Retour à l'historique

Monde fini ou nouvelles frontières/Les actes de la10�me Universit� d'�t� (2006)
 
 
 
Pas de progrès sans risque

Jean-Fran�ois Bernardin, pr�sident de l'Assembl�e des Chambres fran�aises de commerce et d'industrie.

Le progrès n’a pas attendu d’être pensé pour exister. L’histoire humaine nous montre qu’il n’y a pas de progrès sans prise de risque.
Si l’humanité a progressé, c’est bien que des hommes et des femmes ont voulu bouleverser les traditions, renverser les idées reçues, combattre les préjugés. La prise de risque apparaît vitale car elle est à l’origine des innovations technologiques mais aussi des avancées politiques, économiques et sociales. Elle est le moteur, la condition sine qua non du progrès.
Pour autant, il n’est pas illégitime à l’aube du XXIe siècle de s’interroger sur le devenir de l‘humanité. Nul ne peut en effet ignorer que le progrès s’accompagne aujourd’hui d’effets pervers plus ou moins visibles et plus ou moins différés.
En intitulant les débats de la 10e Université d’été des Chambres de commerce et d’industrie “Monde fini ou nouvelles frontières… Quel futur pour l’aventure humaine ?”, nous avons tenté d’explorer les relations complexes entre progrès et risque et voulu rejeter le catastrophisme ambiant.
Nous avons entendu les projections - un terme préférable à celui de prévision tant il est vrai que la prévision est une science balbutiante - empreintes de réalisme des experts du climat, de la démographie et questionné les spécialistes de denrées désormais aussi convoitées et stratégiques que l’eau et l’énergie. Nous avons relevé les interrogations concernant l’espace, la santé ou encore les technologies de l’information et de la communication. Des points de vue confrontés à celui de Nicolas Vanier, voyageur du froid qui a l’audace des découvreurs, et à ceux de jeunes entrepreneurs français eux aussi “risque-tout” dont l’imagination, le talent et le savoir-faire ont permis à leurs entreprises de gagner des parts de marché et à des aventures humaines de naître et se consolider.
Quels messages retenir de ces deux journées ? Comment transposer dans nos propres pratiques d’entrepreneurs un peu de ce que nous avons entendu et lui donner sens ?
Si les sources d’inquiétude sont réelles, les motifs d’espoir demeurent. Parce que nous sommes des chefs d’entreprises, confrontés à une réalité économique mouvante, nous savons bien que ce qui se passe n’est jamais ce qu’on attendait et que le seul gage de réussite est la réactivité et l’adaptabilité.
Alors il nous faut redoubler d’audace et de volonté dans nos actions et dans nos projets, quitte à culbuter parfois un peu nos traditions hexagonales pétries de centralisme et à modérer notre goût pour la théorie.
Car entreprendre, c’est vivre.

 
 

Henri Legrand, pr�sident de la CCI de Moulins-Vichy.

Le monde est d’une complexité et d’une dureté croissantes. Raison supplémentaire pour ne pas baisser les bras et, au contraire, prendre de nouvelles initiatives pour faire face aux défis de demain, espérer et oser.

 
 
 
Andr� Marcon, pr�sident de la CRCI Auvergne.

C'est en nous unissant que nous pouvons repousser les frontières du possible et innover. Il vaut toujours mieux gagner ensemble que d'avoir raison tout seul.

 
 
 
Paulette Picard, pr�sidente de l'Acad�mie consulaire.

Paul Valéry écrivait en 1931 “Le temps du monde fini commence”. Nous sommes effectivement entrés dans un autre monde. L’épuisement de la Terre et la multitude des hommes invitent à s’interroger sur le sens qu’il convient de donner au développement de notre société et sur le futur de l’aventure humaine.


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