH (éditions législatives)

 



 
 
 
 
 
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