8�me Universit� d'�t� - Antibes/Juan-les-Pins - 2 et 3 septembre 2004 - LES ACTES
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Jean-François Bernardin
président de l’ACFCI
Les entreprises participent de l’intérêt général
  

Il y a en France, un grand malentendu entre l’entreprise et les citoyens. Opposer l’intérêt général et l’intérêt des entreprises est totalement absurde. Comment peut-on imaginer mener une politique sociale durable qui ne soit pas assise sur la prospérité de nos entreprises ?

Il faut convaincre les Français que seule cette prospérité permet de financer les services sociaux de l’Etat et des collectivités, notre système de protection sociale auquel ils sont légitimement attachés.

Face à ces enjeux les chambres de commerce ont un rôle à jouer. C’est le lieu où s’expriment la fois la voix des entreprises et celle de l’intérêt général.

Les chambres de commerce sont ancrées sur leur territoire, là où les citoyens perçoivent le mieux la solidarité entre les entreprises et leur lieu de vie, là où le développement partagé prend tout son sens.

Pour jouer ce rôle, les CCI ont fait leur propre révolution culturelle. Les chambres locales sont très attachées à leur indépendance mais elles ont beaucoup évolué sur ce point. Des centaines de coopérations inter consulaires, dont le portail Internet, la signature électronique ou encore la relance de la création d’entreprise, en sont les exemples.

Un vaste travail a été réalisé, les textes sont prêts. Cependant, ces actions collectives sont aujourd’hui freinées par des textes du passé, des textes dépassés. Nous avons beaucoup travaillé avec les pouvoirs publics, l’administration et les cabinets ministériels. Les textes sont prêts. Il suffit de donner le signal de la réforme.