Publié le 27/04/2015

La grande consultation des entrepreneurs, sondage Opinionway réalisé pour CCI France, la Tribune et Europe 1 - Vague 2

Des chefs d'entreprises moins inquiets et (un peu) plus optimistes.

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La deuxième vague d'avril de la grande consultation des entrepreneurs lancée par CCI France confirme les tendances de l'enquête de février sans pour autant les amplifier fortement.
Les 1000 chefs d'entreprises interrogés dans le cadre du sondage Opinion way pour CCI France/la Tribune/Europe 1 du 8 au 23 avril 2015 sont moins inquiets qu'en février, un peu plus optimistes sur l'état de l'économie mondiale et nettement plus sur l'avenir de leur propre entreprise.

Les signes précurseurs de la reprise économique sont perceptibles (prévisions de croissance révisées à la hausse, augmentation de la consommation et des exportations, amélioration de la production industrielle) et visiblement, bien perçus par les chefs d'entreprise. Les résultats de la deuxième vague de la grande consultation CCI France le démontrent. « Il y a un frémissement de l'économie. Il faut s'en réjouir et s'en saisir » note André Marcon, Président de CCI France.

Moins inquiets (en recul de trois points par rapport à février) et moins méfiants (- 2 points), ils affichent toutefois un optimisme mesuré (au même niveau que la première enquête) mais encourageant.  Ainsi, ils sont 41%, soit une progression de quatre points, à penser « que ce sera mieux demain ». Il est à noter que la taille de l'entreprise constitue un facteur discriminant : les moins de 100 salariés sont beaucoup plus inquiets (37 % en moyenne) que les plus grandes entreprises (20 %).

 

Quand on les sonde sur l'avenir de leur entreprise, ils sont toujours et très majoritairement confiants (59 %, soit + 2%) et, là aussi, les dirigeants des plus grandes entreprises sont les plus optimistes (80 % des plus de 100 salariés contre 63 % en moyenne des moins de 100 salariés). Les perspectives encourageantes de l'économie mondiale se répercutent sur le moral des chefs d'entreprise (38 % d'indice de confiance en progression de 8 points par rapport à février).

Mais si la confiance « est indispensable au dynamisme général et un préalable à l'investissement », ce n'est pas elle « qui remplit les carnets de commande » constate André MARCON. Résultat, les dirigeants d'entreprise ne la traduisent pas encore en décision d'embauches. La très grande majorité d'entre eux (85 %) pensent maintenir leurs effectifs, seuls 10 % (en hausse de 5 points) envisagent de recruter au cours des douze prochains mois. Il n'est plus qu'à espérer que les prévisions de croissance (+1.5 % pour 2015) auront un début d'impact positif sur le niveau de chômage et sur le recrutement d'apprentis.

 

L'apprentissage une formule que les chefs d'entreprise valorisent. Elle apparait parée de nombreuses vertus : pour 45% des décideurs, c'est une méthode efficace de recrutement (un pourcentage qui croit avec la taille des entreprises), pour 38 % d'entre eux, elle permet de maintenir les savoir-faire dans l'entreprise et pour 22 % elle apporte de nouvelles compétences. Gageons que les récentes mesures incitatives à l'embauche d'apprentis puissent accompagner cette dynamique en faveur de cette formule de formation et d'insertion qui a fait ses preuves. A cet égard, 35 % des sondés identifient la baisse du coût de l'apprentissage comme un levier permettant de favoriser son développement. C'est le deuxième facteur identifié après « une meilleure préparation des jeunes à la vie de l'entreprise » (54% des avis).

Les chefs d'entreprises sondés restent en revanche sceptiques quant aux effets positifs de la Loi MACRON. S'ils étaient 72 % en février à ne pas bien voir la cohérence et la logique de cette loi, ils restent toujours dubitatifs concernant cette disposition légale deux mois plus tard (perception négative en baisse cependant avec 67% soit – 5 points).

Et des dirigeants également très partagés sur la récente mesure en faveur du sur-amortissement : 47% le considèrent comme un bon outil de stimulation de l'investissement contre 42 % qui sont persuadés du contraire. Au final, 71 % des dirigeants n'entendent pas utiliser ce dispositif. L'une des raisons mise en avant c'est la faiblesse de leur carnet de commande pour 28 % des répondants. Car comme le souligne le Président de CCI France, les chefs d'entreprises sont « pragmatiques » : « ils manquent de visibilité sur leurs carnets de commande avec 15 jours à trois semaines contre au minimum six semaines avant la crise ».

Pour leur redonner de l'espoir et de la confiance, les patrons questionnés sont affirmatifs : priorité à la baisse des charges pour 54 % d'entre eux. Un avis largement partagé au sein des entreprises de moins de 200 salariés. Une priorité revendiquée bien avant la réduction des déficits publics (23%) ou les politiques de relance par la consommation (14%) ou par l'investissement public (9%).

 

 

Téléchargez les résultats de la deuxième vague de la grande consultation

Lire les résultats de la première vague (février 2015) de la grande consultation

 

 

 

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