Etes-vous plutôt un créateur ou un repreneur ?

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Créateurs et repreneurs d'entreprise, égaux face au projet 

On dit souvent que les repreneurs sont ceux qui n'ont pas assez d'idées pour créer. Ce serait simplifier un peu trop la reprise d'entreprise et complexifier un peu trop la création. S'il suffisait d'avoir des idées pour devenir chef d'entreprise…

Créer une boutique de restauration rapide est bel et bien une création, mais il faut reconnaître que cela ne suffit pas. En effet, pour que cette boutique ait des clients et génère du chiffre d'affaires, le créateur devra avoir un projet pour que cette boutique « tourne » (vitrine, menus, prix, concept…). Et ce projet devra être viable.

Lorsqu'un spécialiste de l'accompagnement à la création d'entreprise analyse une création, c'est bien le projet qu'il analyse et non l'idée initiale. Derrière chaque création, il y a forcément un projet. Une idée devient un projet à l'issue d'une étude de marché, d'une analyse financière, et d'une analyse juridique et sociale de la future entité.

Pour la reprise, il en va de même. Si le repreneur a des idées, il devra les transformer en projet et la difficulté sera d'inscrire ce projet dans un cadre existant.

En effet, le repreneur reçoit une entreprise qui, dans 50% des cas, a été créée par son dirigeant trente ans plus tôt. Cette entreprise et son histoire forcent le respect du travail accompli. Et, si un dirigeant n'appréciera pas un repreneur qui veut « tout casser » sous prétexte qu'il a des idées, il n'appréciera pas plus un repreneur qui voudrait simplement continuerà l'identique. Le dirigeant connaît son entreprise et son potentiel, il a donné naissance à cette structure, l'a fait grandir, l'a accompagnée dans son développement tel un père avec sa fille, comment pourrait-il entendre que son entreprise n'est plus « apte » pour un nouveau projet ?

Un même défi face aux hommes

Lorsque vous créez, vous embauchez si nécessaire et, comble du luxe, vous embauchez qui vous voulez.

Lorsque vous reprenez, vous recevez une entreprise qui a une histoire, laquelle a été faite par des hommes. Certains vous déplairont, d'autres vous effraieront, d'autres encore partiront… Mais ils feront tous partie de l'entreprise et de son succès. Et, sans eux, point de salut. En effet, plus de 20 % des repreneurs se plaignent d'avoir manqué d'informations sur le fonctionnement de l'entreprise de la part de l'ancien dirigeant. Donc, si le repreneur n'est pas entouré par les salariés, il risque quelques erreurs stratégiques.

Votre défi : faire adhérer des hommes à un projet

Finalement, que vous embauchiez ou que vous repreniez du personnel déjà en place, le défi est le même : faire adhérer des hommes à un même projet. Et ce défi est de taille. Même si, dans le cas de la reprise, il est plus difficile à relever car le spectre de l'ancien dirigeant reste présent pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Même combat face au financement 

Faut-il vraiment un euro pour créer et des centaines de milliers d'euros pour reprendre ? Pensez-vous qu'un projet viable et pérenne s'entende à cent, mille ou même dix mille euros ? Tout dépend du projet, bien sûr, et le financement d'une boutique de restauration rapide est différent de celui d'une chaîne d'hôtels. Mais ne faut-il pas quelques moyens financiers pour réaliser l'étude de marché (achat de fichiers, enquête « terrain », commande d'une étude spécifique…), l'analyse financière (honoraires d'un expert-comptable) de la future entreprise, pour rédiger les documents commerciaux et sociaux (honoraires de l'avocat)… ?

Par ailleurs, quel créateur peut être crédible à l'égard de son banquier… mais aussi de son client, sans les fonds lui permettant de survivre quelles que soient les difficultés de la première année (au moins) ?

Quant au repreneur, certes, les fonds nécessaires peuvent être plus importants, ne serait-ce que pour la partie amont de la reprise (les recherches, les audits d'acquisition…), mais ils sont également plus faciles à mobiliser. Effectivement, le financeur estime qu'il y a moins de risques dans une reprise que dans une création ex-nihilo.

En fait, quel que soit le projet, qu'il s'agisse de création ou de reprise, l'entrepreneur doit prendre des risques. Et, de l'avis des financeurs, prendre des risques signifie apporter une partie des ressources financières nécessaires.

Mais, au final,que l'on veuille créer une entreprise ou reprendre, l'esprit est le même : la personne aime prendre des risques, a l'esprit d'initiative, de l'audace, de la pugnacité et a la capacité à reconnaître des opportunités de développement là où d'autres ne verraient qu'absence de marché ou complications. Il n'entreprend pas pour gagner de l'argent mais pour participer au développement économique de la France et devenir indépendant.

 

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