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Etes-vous plutôt un créateur ou un repreneur?
Créateurs et repreneurs d'entreprise, égaux face au projetOn dit souvent que les repreneurs sont ceux qui n’ont pas assez d’idées pour créer. Ce serait simplifier un peu trop la reprise d’entreprise et complexifier un peu trop la création. S’il suffisait d’avoir des idées pour devenir chef d’entreprise…
Un même défi face aux hommesLorsque vous créez, vous embauchez si nécessaire et, comble du luxe, vous embauchez qui vous voulez.
Lorsque vous reprenez, vous recevez une entreprise qui a une histoire, laquelle a été faite par des hommes. Certains vous déplairont, d’autres vous effraieront, d’autres encore partiront… Mais ils feront tous partie de l’entreprise et de son succès. Et, sans eux, point de salut. En effet, plus de 20 % des repreneurs se plaignent d’avoir manqué d’informations sur le fonctionnement de l’entreprise de la part de l’ancien dirigeant. Donc, si le repreneur n’est pas entouré par les salariés, il risque quelques erreurs stratégiques.
Finalement, que vous embauchiez ou que vous repreniez du personnel déjà en place, le défi est le même : faire adhérer des hommes à un même projet. Et ce défi est de taille. Même si, dans le cas de la reprise, il est plus difficile à relever car le spectre de l’ancien dirigeant reste présent pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Même combat face au financementFaut-il vraiment un euro pour créer et des centaines de milliers d’euros pour reprendre ? Pensez-vous qu’un projet viable et pérenne s’entende à cent, mille ou même dix mille euros ? Tout dépend du projet, bien sûr, et le financement d’une boutique de restauration rapide est différent de celui d’une chaîne d’hôtels. Mais ne faut-il pas quelques moyens financiers pour réaliser l’étude de marché (achat de fichiers, enquête « terrain », commande d’une étude spécifique…), l’analyse financière (honoraires d’un expert-comptable) de la future entreprise, pour rédiger les documents commerciaux et sociaux (honoraires de l’avocat)… ?
Par ailleurs, quel créateur peut être crédible à l’égard de son banquier… mais aussi de son client, sans les fonds lui permettant de survivre quelles que soient les difficultés de la première année (au moins) ?
Quant au repreneur, certes, les fonds nécessaires peuvent être plus importants, ne serait-ce que pour la partie amont de la reprise (les recherches, les audits d’acquisition…), mais ils sont également plus faciles à mobiliser. Effectivement, le financeur estime qu’il y a moins de risques dans une reprise que dans une création ex-nihilo.
En fait, quel que soit le projet, qu’il s’agisse de création ou de reprise, l’entrepreneur doit prendre des risques. Et, de l’avis des financeurs, prendre des risques signifie apporter une partie des ressources financières nécessaires.
Mais, au final,que l’on veuille créer une entreprise ou reprendre, l’esprit est le même : la personne aime prendre des risques, a l’esprit d’initiative, de l’audace, de la pugnacité et a la capacité à reconnaître des opportunités de développement là où d’autres ne verraient qu’absence de marché ou complications. Il n’entreprend pas pour gagner de l’argent mais pour participer au développement économique de la France et devenir indépendant.
Mise à jour : 20 juillet 2011
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