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La distinction EFQM, un objectif de
qualité totale |
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La CCI de Nice Côte d’Azur est le seul établissement
public français à avoir obtenu la distinction
EFQM en avril 2003. Elle compte 44 000 ressortissants
pour un peu plus d’un million d’habitants.
Au niveau national, elle représente 1,5 % de l’IATP
et 9 % des ressources commerciales générées
par l’ensemble des CCI. Par ailleurs, l’IATP
constitue 7 % du budget, relativement peu par rapport
au chiffre d'affaires puisque la moyenne nationale est
de 46 %.
Ses missions sont celles des chambres : observer et informer,
animer, accompagner, former, gérer, pour favoriser
le développement des entreprises et des territoires.
La connaissance de ceux-ci est essentiel. La CCI gère
l’Observatoire économique des Alpes Maritimes,
Sirius. Depuis presque vingt ans, ce centre de ressources
est un outil de marketing territorial au service des investisseurs,
clients ou entreprises.
En 2003, la CCI a instauré, pour les nouvelles
technologies, un diagnostic réalisé par
les entreprises. Celles-ci établissent une préconisation.
Puis, des professionnels, en partenariat avec la chambre,
listent des actions que la CCI accompagne sur trois à
cinq ans. 300 entreprises participent à ce projet
régional.
Dès février 2004 la même démarche
a été appliquée au tourisme en privilégiant
le benchmarking pour trouver des solutions d’innovation
et faire venir les clients.
En complément des actions classiques de formation
supérieure, d’apprentissage, et de formation
continue, la CCI propose à 300 élèves
en études payantes une école un peu particulière
dite de «Genève International». Celle-ci
répond aux besoins de cadres très mobiles
qui retrouvent ce même type d’enseignement
dans tous les pays du monde.
Pour satisfaire les clients, un management par la qualité
totale est nécessaire. Dans cette optique, la CCI
a choisi une certification européenne, l’EFQM
(European Foundation for Quality Management), car beaucoup
d’entreprises à capitaux étrangers
sont présentes sur le territoire. Leur marché
est essentiellement européen.
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| La mise en place de la démarche
de certification EFQM |
| La démarche
s’est déroulée en deux phases. D’abord
une mise en place d’outils très simples visant
notamment à responsabiliser l’encadrement :
signature de contrats d’objectifs, gestion des comptes
d’exploitation par directive, évaluation des
résultats.
Ensuite, un projet d’entreprise a été
établi, impliquant les élus et les salariés.
En fin de mandature le projet d’entreprise est préparé
pour la mandature suivante afin que l’équipe
qui arrive puisse se concentrer sur les inflexions et les
changements de politique qu’elle veut mener. Tout
le reste est quantifié, planifié, écrit,
discuté, avec les salariés. |
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| Les principaux résultats |
| A l’issue de cette
première phase, les principaux résultats sont
les suivants : un décloisonnement interne, une culture
collective en construction, de forts progrès de productivité,
un développement d’activité, une remontée
modeste de la notoriété, une écoute
plus grande de notre entourage et une volonté partagée
des élus et des salariés d’amplifier
la progression, d’aller plus vite encore.
Ensuite, un plan de qualité totale a été
déployé sur ces fondations solides. Nous avons
donc pris un référentiel européen,
celui de la Fondation européenne pour la qualité,
créé en 1988 avec le soutien de la Commission
européenne. Une centaine d’entreprises y ont
contribué. C’est une méthodologie très
précise mais d’un très haut niveau d’exigence.
Bien qu’ayant été conçue par
des industriels européens, elle s’applique
aussi bien au secteur public, voire mieux, qu’à
une entreprise privée, selon exactement la même
méthode. Cette méthode est appliquée,
par exemple, par la police hollandaise, par le contrôle
aérien anglais, par de nombreuses universités
en Europe du Nord et en Angleterre, par le contrôle
aérien espagnol, ou par la SNCF espagnole. |
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| D’autres outils de contrôle |
| Des cabinets
extérieurs ont réalisé chaque année
des enquêtes de satisfaction auprès des différentes
catégories de clients, payants ou non, et auprès
des salariés. Toutes les directions, sans exception
sont passées dans un cycle de trois ans en audit
de productivité.
Comme les directeurs dans la phase précédente,
les chefs de service ont suivi une formation généraliste,
avec l’élaboration d’un business plan
et un passage devant un jury composé d’élus
et de directeurs. S’ils réussissent, ils obtiennent
un tampon et deviennent centres de responsabilité.
Aujourd'hui un peu plus de 70 personnes ont effectué
ce parcours.
Par ailleurs, le passeport de compétences informatiques
européen a été lancé.
Des critères de performance ont été
établis. Les principaux directeurs, et maintenant
de plus en plus les chefs de service, se voient imposer
dans leur contrat d’objectif un enjeu sur chacun de
ces éléments : objectif de satisfaction client,
de satisfaction salarié, de productivité,
de profitabilité et de satisfaction des élus.
A l’issue de cette deuxième phase, le taux
de satisfaction des clients, satisfaits et très satisfaits,
est de 92 % malgré les difficultés rencontrées
à l’aéroport, liées aux conséquences
de l’attentat du 11 septembre. Des progrès
restent à accomplir dans beaucoup de domaines. Une
phase 3 est en préparation visant à favoriser
l’implication et la réactivité de tous
les collaborateurs.
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