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Un partenariat au service du pays |
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| L’Assemblée
française des chambres de commerce et d’industrie
a eu raison de choisir pour thème de cette 8e Université
d’été : «Réconcilier les
Français et l’entreprise». En effet,
le pays tout entier doit se mobiliser pour amplifier ce
mouvement de retour à la croissance. Dans cette dynamique,
les entreprises jouent un rôle essentiel pour le développement
et l’épanouissement de la société
française.
La croissance est de retour avec des prévisions pour
cette année de 2,5 % de croissance, le chiffre le
plus fort de la zone euro. Cela prouve le bien fondé
de la politique économique engagée par ce
gouvernement, à la fois la politique de soutien à
la consommation, et de confiance auprès des entrepreneurs
qui les conduisent à investir pour 8 % d’entre
eux.
Le moteur de l’investissement est reparti. Il faut
encourager les PME à encore plus exporter. Dans ce
contexte, les chambres de commerce et d’industrie
ont un rôle fondamental à jouer.
Celles-ci sont à la veille d’échéances
importantes : les prochaines opérations électorales
qui se dérouleront dans un cadre juridique rénové
et clairement défini. Les textes réglementaires
nécessaires au déroulement ont été
publiés.
Ces échéances sont aussi l’occasion
d’un débat tout à fait légitime
dans chacune des CCI. Il s’agit de moderniser leur
statut, notamment en déconcentrant la tutelle et
en définissant mieux leurs missions. Le système
de l’imposition additionnelle à la taxe professionnelle
(IATP) sera réformé en privilégiant
un mode de financement fondé sur le vote des taux,
qui apportera à la fois une clarification nécessaire
et une vraie responsabilité des CCI dans la gestion
de leurs ressources. Cette réforme devra aussi favoriser
une rationalisation de leur gestion, notamment dans leur
répartition géographique. Les chambres pourront
ainsi jouer au mieux leur rôle au service du développement
économique du pays. Il leur revient naturellement
de se mobiliser avec les pouvoirs publics, aux côtés
des entreprises, pour que la croissance retrouvée
touche tous les territoires.
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| L’entreprise : moteur de la croissance
et de l’emploi |
| Les Français seront
pleinement réconciliés avec l’entreprise
si celle-ci apparaît à leurs yeux pour ce qu’elle
est, c’est-à-dire le moteur de la croissance
et de l’emploi. Par leurs missions, les CCI doivent
promouvoir une image trop souvent brouillée. L’opinion
voient le négatif : les licenciemens, les fermetures
d’usines.
Malheureusement, ils ne voient pas le positif : les créations
d’emplois, les embauches…
Le phénomène des délocalisations contribue
à détériorer la vision de l’entreprise.
La présence de celle-ci sur un territoire n’est
plus vécue comme le fruit d’un enracinement
durable, comme l’expression même d’un
territoire, d’une tradition, qui l’associent
de manière indiscutable à la vie de la région,
mais apparaît au contraire précaire. Sa présence
peut être remise en cause sous l’effet de la
conjoncture, d’exigences économiques qui dépassent
les limites des frontières.
Des difficultés structurelles altèrent également
la perception que notre société a de ces entreprises.
Le Livre Blanc, établi à la demande de la
CCI de Paris par un groupe d’experts placé
sous la présidence de Roger Fouroux, a très
bien mis en évidence que l’entreprise était
peu présente et peu valorisée dans l’Education
nationale. Ces constats nous amènent à réagir.
Nos entreprises ont de grands atouts. Il faut réhabiliter
leur image et se garder d’un pessimisme de mauvais
aloi qui ne reflète pas la réalité.
L’Europe considère souvent la politique industrielle
française comme protectionniste et avide de subventions.
Il s’agit de dépasser ces deux concepts pour
être libéral et stratège.
Après avoir été l’entreprise
la plus endettée du monde avec 70 milliards d’euros,
France Télécom paraît sauvée.
