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A chacun sa finalité |
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L’entreprise a plusieurs finalités parce
qu’elle réunit plusieurs acteurs. Il ne faut
pas confondre le rôle des entrepreneurs avec celui
des salariés. Le dirigeant salarié d’une
entreprise qui ne possède pas le capital de cette
entreprise n’est pas un patron, c’est un dirigeant
salarié.
Un vrai patron risque son argent pour créer quelque
chose en espérant fabriquer un bien ou un service
et en tirer un profit. Selon une étude du CAC 40,
les sociétés à capitaux familiaux
ont un taux de croissance durable infiniment plus grand
que les sociétés à capital réparti.
Il faudra bien redécouvrir tôt ou tard les
vertus de l’entreprise patrimoniale française,
méprisée politiquement parce que considérée
comme le lieu de l’enrichissement personnel.
Un patron propriétaire ne peut être indifférent
au profit, mais autre chose l’anime. Sinon pourquoi
des patrons riches continuent-ils à prendre des
risques ? Par passion partagée avec leurs collaborateurs
dont le rapport au travail n’est pas non plus seulement
un rapport à l’argent.
La finalité de l’actionnaire rejoint celle
du patron qui a investi : obtenir des bénéfices.
Ceux-ci sont indispensables à la prospérité
de l’entreprise dont la fonction unique dans la
société est de produire des richesses qui
permettent de créer des emplois et de nourrir les
systèmes sociaux.
Si l’entreprise ne respecte pas l’environnement,
ne sait pas gérer son personnel, elle sera perçue
négativement. Elle ne pourra alors réaliser
sa finalité de création de richesses et
par conséquent ne pourra remplir son rôle
social.
La reconnaissance publique de l’entreprise suppose
que les entrepreneurs aient une gestion d’entreprise
que l’immense majorité des concitoyens juge
positive et qui les motive, qu’ils soient salariés
fonctionnaires ou salariés d’entreprises.
Cette vision positive doit être relayée par
les journalistes, les fonctionnaires et les hommes politiques.
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