L’essentiel consiste moins à être pionniers, comme ESI Group, qu’à savoir survivre et notre survie comme notre réussite s’expliquent par notre capacité à nous réimplanter constamment.
Pour hisser ESI Group au rang de champion mondial, nous avons saisi des opportunités. L’industrie automobile allemande, au commencement des années 1980, souhaitait utiliser des supercalculateurs pour ses tests de sécurité : nous avons su être les premiers à remplacer les statistiques par des simulations. Par la suite, nous nous sommes développés grâce au très fort réalisme des outils que nous vendons. Nos outils virtuels permettent de représenter le métier traditionnel de nos clients. Le virtuel représente donc un savoir-faire utile pour les industries. L’intérêt de ce que l’on fait, c’est gagner de l’expérience en accumulant du savoir faire, en prenant des risques qui ne coutent pas trop cher. Nous travaillons en réseau, mieux encore en équipe virtuelle.
La France, pays peu propice à la croissance de l’entreprise
Je constate quelques évolutions positives, avec les pôles de compétitivité, bien qu’ils restent peu compétitifs, le Crédit d’impôt recherche, en raison de la cherté de l’ingénieur français, et l’Union pour la Méditerranée qui permet de nous rapprocher des compétences maghrébines. La France conserve cependant un retard certain qui conduit souvent les entreprises à trouver ailleurs les terrains favorables à leur croissance.
ESI Group est multi-localisé, puisque nous employons plus de 700 salariés, dont 250 salariés en France, où nous restons pour une seule raison : j’aime la France.
La guerre de l’édition
J’appelle l’attention du gouvernement sur l’édition des logiciels, aujourd’hui complètement verrouillée par les américains. Il faut absolument protéger le savoir faire européen et le packager pour avoir un business model européen.