L’Etat a joué ce rôle de stratège,
malgré les critiques, en effectuant une forte augmentation
de capital pour sauver l’entreprise. Aujourd’hui,
il privatise en cédant 10 % du capital pour 5,1 milliards
d’euros, ce qui va permettre d’économiser
400 millions d’euros d’intérêts
chaque année.
La désindustrialisation, les délocalisations
ou les problèmes d’emploi ne sont pas inéluctables.
Pour se développer et se maintenir dans un environnement
en mutation rapide, les entreprises doivent relever sans
cesse de nouveaux défis et intégrer un cercle
vertueux de l’économie concurrentielle. Elles
doivent être compétentes, savoir anticiper,
être réactives, créatives et capables
d’innovation. Face à la mondialisation, les
entreprises, en contrepartie de ce développement
inéluctable des importations, doivent trouver de
nouveaux débouchés, à l’exportation
en particulier. La France a une position solide en Europe,
l’élargissement de l’Union européenne
doit être considéré comme une opportunité,
mais au-delà même de l’Europe, c’est
vers le monde qu’il faut regarder. Nicolas Sarkozy
a souhaité une amélioration de 50 % de ces
exportations. C’est un bel objectif. Toutefois, la
compétitivité de l’industrie européenne
ne pourra s’exercer pleinement que dans le cadre d’un
commerce international loyal et équilibré
et d’une ouverture effective des marchés.
L’exemplarité de l’Union européenne,
une des zones les plus ouvertes du monde aux importations,
et possédant les droits de douane les plus faibles,
ne trouve pas toujours, hélas, de réciprocité,
face aux barrières tarifaires et non tarifaires de
certains pays en voie de développement, de certains
pays émergents, et même, bien souvent, des
Etats-Unis. |
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| Placer les industriels dans des conditions
de concurrence loyale et équitable |
| Enfin, dans ce domaine
comme dans d’autres, l’Etat doit assumer pleinement
ses responsabilités en matière de politique
industrielle. C’est pourquoi la réciprocité
des conditions d’accès aux marchés mondiaux
et l’application d’instruments de défense
commerciale ont été défendues à
Bruxelles dans le cadre défini par l’OMC. Des
instruments de défense existent, il faut les utiliser
et rester vigilants pour que, dans le cadre des discussions
à venir, les industriels soient placés dans
des conditions de concurrence loyale et équitable
sur les marchés internationaux.
Il ne s’agit pas de protectionnisme ni de privilèges
mais d’équité et de loyauté.
Il appartient aussi à l’Etat de créer
les conditions permettant aux entreprises de s’adapter,
de les accompagner dans leur développement. C’est
la raison de la création prochaine d’une direction
générale des entreprises. L’Etat demande
aux chambres de commerce de se moderniser, de se réformer,
mais il applique ce principe à lui-même.
Cette direction générale des entreprises sera
issue de la fusion des directions existantes. Elle permettra
de mieux répondre aux besoins des entrepreneurs,
elle assurera la synergie nécessaire au sein des
administrations centrales, mais aussi elle intégrera
beaucoup mieux le réseau des DRIRE (Directions Régionales
de l'Industrie de la Recherche et de l'Environnement) comme
relais des politiques nationales en faveur des entreprises.
Leurs missions et celles des ministères offriront
une meilleure lisibilité à l’ensemble
des partenaires économiques. L’Etat doit parallèlement
maintenir une présence active dans des domaines tels
que la technologie et l’innovation, la solidarité
nationale, la cohésion sociale et territoriale, la
veille et l’anticipation des mutations économiques,
mais aussi le développement durable ou la revitalisation
de zones fragilisées.
La mise en place prochaine d’une agence des PME qui
regroupera sous la responsabilité d’une seule
entité les attributions, actifs et compétences
de l’Agence française de l’innovation,
de la Banque du développement des PME, de l’Agence
pour la création d'entreprises et de l’Agence
de développement des PME permettra de mieux les comprendre
et de mieux les coordonner. |
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| Faire émerger les pôles de compétitivité |
| Le ministère de
l’Industrie s’est engagé à faire
émerger les fameux pôles de compétitivité
et va prendre les mesures nécessaires pour que les
entreprises bénéficient solidairement des
avancées scientifiques et technologiques issues des
centres de recherche les plus performants.
