J’ai été frappé par la forte corrélation entre le thème de l’Europe et la situation de notre réseau. Souvent, je me suis demandé si les intervenants évoquaient la construction européenne ou plutôt nos Chambres de commerce et d’industrie. Lorsque l’ancien Premier ministre, Monsieur Jean-Pierre Raffarin disait qu’« il faut produire de l’unité en respectant la diversité », évoquait-il l’Europe, ou nous envoyait-il quelque message subliminal concernant nos CCI ? Quand l’ancienne Présidente de la Lettonie, Madame Vaira Vike Freiberga déclarait « il faut un projet impliquant les grands et les petits sans arrogance des uns et des autres », parlait-elle de nos grandes et de nos petites chambres de commerce ? De même, quand l’ancien Ministre des Affaires étrangères, Monsieur Hubert Védrine soulignait que l’enjeu ne consiste pas à « renoncer au pouvoir », mais à le mutualiser, songeait-il à la difficile mutualisation des chambres locales, qui ont vécu seules durant des siècles ? L’Europe doit devenir une Europe des nations où chacun conserve son histoire et son identité, tout en développant son efficacité. Le principal défi que nos CCI doivent relever peut se formuler de la même manière.
Notre réseau plus que centenaire connaît une formidable mutation. Plusieurs dizaines de chambres fusionnent, nous mutualisons nos activités. Cependant, nous devrons encore accélérer ce processus. Tel est l’objectif de nos Etats Généraux du 9 décembre prochain. Nous l’atteindrons à condition que nous oubliions nos petites spécificités pour nous définir comme des militants de l’entreprise, essayant de créer des formes de collectivités territoriales de l’entreprise. Nous devons être 4 000 à Paris au Palais des Congrès. J’ai besoin de vous pour réussir nos Etats Généraux afin qu’un Président puisse un jour intituler son Université : « CCI, l’avenir nous appartient ! »