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S’engager dans une démarche de progrès |
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La CCI de Rennes a mûri pendant dix années
une démarche de progrès. Cette réflexion
a été nourrie par des éléments
d’ordre interne, liés à l’évolution
des moyens par rapport à l’évolution
des activités de la chambre, et externes, liés
aux ressortissants, clients, collectivités territoriales
et Etat.
Au cours de ces années, le chiffre d'affaires de
la chambre est passé de 24,5 millions d'euros en
1994 à 45 millions d'euros en 2004, soit une progression
de 84 %. Il faut ramener, en termes de ressources, cette
l’évolution à celle de l’IATP
(Imposition additionnelle à la taxe professionnelle)
: 6,8 millions d'euros en 1994, 8,3 en 2004, soit 22 %
d’augmentation. Cela signifie que l’augmentation
de l’activité a été financée
non pas par un accroissement de la collecte fiscale, mais
par un accroissement des ressources propres et donc de
l’activité propre.
L’effectif de la CCI a aussi évolué
: 384 collaborateurs en 1994, 408 en 2004. soit une progression
de l’effectif de 6%. En réalité avec
l’impact des 35 heures, l’activité
d’un collaborateur a été diminuée
de 11 %. Les forces de travail ont donc diminué
de 5 % (+ 6 % -11 %) et le chiffre d'affaires a progressé
de 84 %.
Cette croissance d’activité a été
obtenue en optimisant l’efficacité de l’ensemble
des collaborateurs et des fonctionnements. Dans ce but,
le programme de la mandature a été revisité
à la moitié de sa période et a conduit
à :
1. un turn-over élevé des responsables de
service, pour éviter le clientélisme, grâce
à une pratique continue de recrutement avec, autant
que faire se peut, des chefs de service qui viennent des
entreprises ;
2. un recours à des conseils extérieurs
;
3. des partenariats reconduits avec les collectivités,
avec des niveaux d’exigence sans cesse accrus.
4. du benchmarking permanent pour profiter des expériences
des autres CCI.
Cette démarche restait partielle. Elle ne concernait
pas l’ensemble des services de la chambre et n’était
pas crédibilisée par l’adossement
à un référentiel connu.
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| Entamer un nouveau processus décisionnel |
Il fallait donc entamer
un nouveau processus décisionnel qui répondait
à deux pressions : celle des entreprises, confrontées
à des conditions de fonctionnement de plus en plus
concurrentielles, ce qui les amène à exiger
des niveaux de performance de leurs collaborateurs de plus
en plus élevés et celle de l’environnement
institutionnel : l’Etat et les collectivités
territoriales.
Ni projet de mandature, ni projet d’entreprise, mais
projet mixte, le processus retenu consistait à impliquer
les élus et les collaborateurs pour que chacun puisse
jouer son rôle avec ses compétences et ses
références.
Il s’agissait aussi de déterminer des cibles
prioritaires sur l’ensemble des activités de
la chambre en choisissant entre des activités parfois
antinomiques.
1) Fixer des objectifs stratégiques clairs pour l’ensemble
des membres de la direction générale et des
collaborateurs en termes d’objectifs quantitatifs
concrets afin de pouvoir mesurer l’avancement du projet.
Demander aux personnes concernées de prendre des
engagements acceptés par leur hiérarchie afin
de les réactualiser annuellement.
2) Identifier des étapes intermédiaires grâce
à un modèle capable quantitativement de mesurer
globalement l’avancement de ces objectifs stratégiques,
service par service.
3) Etablir un modèle capable d’intégrer
tous les intervenants dans les résultats afin que
chacun se sente engagé à la réussite
de l’ensemble et qu’il puisse considérer
que son action a été déterminante dans
l’aboutissement des résultats affichés.
4) Disposer de méthodes et d’outils partagés
pour que les services fonctionnels généralisent
des processus d’intervention utilisables par les services
opérationnelles, malgré l’exercice de
métiers de natures très différentes.
5) Faire effectuer des enquêtes de satisfaction auprès
des clients par des cabinets extérieurs, à
partir d’indicateurs de performance.
6) Mettre en œuvre des modèles. C’est
tout l’intérêt des actions de benchmarking.
Les chambres, dans leur réseau, ne sont pas directement
en concurrence. L’expérience vécue par
Nice dans sa démarche qualité EFQM (European
Fundation for Quality Management), pouvait être adaptée
dans ses grandes lignes.
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| La mise en œuvre de la démarche
qualité EFQM |
Cette démarche
est extrêmement motivante, à condition d’en
accepter à la fois la simplicité et la rigueur.
Elle impose au départ une volonté de respecter
un certain nombre de facteurs par ordre de croissance :
1) la formation. Cette formalisation nécessite de
préparer l’ensemble des collaborateurs et de
les faire intervenir par séquence. Il faut donc prévoir
un programme de formation à tous les niveaux ;
2) la généralisation. Pour être efficace,
la démarche doit, en l’espace d’une année,
se généraliser à l’ensemble des
directions d’une chambre et à l’ensemble
de ses activités ;
3) la formalisation. Cette démarche impose une écriture
formalisée. En tant qu’établissement
public, mais aussi en tant que société ou
entreprise de service au sein de son espace économique,
la CCI doit écrire l’ensemble de ce projet
d’entreprise pour que son action puisse être
poursuivie au-delà de la mandature.
Le modèle EFQM se décline en neuf grands critères
qui s’appliquent à toutes les situations et
à l’ensemble du personnel des chambres : le
leadership de l’action, la politique et la stratégie,
le personnel, les partenariats et les ressources, les processus
d’intervention, l’analyse des résultats
pour ses clients, l’analyse des résultats pour
le personnel, l’analyse des résultats pour
la collectivité, les résultats sur les performances
clés. |
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| Un auto diagnostic de démarrage |
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Un premier auto-diagnostic,
effectué en collaboration avec la CCI de Nice, nous
a fait prendre conscience d’un certain nombre d’insuffisances,
mais aussi de démarches positives d’ores et
déjà réalisées.
Au mois de juillet 2004, le bureau de la chambre de Rennes
a officiellement décidé d’engager la
deuxième étape : une démarche minimum
de cinq ans, avec des objectifs concrètement affichés,
qui donneront une visibilité sécurisante à
la prochaine mandature. |