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Le bonheur par le travail |
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L’entreprise existe par son projet. En tant que
patron, l’important n’est pas de répondre
aux attentes des salariés qui sont multiples mais
de communiquer sur un projet commun, une aventure qui
les réunira. L’entreprise est un être
multiforme, produit de la coparticipation de très
nombreux acteurs, l’Etat y compris. Etre utile à
la société reste la finalité de l’entreprise.
Celle-ci se porte mieux lorsqu’elle a un projet
sociétal.
Le management, lui, consiste à élaborer
des règles du jeu connues par tous, respectées
et respectables. Il faut essayer d’individualiser
le temps de travail, comme sur le plan commercial il faut
individualiser la relation avec les clients. A l’Etat
de permettre aux salariés de travailler 32, 27
ou 25, heures, mais en fonction des heures effectuées.
Payer 35 h le salaire de 39 h équivaut à
une augmentation de 11,4 %. Ce n’est pas gérable
pour l’entreprise. Les salaires ne peuvent être
augmentés qu’en fonction des gains de productivité.
Le niveau de salaire et le temps de travail ne sont pas
tout. L’essentiel est que les salariés aient
l’impression que l’entreprise s’efforce
de réussir le produit ou le service qu’elle
a mission de faire pour qu’ils y contribuent collectivement
et individuellement.
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| Un climat de confiance réciproque |
| Les collaborateurs doivent
ressentir du plaisir par la formation, le développement
personnel. Le bonheur est l’expression de la personnalité
profonde de l’individu. Etre soi-même : voilà
ce qui nous rend heureux. L’entreprise peut favoriser
cette expression en donnant à chacun la possibilité
de développer sa créativité et en instaurant
un climat de confiance réciproque ; d’où
l’importance de choisir son entreprise plus que la
fonction que l’on y exercera.
De plus, le travail est situé au centre de notre
vie dans nombre de nos activités qu’elles soient
associatives ou de loisir. La notion d’entreprendre
est omniprésente.
Il faut donc casser le recouvrement entre salariat et entreprise
- la forme salariale n’est pas la seule forme possible
- et l’entreprise n’est pas la seule structure
de capitaux. Une association loi 1901 est de plus en plus
une entreprise.
Ce n’est pas aux entrepreneurs de changer, de réconcilier
la France avec l’entreprise. Il faut trouver un modèle
économique qui donne à l’entreprise
une place vertueuse qu’elle n’a toujours pas
intégrée depuis des générations
et des générations. Cette réflexion
philosophique est à placer au centre du débat
de la relation de l’homme au travail, facteur de progrès,
en se déconditionnant par rapport à ce que
les générations précédentes
avaient dans la tête. C’est la clé de
notre évolution. |