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Favoriser
la création, le développement et la pérennité |
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«Comment réconcilier les Français
avec l’entreprise ?» Depuis ces dernières
années, les Français considèrent
l’entreprise de façon moins patrimoniale.
Ils s’y intéressent plus. Si on se réfère
au sondage, il est vrai que 93 % des interrogés
considèrent que les entreprises pensent d’abord
à l’intérêt de leurs dirigeants
mais parallèlement à ça, les mêmes
interrogés font confiance à 75 % des PME
pour créer des emplois.
Le rôle des pouvoirs publics n’est pas de
se substituer à l’entreprise mais de donner
un cadre propice à ce développement. Le
président de la République avait fixé,
il y a trois ans, un objectif : «Il faut que dans
les cinq ans qui viennent, nous ayons un million de créations
d’entreprises». A sa demande et à celle
du Premier ministre, Renaud Dutreil, le secrétaire
d'Etat aux PME, au Commerce et à l'Artisanat, a
mené un ensemble d’actions de simplification
pour faciliter cette démarche. Cet objectif est
aujourd’hui très largement dépassé.
On constate une augmentation d’environ 12 % sur
les deux dernières années avec près
de 230 000 à 240 000 entreprises créées
par an alors que nous étions à peine à
200 000, il y a trois ans. Ce dynamisme est freiné
par un certain nombre de difficultés : formalités
administratives, prêts bancaires, cotisations sociales,
application de normes, du droit du travail, etc. Il faut
s’investir sur ces questions mais être réaliste
et ne pas plaider pour le laxisme et la suppression de
toute réglementation.
Les groupes de travail mis en place par le gouvernement,
réunissant des représentants professionnels
et des personnalités qualifiées sous la
présidence de parlementaires, vont s’employer,
avec l’aide des CCI, à résoudre ces
blocages. Le cahier des charges est simple : proposer
un certain nombre de solutions aux problèmes posés.
Le Premier ministre tranchera sur les propositions qui
lui seront présentées.
Les groupes de travail sont en train de faire un travail
intéressant avec la Fédération bancaire
et la Banque du développement des PME sur la création
d’entreprise. Ils réfléchissent sur
l’accès au financement, la possibilité
de renforcer les fonds propres des entreprises, l’épargne
de proximité, le développement des mécanismes
de garanties ou des cautions qui font défaut dans
un certain nombre de projets qui ne peuvent pas voir le
jour parce qu’il y a un problème de sécurité
pour les banques.
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| Obtenir plus de marchés
publics |
L’objectif est
aussi de faciliter le développement des entreprises
parce qu’au-delà de la création, il
s’agit d’assurer leur pérennité.
Dans leurs premières années d’existence,
celles-ci sont fragiles. Lorsque un pépin arrive,
par exemple le premier impayé, la première
commande que l’on ne peut pas honorer, la première
machine qui tombe en panne, des réponses doivent
être apportées en matière de cautionnement,
de garantie d’accès au financement. Il faut
également aider les PME à obtenir plus de
marchés publics. Les réseaux consulaires accompagnent
les entreprises et les soutiennent par un conseil soit technique,
soit de gestion. Avec leur aide, le nombre de défaillances
est divisé par deux dans les six premières
années. D’autres solutions existent comme celle
du tutorat ou de la formation. |
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| Régime social, statuts
juridiques : une volonté de simplification |
Il faut simplifier les
statuts juridiques des entreprises. Une forme sociétaire
permettrait une affectation simplifiée des résultats,
grâce à une assiette de cotisations sociales
plus facile à identifier. Cette forme ne répond
pas à toutes les solutions. Il faut donc imaginer
d’autres systèmes, peut-être autour de
la SARL unipersonnelle, qui permettent d’identifier
clairement l’utilisation des résultats.
Un groupe de travail spécifique réfléchit
sur un régime social qui soit le plus incitatif possible
pour faciliter le fonctionnement des entreprises au quotidien
: réductions de délais de paiement, accélération
du remboursement des crédits de TVA.
D’autres pistes de réflexion ont été
initiées :
• développer les formules de mutualisation,
d’externalisations notamment en matière de
recrutement pour les PME et améliorer les systèmes
de groupements d’employeurs ;
• généraliser le titre emploi-entreprise
pour arriver à une fiche de paye à quatre
ou cinq lignes.
• alléger les procédures exigées
comme les rapports sur le fonctionnement des conseils d’administration,
les rapports des commissaires aux comptes, etc.
L’assurance de perte d’activité pour
les créateurs d’entreprises est également
à discuter. Etre chef d’entreprise implique
de s’engager, de prendre des risques, de passer quelques
nuits blanches parce qu’on doit
5 000, 50 000 ou 500 000 euros à son banquier. Il
faut maintenir ce risque parce qu’il est l’essence
même de la fonction. Tout doit pour autant ne pas
être risqué dans n’importe quelles conditions.
Le domicile principal est protégé mais l’existence
d’une assurance perte d’activité pourrait
susciter encore davantage de projets. |
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| Réviser le statut du
conjoint collaborateur |
Enfin, le statut juridique
du conjoint collaborateur est à l’étude
pour offrir des possibilités de validation d’acquis,
de reconnaissance. Au bout de trente ans ou quarante ans
d’activité, certains conjoints se trouvent
en effet dans des situations difficiles lors d’un
veuvage ou d’un divorce.
C’est à partir de toutes ces pistes de travail
que nous sommes en train petit à petit de bâtir
une loi en faveur de l’entreprise. |
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| Le rôle pivot des chambres
de commerce et d’industrie |
Un pouvoir a besoin d’un
contre pouvoir structuré en face de lui. Les milieux
consulaires, les syndicats ou les organisations syndicales
tiennent ce rôle. Grâce à leurs débats
internes, des propositions ont été argumentées,
étayées, arbitrées. Le pouvoir public
les suit ou ne les retient pas.
Le gouvernement croit beaucoup à ce renforcement
des corps intermédiaires. Pour que les chambres consulaires
soient des interlocuteurs incontournables de toutes les
décisions relatives au développement économique
prises par les régions, il faut rationaliser leur
réseau et notamment la coordination par les chambres
régionales.
La réforme électorale de 2004 a permis de
clarifier le mode de scrutin, de favoriser la participation.
La représentativité des assemblées
sera plus clairement reconnue et établie qu’elle
ne l’était auparavant. La réforme des
CCI avance. Il reste à définir de façon
officielle la fonction des chambres et les rôles précis
des missions obligatoires en favorisant leur autonomie financière.
La déconcentration de la tutelle ou du partenariat
vers les préfets et, enfin, le dépoussiérage
des règles de fonctionnement quotidiennes des chambres
sont également essentiels.
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