La puissance de Gazprom s’avère donc considérable. Sa stratégie est également ambitieuse. Il cherche notamment à augmenter ses bénéfices et à s’implanter sur de grands marchés. Gazprom fournit ainsi 26 % du gaz européen, et participe à de grands projets avec des partenaires comme le Groupe Total. Enfin, Gazprom investit dans le sponsoring, et soutient notamment le Zénith Saint-Pétersbourg, qui a remporté la dernière Coupe de l’UEFA.
Je voudrais revenir maintenant sur les fonds souverains russes. Un précédent débat soulignait la méfiance des Occidentaux envers nos fonds souverains. Ceux-ci servent notamment à acheter des obligations du Trésor américain. Nous constatons donc que les économies occidentales et russes sont désormais interdépendantes. Une part importante du titane des Boeing provient d’ailleurs de Russie, et celle-ci entretient de fortes relations avec Airbus. Enfin, nous sommes devenus le troisième partenaire économique de l’Union Européenne. Pour toutes ces raisons, il s’avère actuellement ridicule d’évoquer des sanctions contre la Russie. Au contraire, la Russie et l’Europe doivent développer des accords de coopération.
Nous obéissons simplement à la logique des affaires. Ainsi, nous vendons du gaz aux pays qui souhaitent en acheter, et nous n’en vendons pas à ceux qui ne le souhaitent pas.