8�me Universit� d'�t� - Antibes/Juan-les-Pins - 2 et 3 septembre 2004 - LES ACTES
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Jean-François Bernardin
président de l’ACFCI
Rendre service à nos entreprises
  

Hier, au cours de nos échanges, Nicolas Beytout nous interpellait en nous disant «Vous, chefs d’entreprise, vous ne communiquez pas sur les sujets difficiles». C’était, en somme, une manière de nous rappeler notre responsabilité vis-à-vis des médias et du grand public pour réconcilier nos concitoyens et les entreprises. La tâche est encore vaste, nos travaux l’ont souligné.

Mais le propos de Nicolas Beytout me parait un peu sévère.

Les CCI expriment les intérêts des entreprises et je crois qu’elles savent prendre des positions publiques fortes.
Nous l’avons fait récemment, à l’ACFCI, sur le thème de l’emploi pour démontrer combien notre pays restait campé sur des contresens qui faussent l’analyse et pénalisent l’action.

Nous allons le faire prochainement sur la mondialisation, sujet à la fois complexe et controversé. Nicolas Sarkozy rappelait que la Chine et l’Inde seront l’énorme marché du futur. Comment aborder cette nouvelle donne? Nous devrons le faire sans fatalisme - car qui se résigne se replie – mais aussi avec lucidité pour apprécier nos faiblesses et nos forces.

Pour que la mondialisation soit une opportunité pour nos entreprises et pour notre pays, les pouvoirs publics ont décidé de relancer la politique industrielle. Les Chambres de Commerce et d’Industrie soutiennent cette politique tout comme elles croient au regroupement d’entreprises de même nature sur un territoire pour faire front commun, se défendre, innover et exporter. En matière d’exportation, là aussi, les CCI peuvent être un appui précieux pour accompagner nos entreprises et les aider à gagner de nouveaux marchés.

Rendre service à nos entreprises, et ce faisant, rendre service à notre pays, voilà notre mission aujourd’hui et demain, et plus encore quand les vents de l’économie mondiale sont violents.