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Rendre service à nos entreprises |
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Hier, au cours de nos échanges, Nicolas Beytout
nous interpellait en nous disant «Vous, chefs d’entreprise,
vous ne communiquez pas sur les sujets difficiles».
C’était, en somme, une manière de
nous rappeler notre responsabilité vis-à-vis
des médias et du grand public pour réconcilier
nos concitoyens et les entreprises. La tâche est
encore vaste, nos travaux l’ont souligné.
Mais le propos de Nicolas Beytout me parait un peu sévère.
Les CCI expriment les intérêts des entreprises
et je crois qu’elles savent prendre des positions
publiques fortes.
Nous l’avons fait récemment, à l’ACFCI,
sur le thème de l’emploi pour démontrer
combien notre pays restait campé sur des contresens
qui faussent l’analyse et pénalisent l’action.
Nous allons le faire prochainement sur la mondialisation,
sujet à la fois complexe et controversé.
Nicolas Sarkozy rappelait que la Chine et l’Inde
seront l’énorme marché du futur. Comment
aborder cette nouvelle donne? Nous devrons le faire sans
fatalisme - car qui se résigne se replie –
mais aussi avec lucidité pour apprécier
nos faiblesses et nos forces.
Pour que la mondialisation soit une opportunité
pour nos entreprises et pour notre pays, les pouvoirs
publics ont décidé de relancer la politique
industrielle. Les Chambres de Commerce et d’Industrie
soutiennent cette politique tout comme elles croient au
regroupement d’entreprises de même nature
sur un territoire pour faire front commun, se défendre,
innover et exporter. En matière d’exportation,
là aussi, les CCI peuvent être un appui précieux
pour accompagner nos entreprises et les aider à
gagner de nouveaux marchés.
Rendre service à nos entreprises, et ce faisant,
rendre service à notre pays, voilà notre
mission aujourd’hui et demain, et plus encore quand
les vents de l’économie mondiale sont violents.
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