Les CCI participeront aux côtés de l’Etat,
des collectivités territoriales et des centres de
recherche, à l’émergence de projets
ambitieux. Les fonds de capital risque investis aux Etats-Unis
chaque année sont quatre fois supérieurs à
ceux investis par les PME en Europe. Cela a un impact sur
les taux de croissance. Le gouvernement va donc renforcer
les outils mis au service des entreprises pour accéder
aux financements qui leur sont nécessaires. |
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| Un défi à relever ensemble :
la formation professionnelle |
| Comme le met en évidence
la récente étude du conseil d’analyse
économique de l’OCDE et celle de l’Union
européenne, la formation constitue un enjeu stratégique
majeur pour nos entreprises et un défi que nous devons
relever ensemble.
La loi sur la formation professionnelle a ouvert un meilleur
accès à la formation tout au long de la vie
et au développement d’actions favorisant la
gestion des savoirs et des compétences. La troisième
convention d’objectifs pour la formation et l’emploi,
qui couvre la période 2003-2006 a précisément
marqué la volonté commune des pouvoirs publics
et du réseau des CCI de promouvoir ensemble le développement
d’une formation durable. Elle met l’accent sur
la formation et l’accompagnement des créateurs
et repreneurs d’entreprises, la connaissance des métiers,
la valorisation de l’apprentissage, les modules de
formation et la validation des acquis de l’expérience.
Elle insiste également sur la dimension internationale
des formations consulaires par le renforcement d’alliances
et de partenariats européens, par le développement
de la mobilité des étudiants et des parcours
européens de formation en alternance. |
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| Promouvoir les métiers et les carrières
de l’industrie auprès des jeunes |
| Selon le Commissariat
général au plan, les prévisions de
main d’œuvre sont évidemment extrêmement
pessimistes puisqu’il nous manquerait, sur les 7 millions
de postes à renouveler ces prochaines années,
un nombre important de recrutements.
La culture technique est dépréciée
et l’activité industrielle est méconnue.
Une campagne de communication nationale en partenariat avec
les fédérations professionnelles, destinées
à promouvoir les métiers et les carrières
de l’industrie auprès des jeunes fait partie
des projets du gouvernement. Ce déficit prévisible
de main d’œuvre est dû en particulier au
vieillissement de la population active. Les entreprises
doivent donc s’engager résolument dans la gestion
prévisionnelle des âges.
Après le scepticisme, l’optimisme. Sous l’impulsion
de leur président, les CCI ont produit un effort
de modernisation de leur organisation très prometteur.
Les choses ont évolué. Le scepticisme de départ,
affiché lors des premières discussions de
réforme, a laissé place à l’optimisme
dans un partenariat au service du pays. Grâce à
une mobilisation commune, les entreprises seront dans les
meilleures conditions pour relever les défis de la
croissance économique et leur rôle sera valorisé
dans la société. |
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| Les établissements de formation des
CCI |
| Après l’Education
Nationale, les établissements de formation des CCI
constituent le dispositif national le plus important de
formation professionnelle initiale et continue, du CAP à
BAC+7, assurant ainsi une préparation à 600
métiers, dans 40 secteurs industriels ou tertiaires.
Chaque année, elles affectent plus du quart de leur
budget à cette mission essentielle. L’offre
de formation consulaire se caractérise par sa diversité
: outre 12 écoles d’ingénieurs, 180
centres d’étude de langues et de formation
continue, elles s’appuient sur les deux pôles
importants que sont l’apprentissage, avec de très
bons taux d’insertion professionnelle des jeunes dans
toutes les filières, et les formations commerciales
et de gestion. Elles font aussi preuve de réactivité,
comme l’illustre par exemple le développement
de formations aux nouveaux métiers de l’image
et des technologies de l’information et de la communication.
Elles portent aussi des projets tels que l’apprentissage
aux niveaux supérieurs, la professionnalisation des
cursus, l’individualisation des formations, la création
de formations entrepreneuriales.
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