1 – Vous ne savez pas quoi faire
C’est votre droit ! Ne pas avoir d’idées n’est pas incompatible avec l’envie d’entreprendre. L’important c’est d’être motivé.
Si vous avez besoin d’aide pour trouver des idées, vous pouvez :
- Faire appel à un coach (SFCoach, Syntec)
- Faire un bilan de compétences. Cela vous permettra de faire le point sur vos compétences et de construire votre projet
- Solliciter votre entourage. Vos proches ont peut-être des idées : « tiens, je te verrais bien faisant… »
- Faire quelques exercices de créativité. Plusieurs techniques existent, en groupe ou seul, l'APCE vous propose quelques méthodes,
- Raisonner par élimination : « je ne veux surtout pas… »
- Envisager votre hobby ou vos rêves d’enfants comme autant de projet d’entreprise potentiel
En tout état de cause, soyez cohérent ! Construisez un projet qui vous correspond, que ce soit en termes d’effectif, de chiffre d’affaires, de contraintes ou de libertés. Si votre motivation est de gagner de beaucoup d’argent, certains projets seront plus pertinents que d’autres.
Inversement, si vous souhaitez être disponible pour vos enfants et aller les chercher à l’école, privilégiez des activités qui vous permettront cette organisation !
L’avantage, en créant votre entreprise, c’est que vous allez pouvoir choisir les contraintes qui vous arrangent le plus.
2. Vous n’aimez pas être seul ou décider seul
C’est un frein réel ! Un dirigeant est seul face à ses décisions, ses doutes et ses incertitudes, mais aussi ses salariés, ses clients, ses fournisseurs et ses banquiers. Ils attendront de vous des réponses dans toutes les situations.
Si vous ne voulez pas être seul, quelques pistes :
- Créez avec un associé
- Inscrivez-vous à des clubs de dirigeants. Il y en a dans la plupart des CCI et ailleurs
- Acceptez de dire « je ne sais pas » pour lâcher la pression !
3. Juridiquement, c’est impossible
Votre ancien contrat de travail ne vous permet pas de créer dans l’activité que vous envisagiez en raison d’une clause de non concurrence. Des solutions existent : discutez-en avec un conseil juridique.
4. Vous pensez que c’est compliqué
C’est ce que tout le monde vous dit ! Ne vous y fiez pas. Bien sûr, devenir entrepreneur ne se fait ni du jour au lendemain, ni sur un coup de tête. Mais en construisant son projet pas à pas, en étant organisé et en faisant appel aux bonnes personnes, vous mettrez toutes les chances de votre côté.
En 1850, 50% des personnes actives étaient des indépendants et, 2009, plus de 500 000 personnes se sont lancées dans l’aventure !
5. Vous ne savez pas exactement ce que devenir patron implique
Si vous connaissez des patrons de TPE, demandez-leur de passer quelques jours dans leur entreprise pour voir comment se déroule leur quotidien. Cela peut vous éclairer sur des activités et vous permettre de découvrir un intérêt pour des métiers que vous aviez mis de côté (artisanat, métallurgie, commerce, etc.).
D’autre part, gérer une unité de production au sein d’un groupe n’a absolument rien à voir avec la gestion d’une petite entreprise.
6. Vous n’êtes pas sûr d’avoir les compétences nécessaires pour gérer une entreprise
Faites la liste de ce que vous savez faire et de ne ce que vous ne savez pas faire. Prenez en compte vos compétences acquises au cours de votre carrière ou de vos loisirs ! Si vous avez des faiblesses, les CCI proposent des formations qui peuvent vous aider. N’hésitez pas car des aides sont prévues pour le financement.
7. Vous ne savez pas si vous avez le profil d’un entrepreneur.
Devenir chef d’entreprise, c’est faire appel à son côté entrepreneur, pour créer son entreprise, et son côté manager, pour la diriger. Si les deux aspects sont parfois opposés – la prise de risque contre la gestion raisonnable –, ils n’en restent pas moins terriblement complémentaires. Voici quelques tests pour identifier vos forces et vos faiblesses.
Paul-Arthur Fortin, considéré comme le père de l'entrepreneuriat au Québec, définit un entrepreneur comme « une personne capable de transformer un rêve, une idée, un problème ou une occasion en une entreprise ».
N’oubliez pas : si entreprendre ne s’apprend pas, manager si ! Les CCI proposent d’ailleurs une foule de formations vous permettant d’acquérir les compétences nécessaires.
8. Vous avez peur de prendre trop de risques.
Vous allez effectivement prendre un risque mais, aujourd’hui, la sécurité n’est plus non plus assurée en tant que salarié ! Et, le risque peut se gérer :
- en fonction de l’activité que vous choisissez, peut-être pouvez-vous commencer votre activité en même temps qu’un poste salarié pour tester votre projet (le régime auto-entrepreneur est particulièrement adapté à ça),
- vous pouvez protéger votre résidence principale auprès de votre notaire (déclaration d’insaisissabilité),
- sachez pourquoi les entreprises déposent le bilan, ça vous permettra de ne pas commettre les mêmes erreurs (Source : Ministère des PME)
- mauvaise anticipation des charges de l’entreprise et donc problèmes de trésorerie : 40% des créateurs qui ont échoué ont rencontré ce problème,
- chiffre d’affaires trop faible, problème de marché, de clientèle : 40% des créateurs qui ont échoué ont rencontré ce problème
- Problèmes de gestion, difficultés administratives ou réglementaires : 27% des créateurs qui ont échoué ont rencontré ce problème
- Problèmes personnels : 15% des créateurs qui ont échoué ont rencontré ce problème
- Si vous avez peur de la baisse de vos revenus, sachez qu’elle est, en général, limitée dans le temps. Lisez les études de l’INSEE sur ce sujet. Et à vous de monter le projet qui a le potentiel de vous apporter les revenus dont vous avez besoin.
- Si vous avez peur d’être trop pris par votre activité et de ne plus avoir de temps pour votre famille, à vous de monter le projet qui vous permet d’avoir du temps.
Alors vous êtes prêt ?