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Mondialisation, la France à la croisée des chemins/Les actes de la 9�me Universit� d'�t� (2005)
 
Regards croisés

Paulette Picard, Présidente de l’Académie consulaire
Changer notre regard

L’université d’été est un temps de réflexion pour comprendre le monde. Elle nous permet d’éclairer nos choix de chefs d’entreprise. Car si la mondialisation n’est pas nouvelle, jamais nos entreprises n’ont été confrontées à une telle rapidité de ses effets. Les intervenants que nous avons invités vont nous faire partager leur vision du monde et nous expliquer les causes et les effets des mutations auxquelles nous assistons.
Cette 9e université d’été est un rendez-vous important autour d’une idée forte : en jouant collectif, le réseau consulaire peut être un levier essentiel du développement économique de notre pays.
Et parce que l’économie ne peut pas se passer de l’art et que l’art n’a de sens que s’il est intégré à l’économie, nous ouvrons l’université d’été par un morceau de Debussy qui s’intitule Pagode, interprété par la pianiste Muriel Beckouche. Muriel a choisi ce compositeur car il a sa place dans un débat sur la mondialisation. C’est l’un des rares compositeurs français qui a été, en outre, un grand voyageur. Quand il a découvert en Indonésie la musique balinaise, cela a été un choc, une véritable prise de conscience de la possibilité de l’enrichissement d’une culture par une autre.
Changer de regard, c’est déjà s’engager dans la voie de l’innovation.

Jean-François Gendron, Président de la CCI de Nantes
Regarder dans la même direction
Dans ce grand Ouest où nous aimons à la fois cultiver nos racines et vivre la modernité, il est particulièrement pertinent de travailler sur le thème de l’ouverture au monde. Car notre territoire a toujours été ouvert sur l’extérieur. Et son dynamisme ne se dément pas.
4 000 nouvelles entreprises ont vu le jour en quelques années. La population de Nantes-Saint-Nazaire a augmenté de 14 % et les emplois industriels ont progressé de 9 %. Ces performances sont assez exceptionnelles pour être soulignées.
A Nantes et à Saint-Nazaire, nous misons sur la réactivité, la collégialité et le travail en réseau. Depuis 12 ans, les deux CCI ont marié leurs destins pour avoir une taille critique et développer une culture de partenariat. Nous sommes fiers de constater que trois pôles de compétitivité ont été retenus en Loire-Atlantique. Et nous sommes confiants dans notre capacité d’entreprendre.
Nous pensons que nous devons créer de la confiance et que pour cela il faut avoir de l’optimisme. Nous devons renforcer, en France, la dynamique partenariale et fédérer partout nos forces pour soutenir les aventures entrepreneuriales. La mondialisation est une opportunité. L’union et les partenariats sont des piliers majeurs pour en tirer le meilleur. A nous de savoir regarder dans la même direction.

Bruno Hug de Larauze, Président de la CCI de Saint-Nazaire
Voir loin pour agir juste

Nantes Saint-Nazaire est une métropole bipolaire qui marie respect des identités et force de l’union d’hommes et de femmes qui ont partagé des aventures économiques.
La communauté d’entrepreneurs existait avant le rapprochement des deux métropoles et c’est elle qui a permis son succès. Les maisons étaient séparées mais la famille était unique.
Nos performances sont le reflet d’une dynamique entrepreneuriale forte. Nos projets, nous les inscrivons dans la perspective de l’ouverture au monde. Et si cette ouverture a été facilitée par la présence d’entreprises comme Airbus ou les Chantiers de l’Atlantique, elle est aussi portée par la présence de centaines de PME dans la région. Notre objectif est de faire en sorte que cette réussite soit encore au rendez-vous des prochaines années. Construire une métropole internationale, tel est le fil rouge de l’action de nos CCI.
Même si notre pays ne peut plus faire l’économie de réformes structurelles profondes, nous avons confiance en l’avenir. Voir loin pour agir juste, tel est notre état d’esprit, telle est la finalité de nos universités.