La puissance économique ne se définit pas uniquement par la capacité de production. Il faut également posséder une culture et des savoir-faire qui initient les mutations économiques de tous les secteurs. Or l’Asie continue d’imiter l’Europe, forte de ses compétences.
Cependant, le monde actuel se définit par l’interdépendance de ses différentes régions. La France n’échappe en rien à cette règle, comme le prouve le rattachement à IBM du centre de fabrication de puces informatiques de Crolles, en Isère. En outre, la Recherche et Développement représente 2,4 % du PIB de la France, partagés également entre les recherches publique et privée, contre 3,6 % au Japon, dont 2,4 % concernent la recherche privée. De plus, la recherche dans le secteur numérique représente 0,31 % de notre PIB, contre 0,80 % du PIB américain. Pour toutes ces raisons, la France demeure fortement dépendant de ses concurrents.
La France souffre également d’un fort corporatisme. Nos écoles forment aux mêmes métiers qu’au XIXème siècle, tandis qu’elles devraient s’adapter aux nouvelles industries, nos mentalités n’ont guère évolué depuis le Moyen-Age et notre société reste structurée en corporations.
Enfin, contrairement au Royaume-Uni, la France possède une excellente couverture en Internet haut débit. Nos territoires et nos économies peuvent donc se développer convenablement.