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La communication avec l’école
évolue |
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Outre le travail à faire avec les médias,
il y a un problème de communication incontestable
entre les enseignants et ce que veulent les entreprises.
Mais ce problème évolue. Il y a eu une vraie
rupture sur toile de fond idéologique à
la Libération. C’est à cette époque
que l’entreprise se voit refuser un rôle de
formation. On lui dénie cette fonction et la France,
à la différence de nos voisins d’Outre-Rhin,
décide de faire de la formation professionnelle
totalement in vitro, en éprouvette, c'est-à-dire
dans l’école et dit : «l’in vivo,
ce sera pour plus tard». Les choses ont bougé
et aujourd’hui, les relations entre l’école
et l’entreprise ne peuvent pas être caricaturées
comme elles l’étaient il y a quelques années.
Ce n’est pas exact de dire que tout ce qui tourne
autour de l’enseignement professionnel, qu’il
soit court ou long, méconnaisse l’entreprise.
Dans l’enseignement supérieur, les choses
ont considérablement évolué. Il reste
effectivement un point noir qui est celui du lycée.
Francis Lemor relevait : «Seuls 13% d’une
génération ont un enseignement en 1ère
ES portant sur l’entreprise» et je peux vous
dire heureusement qu’il n’y en a que 13%.
Ça vous permettra de comprendre dans quel état
d’esprit je me situe par rapport à cet enseignement
et à ces ouvrages-là.
A côté de ça, il y a l’enseignement
professionnel court, il y a l’enseignement professionnel
long. Qui, depuis ces dernières années,
n’a pas eu dans son secteur des relations avec les
collèges, les lycées de son environnement,
les universités, etc ? Quel est celui qui n’a
pas participé à une semaine école/entreprise,
à des opérations de jumelage, je dirais,
de communication ? Il y a maintenant une bonne dizaine
d’années, quand il dirigeait Jeunesse et
Entreprises, j’ai initié avec le président
Gattaz des opérations sur la Seine-Saint-Denis
qui n’était pas le secteur le plus facile
dans le monde éducatif. Nous avons mis des chefs
d’établissements en stage en entreprises.
Bien sûr, il faut aller plus loin.
Je pense depuis très longtemps que les entrepreneurs
n’ont pas la place qu’ils méritent
dans le pilotage de l’école. Les collèges
et lycées sont des établissements publics
avec des conseils d’administration. La place des
personnalités extérieures à l’école
dans ces conseils d’administration est insuffisante,
notamment celle des entrepreneurs. De plus, aux côtés
du chef d’établissement, il faudrait faire
présider les conseils d’administration des
collèges et des lycées par un chef d’entreprise,
plutôt que de les faire présider par les
politiques. Cela serait très bénéfique
pour le rapprochement des PME et des PMI avec le système
scolaire.
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