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Pas de progrès sans risque
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Jean-Fran�ois
Bernardin, pr�sident
de l'Assembl�e des Chambres fran�aises de commerce et d'industrie.
Le progrès n’a pas attendu d’être
pensé pour exister. L’histoire humaine nous
montre qu’il n’y a pas de progrès sans
prise de risque.
Si l’humanité a progressé, c’est
bien que des hommes et des femmes ont voulu bouleverser
les traditions, renverser les idées reçues,
combattre les préjugés. La prise de risque
apparaît vitale car elle est à l’origine
des innovations technologiques mais aussi des avancées
politiques, économiques et sociales. Elle est le
moteur, la condition sine qua non du progrès.
Pour autant, il n’est pas illégitime à
l’aube du XXIe siècle de s’interroger
sur le devenir de l‘humanité. Nul ne peut en
effet ignorer que le progrès s’accompagne aujourd’hui
d’effets pervers plus ou moins visibles et plus ou
moins différés.
En intitulant les débats de la 10e Université
d’été des Chambres de commerce et d’industrie
“Monde fini ou nouvelles frontières…
Quel futur pour l’aventure humaine ?”, nous
avons tenté d’explorer les relations complexes
entre progrès et risque et voulu rejeter le catastrophisme
ambiant.
Nous avons entendu les projections - un terme préférable
à celui de prévision tant il est vrai que
la prévision est une science balbutiante - empreintes
de réalisme des experts du climat, de la démographie
et questionné les spécialistes de denrées
désormais aussi convoitées et stratégiques
que l’eau et l’énergie. Nous avons relevé
les interrogations concernant l’espace, la santé
ou encore les technologies de l’information et de
la communication. Des points de vue confrontés à
celui de Nicolas Vanier, voyageur du froid qui a l’audace
des découvreurs, et à ceux de jeunes entrepreneurs
français eux aussi “risque-tout” dont
l’imagination, le talent et le savoir-faire ont permis
à leurs entreprises de gagner des parts de marché
et à des aventures humaines de naître et se
consolider.
Quels messages retenir de ces deux journées ? Comment
transposer dans nos propres pratiques d’entrepreneurs
un peu de ce que nous avons entendu et lui donner sens ?
Si les sources d’inquiétude sont réelles,
les motifs d’espoir demeurent. Parce que nous sommes
des chefs d’entreprises, confrontés à
une réalité économique mouvante, nous
savons bien que ce qui se passe n’est jamais ce qu’on
attendait et que le seul gage de réussite est la
réactivité et l’adaptabilité.
Alors il nous faut redoubler d’audace et de volonté
dans nos actions et dans nos projets, quitte à culbuter
parfois un peu nos traditions hexagonales pétries
de centralisme et à modérer notre goût
pour la théorie.
Car entreprendre, c’est vivre.
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Henri
Legrand, pr�sident
de la CCI de Moulins-Vichy. Le
monde est d’une complexité et d’une dureté
croissantes. Raison supplémentaire pour ne pas baisser
les bras et, au contraire, prendre de nouvelles initiatives
pour faire face aux défis de demain, espérer
et oser. |
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Andr�
Marcon, pr�sident
de la CRCI Auvergne. C'est
en nous unissant que nous pouvons repousser les frontières
du possible et innover. Il vaut toujours mieux gagner ensemble
que d'avoir raison tout seul. |
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Paulette
Picard, pr�sidente
de l'Acad�mie consulaire. Paul
Valéry écrivait en 1931 “Le temps du monde
fini commence”. Nous sommes effectivement entrés
dans un autre monde. L’épuisement de la Terre
et la multitude des hommes invitent à s’interroger
sur le sens qu’il convient de donner au développement
de notre société et sur le futur de l’aventure
humaine.
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