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Le spleen des cadres |
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Désir de reconnaissance, manque d’information
sur la stratégie de l’entreprise, aggravation
de la charge de travail, autant de raisons données
par les cadres pour expliquer le malaise qu’ils
ressentent. Ce malaise n’est pas récent.
Il existait déjà dans les années
50, dans les années 70.
A l’époque il était tourné
vers les pouvoirs publics, aujourd’hui, il a tendance
à se retourner sur l’entreprise.
Les dirigeants communiquent efficacement à l’extérieur
de l’entreprise mais difficilement en son sein.
50 % des cadres se plaignent de «ne pas savoir ce
que leur patron attend d’eux» selon le sondage
Gallup. Ils regrettent par exemple «d’apprendre
par un collaborateur qu’un plan de restructuration
a été annoncé au dernier comité
d’entreprise», que «leurs efforts ne
soient pas reconnus», ou que «la stratégie
des dirigeants ne leur soit pas explicitée».
Ce déficit d’information provoque chez eux
un désintérêt vis-à-vis du
travail, accentué par un désir de plus en
plus marqué chez les plus jeunes générations
de réussir leur carrière professionnelle
mais en respectant leur vie familiale et privée.
Il n’est plus question de tout sacrifier à
sa carrière. Les chefs d’entreprise doivent
donc s’efforcer de réhabiliter l’intérêt
au travail pour parvenir à réhabiliter le
travail.
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