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Rendre une vie aux
quartiers |
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La justice sociale n’existe pas sans efficacité
économique, je m’appuie sur ce principe simple.
C’est tout le sens du pôle cohésion
à trois volets qui a été mis en place
: un volet emploi, un volet logement et un volet égalité
des chances. Cette action vise deux buts essentiels :
faire prendre à tous nos concitoyens le train de
l’emploi par des formations et par l’apprentissage
et rendre une vie aux quartiers pour durablement les faire
changer.
Le dispositif des Zones franches urbaines (ZFU) répond
à cet objectif. Il encourage les travailleurs,
en situation d’échec, à créer
leur propre emploi et dans un deuxième temps à
embaucher.
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| La ZFU, un concept qui marche |
Depuis 1997, date de la première
vague des ZFU, il y a eu 50 000 emplois créés
dont 35 000 créations nettes qui ont donné
naissance à 20 000 petites entreprises. De plus,
35 % des salariés des ZFU sont issus des quartiers.
Arrivés sans formation, ils ont acquis une qualification.
Jean-Louis Borloo a doublé, dès l’année
2003, le nombre de Zones franches urbaines. L’accord
signé avec les CCI en février 2004 va permettre
d’accélérer le processus.
Mon collègue Laurent Hénart a également
mis en place des actions de formation - notamment de l’apprentissage
dans le secteur marchand - pour ces jeunes des quartiers
dont 40 % sont au chômage.
Là aussi, nous allons conduire des actions avec les
CCI qui sont la deuxième force de formation du pays
derrière l’Education nationale.
L’accompagnement mis en place par les jeunes de l’Essec
qui travaillent sur un programme de trois ans avec les meilleurs
élèves des lycées en Zone urbaine sensible
(ZUS) autour de Cergy-Pontoise, en est un exemple. Ce dispositif
existe depuis deux années scolaires. Il faudrait
le décliner en partenariat avec les CCI dans les
principales métropoles françaises. Voilà
un échange «gagnant gagnant», une belle
expérience de management pour les élèves
de l’Essec, une opportunité de découvrir
d’autres horizons pour les jeunes des quartiers.
Autre préoccupation : les liens entre les entreprises
et les quartiers. En classe de troisième, les élèves
doivent effectuer un stage de trois jours en entreprise.
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| Un label pour les entreprises qui s’engagent
vis-à-vis des jeunes |
| Il n’est pas du
tout évident de trouver un stage quand on habite
le Val Fourré ou Montfermeil. Je compte distinguer
par un label les entreprises qui s’engagent dans une
démarche vis-à-vis de ces jeunes. Nous avons
déjà des contacts avec des groupes nationaux
ou internationaux. L’idée est de donner aux
élèves ce goût d’entreprendre
; les jeunes, les entreprises et la société
dans son ensemble ne pourront qu’y gagner.
Tout ceci est possible si les entreprises s’implantent
dans les quartiers. A l’image de «Talents des
Cités», il faut développer les initiatives
qui mettent en avant les réussites de ces jeunes
entrepreneurs issus des cités. Les personnels de
nos entreprises doivent refléter les bassins d’emplois
sur lesquels les sociétés sont implantées,
avec leurs richesses individuelles ou professionnelles.
C’est tout le sens de la charte de la diversité
que nous allons mettre en place dans le plan de cohésion
sociale.
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| Les 4 côtés d’un carré
magique |
| L’investissement, la consommation
et l’exportation constituent le triangle d’or
de la croissance. En inscrivant celle-ci dans un contexte
social, juste et responsabilisant nous formerons les 4 côtés
d’un carré magique : investissement, consommation,
exportations et cohésion sociale retrouvée.
Réussir ce carré, c’est contribuer à
réconcilier les Français et l’entreprise. |