8�me Universit� d'�t� - Antibes/Juan-les-Pins - 2 et 3 septembre 2004 - LES ACTES
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Jean-Luc Cazettes
président de la CFE-CGC
Le spleen des cadres
  

Désir de reconnaissance, manque d’information sur la stratégie de l’entreprise, aggravation de la charge de travail, autant de raisons données par les cadres pour expliquer le malaise qu’ils ressentent. Ce malaise n’est pas récent. Il existait déjà dans les années 50, dans les années 70.

A l’époque il était tourné vers les pouvoirs publics, aujourd’hui, il a tendance à se retourner sur l’entreprise.
Les dirigeants communiquent efficacement à l’extérieur de l’entreprise mais difficilement en son sein. 50 % des cadres se plaignent de «ne pas savoir ce que leur patron attend d’eux» selon le sondage Gallup. Ils regrettent par exemple «d’apprendre par un collaborateur qu’un plan de restructuration a été annoncé au dernier comité d’entreprise», que «leurs efforts ne soient pas reconnus», ou que «la stratégie des dirigeants ne leur soit pas explicitée».

Ce déficit d’information provoque chez eux un désintérêt vis-à-vis du travail, accentué par un désir de plus en plus marqué chez les plus jeunes générations de réussir leur carrière professionnelle mais en respectant leur vie familiale et privée. Il n’est plus question de tout sacrifier à sa carrière. Les chefs d’entreprise doivent donc s’efforcer de réhabiliter l’intérêt au travail pour parvenir à réhabiliter le travail.