Paulette
Picard, Présidente de l’Académie consulaire
Changer notre regard
L’université d’été est un
temps de réflexion pour comprendre le monde. Elle nous
permet d’éclairer nos choix de chefs d’entreprise.
Car si la mondialisation n’est pas nouvelle, jamais
nos entreprises n’ont été confrontées
à une telle rapidité de ses effets. Les intervenants
que nous avons invités vont nous faire partager leur
vision du monde et nous expliquer les causes et les effets
des mutations auxquelles nous assistons.
Cette 9e université d’été est un
rendez-vous important autour d’une idée forte
: en jouant collectif, le réseau consulaire peut être
un levier essentiel du développement économique
de notre pays.
Et parce que l’économie ne peut pas se passer
de l’art et que l’art n’a de sens que s’il
est intégré à l’économie,
nous ouvrons l’université d’été
par un morceau de Debussy qui s’intitule Pagode, interprété
par la pianiste Muriel Beckouche. Muriel a choisi ce compositeur
car il a sa place dans un débat sur la mondialisation.
C’est l’un des rares compositeurs français
qui a été, en outre, un grand voyageur. Quand
il a découvert en Indonésie la musique balinaise,
cela a été un choc, une véritable prise
de conscience de la possibilité de l’enrichissement
d’une culture par une autre.
Changer de regard, c’est déjà s’engager
dans la voie de l’innovation.
Jean-François
Gendron, Président de la CCI de Nantes
Regarder dans la même direction
Dans ce grand Ouest où nous aimons à
la fois cultiver nos racines et vivre la modernité,
il est particulièrement pertinent de travailler sur
le thème de l’ouverture au monde. Car notre territoire
a toujours été ouvert sur l’extérieur.
Et son dynamisme ne se dément pas.
4 000 nouvelles entreprises ont vu le jour en quelques années.
La population de Nantes-Saint-Nazaire a augmenté de
14 % et les emplois industriels ont progressé de 9
%. Ces performances sont assez exceptionnelles pour être
soulignées.
A Nantes et à Saint-Nazaire, nous misons sur la réactivité,
la collégialité et le travail en réseau.
Depuis 12 ans, les deux CCI ont marié leurs destins
pour avoir une taille critique et développer une culture
de partenariat. Nous sommes fiers de constater que trois pôles
de compétitivité ont été retenus
en Loire-Atlantique. Et nous sommes confiants dans notre capacité
d’entreprendre.
Nous pensons que nous devons créer de la confiance
et que pour cela il faut avoir de l’optimisme. Nous
devons renforcer, en France, la dynamique partenariale et
fédérer partout nos forces pour soutenir les
aventures entrepreneuriales. La mondialisation est une opportunité.
L’union et les partenariats sont des piliers majeurs
pour en tirer le meilleur. A nous de savoir regarder dans
la même direction.
Bruno
Hug de Larauze, Président de la CCI de Saint-Nazaire
Voir loin pour agir juste
Nantes Saint-Nazaire est une métropole bipolaire qui
marie respect des identités et force de l’union
d’hommes et de femmes qui ont partagé des aventures
économiques.
La communauté d’entrepreneurs existait avant
le rapprochement des deux métropoles et c’est
elle qui a permis son succès. Les maisons étaient
séparées mais la famille était unique.
Nos performances sont le reflet d’une dynamique entrepreneuriale
forte. Nos projets, nous les inscrivons dans la perspective
de l’ouverture au monde. Et si cette ouverture a été
facilitée par la présence d’entreprises
comme Airbus ou les Chantiers de l’Atlantique, elle
est aussi portée par la présence de centaines
de PME dans la région. Notre objectif est de faire
en sorte que cette réussite soit encore au rendez-vous
des prochaines années. Construire une métropole
internationale, tel est le fil rouge de l’action de
nos CCI.
Même si notre pays ne peut plus faire l’économie
de réformes structurelles profondes, nous avons confiance
en l’avenir. Voir loin pour agir juste, tel est notre
état d’esprit, telle est la finalité de
nos universités. |