Ils servent également à développer les échanges d’informations, au profit des entreprises. Dans cette perspective, les Français se caractérisent malheureusement par une grande frilosité. Des réseaux existent cependant : je songe au monde consulaire comme à des solidarités développées entre des entreprises sur des thèmes déterminés, tels que les ressources humaines, tant sur un plan territorial que sur un plan sectoriel. Je pense également à des solidarités entre anciens et jeunes créateurs, comme il en existe au Québec et désormais en France. Quant au monde consulaire, il possède à la fois la responsabilité d’initier des réseaux et la charge de mettre en réseau des réseaux existants. Le réseau de nos anciens élèves constitue notamment un atout important.
L’ouverture internationale des PME
L’accompagnement des entreprises s’avère indispensable, puisqu’une entreprise accompagnée divise de moitié ses risques de défaillance. Cet accompagnement comporte avant tout une phase de diagnostic, qui permet le cas échéant de dire aux entreprises qu’elles ne sont pas prêtes pour se développer à une échelle internationale. Par la suite, l’entreprise peut bénéficier d’un accompagnement lors du choix de son lieu d’implantation. Des entreprises commettent en effet l’erreur de s’installer en Chine ou en Inde alors que leur intérêt exigerait de choisir un territoire plus proche géographiquement. En outre, les entreprises doivent avoir conscience des spécificités culturelles des territoires choisis, notamment au sujet des notions de contrat et de parole donnée, qui sont très diverses dans le monde. Enfin, lorsque ces différentes étapes sont franchies, l’entreprise doit savoir découvrir les territoires choisis, y développer des partenariats et commencer à s’y implanter concrètement. Le monde consulaire est, de ce point de vue, un bon accompagnateur.