Publié le 21/12/2015

CCI France et ENGIE : réussir ensemble la transition énergétique

Lors de la COP 21, CCI France et ENGIE ont posé les jalons de la transformation de la production et de consommation d'énergie dans les entreprises et les territoires.

La transition énergétique invite à transformer nos modes de production et de consommation d'énergie en intégrant les impératifs de long terme dans nos décisions de court terme. C'est pour accompagner cette évolution vers une économie décarbonnée et saisir les opportunités économiques de cette révolution écologique qu'ENGIE (1) et CCI France ont signé le 9 décembre 2015, à l'occasion de l'exposition Solutions COP 21 au Grand Palais à Paris, un accord cadre de partenariat.

Un partenariat né d'un constat partagé : la transition énergétique constitue un véritable levier et une opportunité pour aider les entreprises à renforcer leur compétitivité en matière d'optimisation énergétique et de production d'énergies renouvelables. Avec trois ambitions : faire prendre en compte les enjeux de la transition énergétique et inciter l'ensemble des acteurs à gérer autrement leur énergie ce qui est une nécessité (2), agir concrètement pour la mise en œuvre de cette transformation et travailler ensemble en mutualisant les moyens de deux partenaires.

En s'appuyant sur les bénéfices d'expérimentations déjà conduites conjointement (notamment en Pays-de-la Loire, Touraine et Rhône-Alpes) et en vue de leur déploiement sur l'ensemble du territoire, ENGIE et CCI France s'engagent à agir sur deux axes prioritaires :

  • L'innovation au service de la transition énergétique des entreprises et des territoires
  • Le développement à l'international

Pour susciter l'innovation en matière de transition énergétique, il est prévu de :

  • De communiquer conjointement sur les thèmes suivants : efficacité énergétique, énergies renouvelables et tarifs de l'énergie
  • De faciliter la réponse des entreprises aux appels d'offres de plateformes de marchés publics
  • De diffuser l'offre « Terr'innove » (co-construction d'une stratégie énergétique territoriale basée sur la sobriété et l'efficacité énergétique) et sur la solution alternative énergétique LNGénération d'ENGIE

Pour accompagner le développement à l'international d'entreprises françaises en lien avec le réseau CCI international, ENGIE mettra à la disposition sa forte implantation internationale et son réseau de « délégués pays » pour faciliter l'implantation de PME au moyen de conseils et de mises en relation.

Ce partenariat destiné à « créer des passerelles entre les deux structures » selon l'expression du Président de CCI France, André MARCON, permettra de renforcer l'accompagnement des entreprises et de contribuer à structurer les territoires par des écosystèmes favorables au développement d'entreprises innovantes. Et de participer, ce faisant, au développement d'une filière énergétique en pleine croissance favorisant la transition vers une économie bas-carbone qui représente, selon les mots de Gérard MESTRALLET, PDG d'ENGIE, « une formidable opportunité en termes de technologies et d'emplois ».

 

  1. ENGIE, ex GDF-SUEZ, est le deuxième producteur d'électricité dont plus de la moitié de ses capacités de production se réalise à base d'énergies renouvelables. Le groupe est également le premier producteur d'éolien et de solaire et le deuxième pour l'hydroélectrique.
  2. 37% seulement des entreprises interrogées à l'occasion du sondage OpinionWay pour CCI France, la Tribune et Europe 1 ont mené ou décidé de mener des actions concrètes pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en vue de lutter contre le réchauffement climatique

 

 

La transition énergétique : de nouvelles formes d'énergies, de nouvelles créations d'emplois

 

Au sein de la filière verte des emplois liés au développement durable (un million d'emplois soit 4 % de l'ensemble de l'économie française), ceux liés à la transition énergétique (amélioration de l'efficacité énergétique et développement des énergies renouvelables) font l'objet des prévisions optimistes (voir infographie).

S'il faut prendre avec précaution ces estimations - l'envol annoncé des créations d'emplois dans le développement durable a pris du temps se réaliser et dans une moindre mesure que les espérances initiales  - le basculement vers un modèle énergétique plus sobre et moins carboné et donc moins polluant devrait cependant se traduire par un accroissement d'activité et donc par des créations postes. Ces emplois des fonctions existantes ou dans de nouveaux métiers sont annoncés comme durables et peu délocalisables.

Une étude de l'ADEME et de l'OFCE prévoit ainsi que la transition énergétique devrait générer

330 000 créations d'emplois d'ici à 2030 et 825 000 d'ici à 2050. Le Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement (CIRED) table de son côté, sur la base de la mise en œuvre du scenario  « NégaWatt »*, sur une création nette d'emploi de 235 000 emplois d'ici à 2020 et 630 000 d'ici à 2030.

Au niveau continental, l'Union Européenne prévoit, rien que pour l'activité énergies renouvelables, une augmentation de 300 à 400 000 du nombre des emplois existants (1,2 million de personnes travaillant actuellement dans le secteur). Un secteur qui en France employait 80 000 emplois en 2014 : 35 000 emplois pour les bioénergies, 12 000 emplois dans l'éolien et 10 000 emplois dans le solaire. En Allemagne, ce sont déjà 380 000 personnes qui y travaillent…

*L'association « NégaWatt » créée en 2001 est un laboratoire d'idées rassemblant des experts dont l'objectif est d'apporter des réponses opérationnelles permettant la transition énergétique vers un système respectueux du développement durable.